Le Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec
 

Pensons famille     

Volume 2, numéro 15, juillet-août 1990

Correspondance entre le Gouvernement du Québec
et le Regroupement inter- organismes pour une politique familiale au Québec

Montréal, le 12 juillet 1990

Madame Violette Trépanier
Ministre déléguée à la Condition féminine
et ministre responsable de la Famille
875, Grande-Allée Est
Québec (Québec) G1R 4Y8

Madame la Ministre,

Votre lettre du 20 juin dernier nous apportait de fort bonnes nouvelles. Vous nous apprenez ainsi que votre collègue, mon sieur Marc-Yvan Côté, ministre de la Santé et des Services sociaux, entendait enchasser dans la future loi sur la Santé et les Services sociaux, la reconnaissance officielle des organismes communautaires.

Vous nous apprenez également que vous aviez demandé à monsieur le ministre Marc-Yvan Côté "d'envisager la possibilité de former un comité de travail conjoint qui aurait pour mandat de faire des recommandations sur la question du financement des organismes familiaux" entre autres.

Ce comité a probablement reçu l'aval du ministre puisque l'un de ses fonctionnaires nous faisait part dernièrement de la tenue possible d'une première réunion au début d'août.

Madame la Ministre, nous joignons à cette lettre copie d'une lettre expédiée à monsieur le ministre Marc-Yvan Côté lui faisant part de notre intérêt à participer aux travaux de ce comité conjoint.

Vous pourrez aussi prendre connaissance à la lecture de cette lettre de nos réactions relatives à l'accord de la subvention 90-91 accordée à notre organisme par son ministère.

Ainsi que nous le disons à monsieur Côté, nous poursuivons toujours l'analyse du plan d'action "Familles en tête" et de meu rons toujours disponibles pour échanger avec vous sur ce sujet.

Veuillez recevoir, madame la Ministre, l'expression de nos salu tions les plus distinguées.

La présidente
Denise T. Casimir

Le secrétaire
Richard Sarrasin, t.s.

c.c. Monsieur le ministre Marc-Yvan Côté

Québec, le 20 juin 1990

Monsieur Richard Sarrasin, t.s.
Secrétaire
Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec
479, boulevard Saint-Joseph Est
Montréal (Québec) H2J 1J8

Monsieur le Secrétaire,

À titre de ministre déléguée à la Condition féminine et ministre responsable de la Famille, j'accuse réception de votre corres-pondance du 2 mai dernier concernant le budget 1990-1991 et le financement des organismes communautaires familiaux.

Je vous fais parvenir, ci-joint, les faits saillants du budget 1990-1991 à l'égard des familles québécoises. À cet effet, vous serez en mesure de constater que les familles vont en tirer des gains directs puisqu'elles bénificieront de pas moins de quatorze mesures.

En ce qui concerne plus particulièrement le financement et la reconnaissance des organismes, mon collègue monsieur Marc-Yvan Côté, ministre de la Santé et des Services sociaux, a été très sensible face aux représentations des organismes com mun autaires lors de la Commission parlementaire. D'ailleurs, le 24 avril dernier, il a déclaré devant l'Assemblée nationale que "...ces groupes m'ont convaincu de la nécessité de rendre cette re con nais sance officielle et je me propose, à cet égard, de l'enchasser dans la future Loi sur la Santé et les Services sociaux. On ne peut parler de reconnaissance sans parler de financement. De 25 millions qu'il était en 1985-1986, le budget dépasse 45 millions en 1989-1990, soit une aug men tion de 77%.

Notre réforme n'est pas terminée et, elle devra, au fil des prochaines années, bien sûr, s'améliorer de manière sensible afin de continuer de reconnaître ce travail tout à fait ex cep tion nel qui se fait tant dans des domaines sectoriels qu'au niveau régional et dans tout le Québec."

Pour ce faire, j'ai demandé dernièrement à mon collègue, mon sieur Marc-Yvan Côté, d'envisager la possibilité pour le minis-tère de la Santé et des Services sociaux de former un comité de travail conjoint qui aurait pour mandat de faire des re com man tions sur la question du financement des or gan mes familiaux et de la condition féminine afin de mieux cerner tout l'impact que représente le critère de financement sur le fonctionnement d'un organisme qui comme le vôtre se consacre au renforcement de l'entraide familiale et au soutien des parents dans l'exercice de leurs responsabilités.

Espérant ces renseignements à votre satisfaction, veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire, l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

Violette Trépanier

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