Le
Préambule de La Charte mondiale des femmes pour
l'humanité, adoptée à la 5ième Rencontre
internationale de la Marche mondiale des femmes au
Rwanda, le 10 décembre 2004, déclare :
Nous, les femmes, marchons depuis longtemps
pour dénoncer et exiger
la fin de l'oppression
que nous vivons en tant que femmes, pour dire
que la domination, l'exploitation,
l'égoïsme et la recherche effrénée du profit
menant aux injustices, aux guerres, aux conquêtes et
aux violences ont une fin.
De nos luttes féministes, de celles qu'ont
menées nos aïeules sur tous les continents, sont
nés de nouveaux espaces de liberté, pour
nous-mêmes, pour nos filles, pour nos fils
et pour toutes les petites filles et tous
les petits garçons, qui, après
nous, fouleront ce sol.
Nous bâtissons un monde où la diversité est
un atout et où tant l'individualité que la
collectivité sont sources de richesse, où les
échanges fleurissent sans contraintes, où les
paroles, les chants et les rêves bourgeonnent. Ce
monde considère la personne humaine comme une des
richesses les plus précieuses. Il y règne
l'égalité, la liberté, la solidarité, la justice
et la paix. Ce monde, nous avons la force de le
créer.
www.marchemondiale.org/fr/
Dans un communiqué, à l'occasion
de la Journée internationale des femmes, en date du 8
mars 2006, la Fédération des femmes du Québec
affirme :
... Concernant les revendications québécoises
qui ont été formulées dans le cadre des activités
de la Marche mondiale des femmes en 2005, la
porte-parole, Michèle Asselin, rappelle que
les réponses du gouvernement ont été
extrêmement décevantes. Face à la faiblesse de
l'engagement gouvernemental, le mouvement des femmes
du Québec demeure mobilisé et maintient sa
détermination à obtenir des réponses
adéquates.
Le Collectif du 8 mars est toujours engagé :
* pour obtenir enfin l'autonomie et
la sécurité économique des femmes;
* pour mettre fin aux violences
envers les femmes;
* pour la défense des droits des
femmes migrantes, des réfugiées et des immigrantes;
* pour assurer le respect des
droits du travail et le respect des droits syndicaux;
* pour atteindre enfin l'équité
salariale;
* pour l'avènement d'une politique
de conciliation famille-travail;
* pour le maintien du Conseil du
statut de la femme et du Secrétariat à la condition
féminine
et de leur mission
spécifique.
... Dans le contexte actuel, la poursuite de
nos luttes féministes demeure un enjeu fondamental,
incontournable. Nous poursuivons notre engagement et
demeurons mobilisées pour la défense de nos droits
et de nos acquis. Nous continuerons à proposer des
alternatives pour qu'un autre monde soit possible. Un
monde basé sur les valeurs de la Charte mondiale des
femmes pour l'humanité, un monde dans lequel
l'égalité entre les femmes et les hommes,
l'égalité entre les femmes elles-mêmes et
l'égalité entre les peuples sera une véritable
réalité ! , de conclure la
porte-parole du Collectif du 8 mars, Michèle
Asselin.
Le Collectif du 8 mars réunit la FFQ, la CSN,
la FTQ, les Femmes des communautés culturelles et
l'Intersyndicale des femmes (APTS, CSD, CSQ, FAC,
FIIQ, SAPSCQ, SFPQ, SPGQ, STARF).
www.ffq.qc.ca/communiques/comm-08-03-2006.html
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