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Le Regroupement
inter-organismes |
Partenariat Aînés |
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| Guide pour la création de maisons de
grands-parents Cinquième édition - Mars 2004 |
Invitation au lunch-conférence du 17 mars 2004 |
| Monsieur
Richard Sarrasin, t.s. Président Vice-président |
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| Présentation Se sont créées au cours des dernières années au Québec, des maisons de grands-parents. Que sont au juste ces maisons, quels sont les objectifs de ces maisons, les activités de ces maisons ? C'est à ces différentes questions que nous tentons de répondre. Ainsi dans les pages suivantes, nous décrirons les différentes étapes de la création d'une maison de grands-parents : - premières rencontres à la recherche d'objectifs d'un groupe restreint d'aînés désireux de poursuivre une participation active dans la communauté; - la forme provisoire d'un conseil d'administration que ce groupe se donne jusqu'à la constitution d'une assemblée générale de membres; - l'obtention de lettres patentes (charte); - la rédaction de règlements pour assurer la bonne gérance de la future maison. Ce guide se veut être un outil pratique et initiateur d'une démarche qu'entend poursuivre un groupe d'aînés intéressés à doter leur communauté locale d'un organisme communautaire comme l'est une maison de grands-parents. Si, à la lecture de ce guide, certaines questions que l'on pourrait se poser, semblent ne pas obtenir de réponse satisfaisante, on peut toujours recourir à l'organisme responsable de la production de ce guide dont on trouvera les coordonnées en première page. Dans ce présent document, le masculin sera employé de façon générale afin de faciliter la lecture. Un peu d'histoire La première maison de grands-parents au Québec fut celle de la Maison des grands-parents de Villeray à Montréal. Elle fut créée légalement en avril 1992. Toutefois, ce fut bien auparavant que débuta l'histoire de cette maison. En effet, un groupe restreint d'individus commençait à se rencontrer dans un local d'une caisse populaire pour identifier et évaluer les besoins et les attentes d'aînés en relation avec la famille et avec leur milieu social. Ces personnes émanaient de la Fédération de l'âge d'or du Québec et de certains organismes communautaires, tel le CLSC de Villeray et le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec. À ce groupe se joignirent des représentants du monde des affaires. C'est ainsi que durant une période de près de deux ans le groupe se constitua en comité fondateur de la future maison, se rencontra mensuellement, réfléchit sur les besoins des aînés, leurs sentiments d'isolement, d'insécurité ainsi que sur les besoins du milieu familial et sociétal. Rappelons qu'il n'est pas requis d'être grand-parent pour être membre d'une maison. Le Comité fondateur se mut en conseil d'administration provisoire de la maison après s'être assuré du bien fondé et de la réussite éventuelle d'une telle entreprise. En avril 1992, l'entité légale de la Maison de Grands-Parents de Villeray était reconnue. Son financement, d'abord précaire et assuré grâce à des initiatives communautaires, fut, par la suite, assuré par des subventions gouvernementales et communautaires récurrentes. Une autre maison, celle de Sherbrooke, suivait le même processus de création et vit le jour le 22 juin 1998 : la Maison des Grands-Parents de Sherbrooke. Enfin, une troisième maison, légalement constituée et à la philosophie des deux autres maisons décrites ci-haut, était créée à Ville de Sainte-Foy à l'été 1999 : la Maison des Grands-Parents de Sainte-Foy. Plusieurs autres maisons de grands-parents sont en ce moment à s'organiser sur le territoire du Québec. Ce guide pourrait sans doute leur être utile et c'est dans ce but qu'il a été rédigé. Les objectifs d'une maison de grands-parents Qu'est-ce qui différencie une maison des grands-parents d'une maison des aînés par exemple ? Une maison d'aînés peut se donner, de façon tout à fait légitime, l'objectif principal de contribuer à donner à ses membres l'opportunité de développer leurs capacités personnelles d'ordre physique, psychologique, intellectuel et social. L'orientation de la maison vise alors à placer au centre de ses actions la personne membre et à fournir à cette personne toutes les occasions de développement. Ainsi, on trouvera dans ces maisons une série de sessions sur des cours de danse, de chant, sur la connaissance de différents jeux de cartes, sur le traitement de différents