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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 1, numéro 11, mars 1990 |
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Satellite Famille et politique familiale
Réflexions sur les interventions
Monsieur Aubert Ouellet
Secrétaire à la famille
Monsieur Aubert Ouellet, conscient de l'amélioration à apporter au plan d'action, propose une étude approfondie de celui-ci afin d'améliorer les différents chapitres qui composent la politique familiale. Cette démarche préparera le terrain pour l'élaboration du prochain plan d'action.
C'est certain qu'à l'intérieur de chacun des secteurs du Plan d'action, il y a des espoirs non comblés. On pourrait en parler longuement. Je suis très conscient des faiblesses qu'il y a dans ce Plan d'action. Il faut donc étudier les chapitres qui sont là, ainsi que les autres qui ne s'y trouvent pas ! Il faut que tous ceux qui tiennent à coeur la politique familiale puissent réfléchir là-dessus et commencent, en même temps, à préparer le terrain pour le prochain plan d'action. Et ça va recommencer relativement vite, à l'automne 1990. Donc, il ne reste pas beaucoup de temps.
A l'intérieur de certains chapitres, et j'ai mentionné en particulier celui des études supérieures et celui des services de garde, il n'y a rien de nouveau par rapport à ce qui avait été déjà annoncé. Sur les services de garde, il n'y a pas de mesures. Et il n'y a pas de mesures parce que le gouvernement n'a pas été capable de le faire à l'intérieur du temps alloué. Puis il y a eu des contraintes de tout le monde et des divergences d'opinion au moment de tracer des orientations pour les trois prochaines années. Cela est vrai au niveau des études supérieures. Mais c'est encore plus vrai au niveau du logement.
L'action municipale
Il y a le secteur de l'implication municipale; ça, je pense que c'est capital. La politique familiale ne peut pas seulement être l'affaire du gouvernement du Québec. Il faut que ça soit l'affaire de toutes les forces vives du milieu. Les familles vivent d'abord dans leur rue et dans leur municipalité. Celle-ci a un rôle capitale à jouer. C'est délicat parce que le gouvernement ne peut pas imposer. Il faut avoir beaucoup d'espoir dans le travail qui a été fait de ce côté-là. Il y déjà au delà de cent municipalités au Québec qui ont pris des mesures concrètes pour se développer une politique familiale. C'est à chacun d'entre nous de travailler pour que la municipalité où on vit soit vraiment impliquée.
Beaucoup de gens impliqués
Il y a trois choses qui sont importantes au niveau du Plan d'action. Et je dis ça au niveau du travail qu'il faut faire ensemble à n'importe quel niveau où on se situe. Il y a des technocrates, il y a des hommes et des femmes politiques, il y a des familles, il y a le gouvernement, il y a des organismes, des organismes communautaires qui tirent le diable par la queue, il y a des enseignants... Bref, il y a des gens qui doivent être impliquées dans la politique familiale à tous ces niveaux. Il faut préciser des consensus, travailler ensemble, inviter les gens des ministères concernés.
Préciser des consensus
Il faut premièrement s'assurer que ce qui est là soit bon. Il y a des engagements qui ont été pris par le gouvernement. Ce sont des décisions gouvernementales. Mais toute décision gouvernementale est rémissible. Il faut parler de ce qui est bon et qui est là déjà. Il faut également développer et préciser ce qui n'est pas bon mais qui est là. Il faut émettre des opinions et préciser le consensus pour qu'au cours des prochaines années on puisse articuler collectivement des mesures qui ont du sens, qui répondent bien aux besoins et qui vont pouvoir se retrouver dans le prochain Plan.
Travailler ensemble
Il faut travailler comme des partenaires. On n'est pas nombreux au Québec, puis c'est une entreprise qui est capitale pour l'avenir de notre société. La famille, c'est elle qui influence le développement de chacune des personnes. On est ce que nos familles ont fait de nous, et nos enfants et les enfants de nos enfants seront ce que nos familles auront été. Donc au plan personnel, la famille c'est capital. Au plan collectif, c'est aussi capital parce que sans famille il n'y a pas de société. C'est aussi simple que ça. Alors il faut travailler ensemble pour qu'on puisse améliorer ce qui est déjà là et pour élaborer le prochain Plan d'action.
Inviter les gens des ministères concernés
Je souhaite personnellement que, dans les rencontres que vous allez avoir pour approfondir chacun des chapitres du Plan, vous invitiez des gens des ministères concernés. Chacun des ministères doit être davantage sensibilisé et connaître davantage les opinions qui circulent dans la base, mieux connaître les besoins. La volonté de mieux faire et de bien faire est là. En tout cas, moi je pense qu'elle est là. Mais le savoir faire n'est pas toujours là. Et le savoir faire à prouver ce que l'on veut faire, ça c'est une autre chose. Je pense qu'il faut prendre pour acquis au point de départ que la volonté est là et qu'il faut travailler ensemble pour en arriver à atteindre les objectifs auxquels nous croyons.
Je vous remercie beaucoup.