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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 1, numéro 13, mai 1990 |
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Chapitre 4 : Les familles et les services de santé, sociaux et communautaires
L'Assemblée générale est heureuse de constater que le plan d'action à ce chapitre parle de prévention. Elle constate toutefois, et ce surtout dans le domaine des services sociaux, qu'une lecture plus approfondie du plan fait constater que ce que l'on dit être de la prévention n'en n'est pas dans certains cas.
De façon générale, elle constate également l'appropriation exclusive des fonctionnaires dans l'évaluation et la révision des programmes d'intervention familiale. Elle déplore que les intervenants des milieux de services sociaux qui connaissent la situation ne soient pas appelés à participer a cette évaluation ainsi qu'à cette révision. Bien plus, elle recommande fortement qu'on fasse également appel dans ces révisions à la participation de parents au même titre de compétence que celui que l'on accorde aux fonctionnaires et intervenants du secteur parapublic.
D'où les recommandations suivantes de l'Assemblée:
en relation avec la recommandation 13, l'amendement suivant est propose:
8. que soit mise en place une équipe de travail regroupant les éléments suivants: des représentants des différentes directions du ministère de la santé et des services sociaux ainsi que du Secrétariat à la famille, aussi des représentants des organismes dispensateurs de services sociaux curatifs ainsi que des représentants des organismes familiaux et communautaires concernes par les programmes évalués;
en relation avec la recommandation 14, l'amendement suivant est propose par l'assemblée générale:
9. que l'emphase sur la prévention soit placée prioritairement au chapitre de l'aide à accorder aux organismes familiaux visés a cette recommandation, et que cette aide ne soit pas restreinte a des groupes précis;
en relation avec la recommandation 21, l'Assemblée émet le commentaire suivant:
donc, il est instamment demande:
10. que le gouvernement procède à l'installation partout au Québec de services de médiation familiale.
Par ailleurs, L'Assemblée générale consciente de l'extrême climat de violence vécu présentement dans notre communauté propose unanimement:
le Regroupement:
11. exprime au gouvernement du Québec l'urgence de tenir des États généraux sur le phénomène de la violence;
12. offre sa collaboration pour être le maître d'oeuvre de l'organisation de ces États généraux;
13. demande de l'État la collaboration technique et l'aide financière requises pour la réalisation de ces États généraux.