thèmes relativement aux valeurs morales ou spirituelles. On y trouvera aussi des rencontres littéraires, des cours de langue, des activités de développement physique, etc. Une maison de grands-parents a comme objectif principal de placer l'aîné en relation avec quelqu'un d'autre, avec son monde familial ou avec son monde communautaire. Ce qui est surtout recherché ici, c'est amener l'aîné à participer à la vie active de sa communauté. L'aîné est alors appelé à transmettre ses connaissances et son expérience de vie à ceux et celles qui l'entourent. On pourrait décrire de façon sommaire une maison de grands-parents comme un regroupement d'aînés s'engageant auprès de familles et de jeunes par des activités et des projets intergénérationnels dans le but de créer des liens significatifs entre les générations sans toutefois couper leurs propres liens avec ceux et celles de leur propre génération. On ne peut donc parler de maison de grands-parents sans parler d'intergénération. Cette relation aux autres, aux générations montantes, peut assurer la transmission des connaissances et des valeurs fondamentales de notre société. Sans doute, pour ce faire, les aînés doivent-ils s'adapter aux générations plus jeunes, transmettre à celles-ci des informations pertinentes reliées à différentes problématiques qui les confrontent, faire de même avec les familles et avec les aînés eux-mêmes, car dans ce cas, la participation active à la vie communautaire exige des aînés une interrelation constante avec leur propre génération, sinon, ils ne sont pas de véritables transmetteurs générationnels. Les premières démarches Compter sur un bassin de bénévoles Ouvrir une maison de grands-parents requiert d'abord de pouvoir compter sur un certain nombre de personnes aînées animées par les mêmes désirs. Une dizaine de personnes constitue à notre avis, le premier groupe prioritaire à l'ouverture d'une maison de grands-parents. Un tel groupe est appelé à se rencontrer pour d'abord partager ses intentions et définir ses objectifs. Il est bon alors que le groupe visite une maison de grands-parents déjà en activité, rencontre des responsables de telles maisons et entre en communication avec d'autres organismes de leur communauté pour faire connaître leurs intentions et en recevoir les avis. Des visites à la paroisse, au CLSC, aux organismes familiaux et à intérêt familial, à des centres communautaires ainsi qu'aux écoles sont indiquées pour apprivoiser le milieu à la création d'une maison de grands-parents sans compter l'engagement possible de nouvelles recrues que de telles visites pourraient susciter. Lorsque le projet a mûri et que ses chances de réussite s'avèrent assez certaines, il est alors temps de commencer à penser à l'organisation structurelle de la maison à venir. Le groupe de personnes qui a jusqu'ici poursuivi des démarches, en est à la phase de se donner un comité provisoire d'administration. Ce comité pourrait être composé de cinq membres au moins (jamais un nombre pair). Un président, un vice-président, un secrétaire, un trésorier et un administrateur, tous ayant droit de vote, forment ce premier conseil d'administration provisoire. Demander des lettres patentes (charte) La préparation des lettres patentes et des règlements généraux est alors à considérer. Encore ici, l'appel à une organisation compétente en la matière (une maison de grands-parents en action par exemple) est recommandé afin d'éviter des pertes de temps. On peut se procurer auprès de l'Inspecteur général des institutions financières du Québec les formulaires requis pour l'obtention des lettres patentes. (En annexe, "Quelques adresses utiles"). Demander l'autorisation d'émettre des reçus de charité Il serait aussi de bon aloi d'obtenir dès ce moment, du ministère fédéral du Revenu, division des organismes de bienfaisance, l'autorisation pour la maison de pouvoir émettre des reçus de charité. Plusieurs fondations prêtes à subventionner une organisation exige, pour fin d'impôts, un reçu de charité. Des particuliers agissent de même. Une nouvelle maison a donc intérêt à faire les démarches requises pour se procurer le droit d'émettre ces reçus. Encore ici, les maisons de grands-parents existantes peuvent donner les renseignements requis pour effectuer les démarches nécessaires. La convocation d'une assemblée générale Au cours des différentes démarches entreprises antérieurement, des journées de rencontres pour préciser les objectifs que l'on désire donner à la maison, des visites aux institutions existantes dans le quartier ainsi qu'aux organismes