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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 1, numéro 11, mars 1990 |
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Madame Denis T. Casimir
La Présidente
Monsieur Richard Sarrasin, t.s.
Le Secrétaire
Priorités que le Regroupement souhaiterait voir
adoptées
par le Conseil de la famille dans le cadre de son programme
d'activités 1990-1991
Préambule
A l'occasion de la première rencontre de notre organisme avec vous, membres du Conseil de la famille, nous voulons, en préambule au texte sur les priorités que nous aimerions voir le Conseil adopter à son agenda 90-91, vous rappeler l'acharnement qui nous caractérisait, il y a à peine deux ans, dans nos multiples requêtes auprès du gouvernement du Québec pour obtenir le Conseil de la famille.
Nous succombons même à la tentation, mesdames et messieurs les membres du Conseil, de vous citer un extrait de la Commission parlementaire des affaires sociales qui étudiait le projet de loi du Conseil.
D'après l'enregistrement de la séance de la Commission tenue le 16 février 1988, enregistrement qui consacre plus de vingt minutes aux représentations favorables de notre organisme à la création du Conseil, notre représentant, répondant à une question qu'un membre de la Commission lui posait, à savoir si le Conseil proposé ne représentait pas un recul par rapport à ce qu'on avait alors, notre représentant dis-je, en l'occurrence notre secrétaire ici présent, ce soir, répondait:
A cette question je peux répondre que jusqu'ici nous n'avons absolument personne ou organisme gouvernemental québécois attitré spécifiquement pour recevoir ce que nous avons à dire sur la famille. On peut frapper à la porte du ministre de la Santé et des Services sociaux, on peut frapper à la porte d'un autre ministère. Mais là, advenant que ce Conseil devienne réalité, on serait assuré d'avoir un endroit où on pourrait adresser nos revendications. Ce Conseil, à notre avis, nous ouvre aussi la porte des dix-huit ministères devant se préoccuper de la politique familiale. Pour nous, le Conseil sera le promoteur de l'avancement de cette politique dans tous les secteurs de vie couverts par ces ministères.
Voilà donc, membres du Conseil, ce que le Regroupement et ses organismes membres attendaient de votre Conseil, soit d'abord un lieu d'écoute, soit aussi une porte d'entrée dans tous les secteurs de vie du gouvernement et de la société afin que tous pensent famille .
Vous ne serez donc pas surpris de constater que, dans l'énumération des priorités suivantes que l'on désire voir porter à votre agenda, certaines d'entre elles réfèrent à plusieurs secteurs de vie ainsi qu'à nombre de problématiques différentes.
Priorités suggérées par le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec
I. Priorités suggérées en relation avec les organismes familiaux et les groupes à intérêt familial.
1. Le conseil et ses membres doivent bien connaître ce que sont les organismes familiaux et les groupes à intérêt familial:
- Leurs statut, buts et objectifs.
- Leur mode d'opération.
- Leurs membres.
- Leur financement.
2. Le Conseil doit établir avec ces organismes des modes de relation spécifiques à ce qu'ils sont d'après leurs buts:
Trois critères de classification des organismes peuvent être considérés:
A. Le critère de la problématique ou des problématiques touchée(s).
B. Le critère du membership regroupé:
- Regroupement d'organismes de même type ou de nature différente.
- Regroupement de personnes.
C. Le critère du territoire desservi:
- Organisme de nature nationale
- Organisme de nature régionale
- Organisme de nature locale
3. Le Conseil doit réclamer pour les organismes familiaux un financement gouvernemental adéquat:
Présentement:
- 95 organismes familiaux reçoivent: 1 265 750$ par année pour une moyenne de 13,323$
- Un cadre dans le réseau coûte: 50 000$ par année.
- Un délinquant coûte: 50 000$ par année.
- Un kilomètre d'autoroute coûte: 1 500 000$.
Présentement: L'État québécois donne aux organismes familiaux l'équivalent d'un dollar par enfant. Y-a-t-il lieu pour lui de s'en vanter?
Pour demain : Un minimum de 10$ par enfant, soit 15 millions $ aux organismes familiaux, ne serait-ce pas un minimum à leur consacrer, du moins dans une première phase.
II. Priorités suggérées en relation avec des secteurs d'activités.
1. Travail et famille
À l'heure de la révision des normes du travail, il nous apparaît qu'un avis du Conseil serait approprié à leur sujet. Le nombre des parents sur le marché du travail augmente et il ira en augmentant sans cesse. Milieu de vie où l'on passe le plus grand nombre d'heures dans une journée (si l'on exclut la nuit), le monde du travail doit devenir un milieu favorisant l'épanouissement personnel et familial.
2. Services de garde
Corollaire au milieu du travail, les services de garde doivent attirer l'attention des membres du Conseil. Pour la tranquillité des conjoints et l'épanouissement des enfants, les services de garde deviennent une priorité québécoise.
L'avis du Conseil devrait englober les besoins de garde pour les conjoints au travail, mais également pour les parents au foyer nécessitant des moments de retrouvailles , soirée, week-end.
Enfin, l'avis du Conseil devrait valoriser les services de garde et demander que soient respectés les critères globaux d'accréditation.
3. Le Regroupement appuie les activités des trois grands groupes de travail formés par le Conseil et propose que les travaux du Conseil dans chacun de ces groupes puissent s'exprimer dans le cadre d'avis:
A. Fiscalité - Responsabilisation
B. Démographie
C. Violence en milieu familial.
D. Le Conseil doit être présent à tous les avant-projets de loi concernant la famille.