Le Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec
 

Pensons famille     

 Volume 1, numéro 1, juillet 1989

Compte rendu du Comité de lecture du Livre blanc de madame Thérèse Lavoie-Roux

Première activité : Comité de lecture

Membres du Comité

Monsieur Gilles Lafrance
Conseiller à la programmation
L'Association des Centres de services sociaux du Québec

Madame Céline Signori
Directrice générale
La Fédération des associations de familles monoparentales du Québec

Monsieur Claude Quiviger
Conseiller cadre en politiques sociales
Le Conseil canadien de développement social

Date de l'activité
Le Comité s'est réuni le 27 avril 1989

Lieu
Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec
2065, rue Sherbrooke Ouest
Montréal (Québec) H3H 1G6

Description de l'activité
On a demandé à madame Céline Signori, monsieur Gilles Lafrance et monsieur Claude Quiviger d'étudier le document de madame Thérèse Lavoie-Roux et de venir partager et échanger leurs réflexions à l'intérieur du Carrefour des affaires familiales. Ce premier exercice se voulait un exercice préparatoire à la tenue d'une soirée publique d'information.

Compte rendu du Comité de lecture : Contenu et conclusions

- Tous s'accordent pour dire que le discours gouvernemental de madame Thérèse Lavoie-Roux ne reflète pas le “penser famille” que chacun était en droit d'espérer.

- Le Livre blanc aurait dû être l'endroit de choix pour traduire et concrétiser les intentions gouvernementales dans les différents champs d'action en matière de politique familiale. Le plan d'action du gouvernement, attendu depuis l'automne, aurait pu transparaître ici.

- Il semble que tout le concept de la politique familiale se retrouve dans l'espace d'une seule demi-page, ce qui ressemble plutôt à un rappel.

- Dans cette demi-page on trouve un plan d'action dont les activités sont dites “réalisées ou en cours de réalisation”, et ce, sans plus de distinction. On constate également que les champs d'intervention y sont limités.

- On ne peut affirmer catégoriquement qu'il n'y a aucune préoccupation à caractère familial à l'intérieur du document. Cependant, la lecture systématique de celui-ci faite par l'un des membres du Comité de lecture, nous indique que la famille, comme concept, n'y apparaît qu'à dix-huit endroits sur un total de cent-quarante-sept pages. Ce résultat parle de lui-même.

- Lorsqu'il est fait mention de la famille, on en parle surtout en termes de lieux et de sources de problèmes sans tenter, cependant, d'identifier les causes donnant naissance à son désordre.

- Le système de la santé et des services sociaux est un système de services qui reste centré sur l'individu et ses besoins. La famille n'y est pas vue comme une entité structurante de base.

- Du coté de la politique de financement des organismes, on craint un étouffement des organismes provinciaux et peut-être même une perte d'autonomie et un danger d'assimilation au réseau public pour ce qui est des organismes communautaires.

- On note cependant qu'historiquement il y a eu progression au niveau de la reconnaissance des organismes communautaires. Ils ne sont plus seulement considérés comme étant de simples suppléments au réseau public, mais comme étant essentiels au bon fonctionnement de la communauté.

- Tout indique qu'il faudrait demander un ministère distinct de la Famille si l'on veut que celle-ci soit représentée de façon valable au sein du gouvernement.

- La possibilité de créer un ministère de la Famille et de la Population entrevue par monsieur Bourassa est interprétée comme étant une tendance à vouloir instaurer une politique nataliste au Québec plutôt que familiale.

- Pour l'instant la politique familiale semble être marginale par rapport aux grandes préoccupations du gouvernement.

 

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