communautaires du milieu, il y a sans doute de nouvelles recrues qui se sont offertes pour oeuvrer dans un telle maison. Les journaux locaux ont été sollicités pour présenter différents reportages sur le devenir de la maison, ce qui a provoqué aussi des aînés à s'intéresser aux futures activités de la maison. Un groupe d'une vingtaine de bénévoles intéressés à la cause nous apparaît constituer une assemblée minimale pour débuter les opérations. Le conseil d'administration provisoire convoque alors l'assemblée générale de fondation au cours de laquelle sera élu le nouveau conseil d'administration de la maison. Lors d'une telle assemblée, un ordre du jour rigoureux doit être suivi, et les règlements généraux de la maison nouvellement adoptés doivent permettre le déroulement harmonieux de la rencontre. On peut se référer à un code de procédure reconnu pour la bonne marche de toutes les assemblées de l'organisation. Il est enfin conseillé aux nouvelles maisons de faire appel pour cette première réunion générale à un animateur chevronné ou à un aviseur spécialisé de ce type de rencontres. C'est au cours de cette première assemblée générale que sera élu le premier conseil d'administration de la maison. Un conseil formé de neuf membres apparaît tout à fait indiqué. L'assemblée générale totalement souveraine peut élire ou non les ex-membres du conseil provisoire d'administration aux sièges du nouveau conseil et ajouter le nombre de sièges requis pour composer le conseil tel que déjà fixé par le règlement général. Ce dernier règlement a aussi normalement prévu la durée des mandats des nouveaux élus afin de prévoir une certaine rotation des membres sur le conseil. Enfin, rappelons que le but de cette première assemblée générale des membres est de concrétiser l'ensemble des démarches poursuivies jusqu'alors, soit la recherche des objectifs et la demande des lettres patentes, et la rédaction du règlement général. Un conseil d'administration voulu par l'assemblée des membres présidera maintenant durant la prochaine année les destinés de l'organisme. Les activités d'une maison de grands-parents Une maison des grands-parents fourmille d'activités. Cependant, quelles activités sont le propre de ces maisons ? Dans un chapitre antérieur, en parlant notamment des objectifs des maisons de grands-parents, nous avons bien noté l'aspect intergénérationnel qui doit y être développé. Évidemment, d'autres activités relatives au mieux-être des aînés qui fréquentent les maisons peuvent être réalisées. Des activités de ressourcement spirituel, des activités théâtrales ou musicales, des séances d'informations sur les lois, contrats et autres, des sessions ou cours sur l'apprentissage des langues, toutes ces rencontres peuvent être tenues. Certaines de ces rencontres, particulièrement celles relatives à la formation des bénévoles recrutés concernant leur rôle d'agents intergénérationnels doivent même être données. Il est conseillé aussi à chaque maison de développer une politique à l'égard de leurs bénévoles. Toutefois les activités intergénérationnelles sont le lot des maisons de grands-parents. Venir en aide aux jeunes et aux familles, c'est d'abord l'affaire des maisons de grands-parents. Voici quelques exemples de projet développés ici et là dans certaines maisons : La Maison des Grands-Parents de Sainte-Foy Des ateliers de menuiserie et d'électricité sont vivement appréciés L'accompagnement aux devoirs mobilise aussi plusieurs grands-parents. Une participation à des activités d'animation pastorale offertes à l'école secondaire par "Les Compagnons de Cartier" permet à des jeunes d'avoir des lieux privilégiés d'échanges et de réalisations intergénérationnelles. Un Salon des Aînés /
Ados a permis d'établir des liens plus étroits
de collaboration entre les ados et les aînés. La Maison des Grands-Parents de Sherbrooke Bonjour Grands-Papa,
bonjour Grand-Maman Peinture au bout des
doigts et Les lutins Mes racines, mes soleils
Grands-parents et
adolescents Cafés-brioches La Maison des Grands-Parents de Villeray Grâce à son expérience de vie de maintenant d'une dizaine d'années, la Maison des Grands-Parents de Villeray est en mesure d'évaluer nombre de projets intergénérationels qui ont été développés chez elle. Des nouveaux projets méritent une attention particulière. Soutien aux familles
suivies par les Centres jeunesse Les objectifs sont de : Ateliers de stimulations
pour méres / enfants Le rôle des aînés dans cette
activité est : Divers ateliers Pièce de théâtre
intergénérationnelle Activités spéciales - l'Halloween Voilà donc des exemples de projets actualisés dans les maisons de Grands-Parents. On remarquera que tous ces projets touchent à l'intergénérationnel, grands-parents / enfants, grands-parents / parents. Des ateliers s'adressent au bien-être des individus et des familles, d'autres ont une portée sociale et communautaire. Il est évident que tout en recherchant les bien-être des jeunes, de leurs parents et des familles, les grands dispensateurs de ces services retirent des bienfaits de leurs actions. Leur participation active à l'amélioration des conditions de vie de leur communauté, leur confère un sentiment d'utilité sociale. Être gardiens transmetteurs des valeurs ancestrales tout en vivant l'actualité et ses défis, procure aux grands-parents un statut de mentorat valable. Les maisons de grands-parents : un bienfait pour la collectivité Nous avons tenté dans les pages précédentes de décrire ce que sont les maisons de grands-parents. Nous en avons donné les objectifs, nous avons illustré nombre de leurs activités. Que faut-il en conclure ? Au moment où on s'interroge sur les problèmes démographiques de notre société de demain, alors que la population vieillissante sera de plus en plus nombreuse, que la main-d'oeuvre devra faire appel à cette population vieillissante pour remplir les défis du monde du travail, n'est-il pas rassurant de constater le travail d'éducateur et de conseiller qui se vit dans une maison de grands-parents ? Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec mise beaucoup sur l'apport sociétal des maisons de grands-parents. Les expériences vécues dans ces maisons seront sources de recherche et constitueront des lieux inédits de connaissance pour les groupes et les instituts de collectes de données. Ce petit guide des maisons des grands-parents se veut un moyen pour permettre à des aînés qui le désirent, de demeurer des personnes actives dans notre société et ce, par les réalisations des maisons de grands-parents. Une politique de condition de travail Si l'organisme prévoit devoir procéder à l'engagement de personnel salarié, il s'avère important de créer un comité des relations de travail qui devra préparer une "politique des conditions de travail". Cette politique doit être entérinée par le conseil d'administration de l'organisme. Pour consultation, on peut référer à la politique des conditions de travail en exercice à la Maison des Grands-Parents de Sherbrooke. On s'épargnera bien des tracas en adoptant une telle politique avant tout engagement de personnel. Remerciements Ce petit guide a pu être rédigé grâce aux expériences de vie vécues dans les Maisons des Grands-Parents de Villeray, de Sherbrooke et de Sainte-Foy. Nous voulons ici remercier de façon toute particulière les responsbles de ces maisons qui nous ont facilité la rédaction de ce guide. |
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| Quelques personnes ressources | Debout: |
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M. Richard Sarrasin,
Président M. Yves Lajoie, Directeur général Le Regroupement
inter-organismes Assises: Mme Clémence Racine Mme Fernande Lavoie Mme Hélène Wavroch Mme Germaine Pouliot |
| Quelques adresses utiles | |
| Pour
obtenir le formulaire requis pour les Lettres patentes (charte) : L'Inspecteur général des
institutions financières |
Pour
obtenir le numéro de charité :
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| Le
Ministre responsable des Aînés Monsieur
Philippe Couillard |
La
Présidente du Conseil des aînés Madame
Hélène Wavroch |
| La
Maison des Grands-Parents de Sainte-Foy
3180, avenue D'Amours Sainte-Foy (Québec) G1X 1L9 Vox : (1-418) 658-8484 Fax : (1-418) 653-3063 www.familis.org/riopfq/membres/mgpsf.html |
La
Maison des Grands-Parents de Sherbrooke 890, rue Raoul-Bruneau, appartement 4 Sherbrooke (Québec) J1H 2X9 Vox : (1-819) 820-9803 Fax : (1-819) 821-5987 mgps@abacom.com www.familis.org/riopfq/membres/mgpsherb.html |
| La Maison
des Grands-Parents de Villeray 8078, rue Drolet Montréal (Québec) H2R 2C9 Vox : (1-514) 383-9108 Fax : (1-514) 383-8998 mgpv@cam.org www.fuzeau.net/mgpv/ |
La Maison
des Grands-Parents de Trois-Rivières 2-5000, rue Audet Trois-Rivières (Québec) G9A 6A1 Vox : (1-819) 693-6677 Fax : r.hotte@sympatico.ca www.familis.org/riopfq/membres/mgptr.html |
| Le
Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec 4837, rue Boyer, bureau 110 Montréal (Québec) H2J 3E6 |
Vox : (1-514) 527-8435 ou
1-877-527-8435 Fax : (1-514) 527-8816 riopfq@familis.org www.familis.org/riopfq |
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