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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 2, numéro 18, octobre 1990 |
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L'ENQUÊTE SUR LES CAPACITÉS DE LECTURE ET D'ÉCRITURE UTILISÉES QUOTIDIENNEMENT
FA ITS SAILLANTS
La majorité (62 %) des adultes canadiens âgés de 16 à 69 ans lisent suffisamment bien pour satisfaire à la plupart des besoins de lecture quotidiens (niveau 4). Leurs aptitudes leur permettent d'acquérir de nouvelles connaissances par l'entremise du matériel écrit (voir le tableau 1).
Les capacités de lecture de 16 % (2,9 millions) des adultes canadiens sont trop restreints pour qu'ils puissent utiliser la gamme complète des documents d'usage quotidien. On compte dans ce pourcentage 5 % de personnes présentant des aptitudes de niveau 1,9 %, des aptitudes de niveau 2 et, finalement, 2 % de personnes qui n'ont pas daigné faire l'évaluation sous prétexte qu'ils n'avaient aucune connaissance de l'anglais ou du français.
Parmi les 2 % (320 000) d'adultes canadiens qui ont déclaré n'avoir aucune connaissance des deux langues officielles du Canada, la nette majorité (3 sur 4) sont des femmes âgées de plus de 35 ans dont 71 % résident en Ontario.
Une autre tranche de 226 (4 millions) des adultes canadiens manifestent une aptitude à la lecture suffisante pour exécuter, à l'intérieur de contextes familiers, des tâches simples à l'aide de textes présentés clairement (niveau 3). Ce groupe n'a cependant pas les capacités requises pour utiliser des textes plus complexes.
Parmi les Canadiens n'ayant fait que des études primaires ou n'ayant pas étudié, 60 % savent très peu ire et ont de la difficulté à se servir du matériel écrit (niveaux 1 et 2). À peine 12 % des Canadiens ayant atteint ce niveau de scolarité peuvent satisfaire aux exigences de lecture quotidiennes (niveau4) (voir le tableau 2).
On retrouve au deux plus bas niveaux d'aptitude 16 % de Canadiens qui ont en partie terminé leurs études secondaires, tandis que 48 % de ceux-ci peuvent satisfaire aux exigences quotidiennes de lecture (niveaux 4).
Il y a un lien étroit être l'achèvement des études secondaires et les capacités de lecture utilisées quotidiennement. Seulement 8 % des Canadiens qui ont terminé leurs études secondaires se situent aux niveaux 1 et 2, tandis que 70 % possèdent les compétences nécessaires pour satisfaire aux exigences quotidiennes (niveau 4).
Très peu de Canadiens ayant poursuivi des études post secondaires occupent les niveaux inférieurs d'aptitude à la lecture. La grande majorité des Canadiens qui ont fréquenté l'université (89 % au niveau 4) ou un collège communautaire (81 % au niveau 4) ont les capacités de lecture requises pour satisfaire aux exigences de lecture quotidiennes. Chez les diplômés universitaires titulaires d'un baccalauréat ou d'un grade supérieur, ce pourcentage atteint 93 %, tandis qu'il atteint 84 % chez les titulaires d'un diplôme ou d'un certificat d'un collège communautaire.
La comparaison de la performance de ceux qui ont fait l'évaluation en anglais à celle de ceux qui l'ont fait en français illustre bien le lien étroit qui existe entre le niveau de scolarité et le niveau d'alphabétisation. Alors qu'on observe aucune différence importante parmi les Canadiens âgés de 16 à 24 ans, en raison d'un pourcentage plus élevé de titulaires d'un diplôme d'études secondaires parmi les Canadiens plus âgés qui ont fait l'évaluation en anglais, après peu d'adultes qui se sont prêtés à 1'évaluation en anglais ont été classés dans les deux plus bas niveaux d'aptitude à la lecture (13 % contre 18 %) (voir le tableau 3).
Près de 30% des adultes nés à l'extérieur du Canada ont des aptitudes de lecture quotidiennes limitées, tant en français qu'en anglais.
Le niveau de scolarité, la langue maternelle et la connaissance de l'anglais ou du français sont au nombre des facteurs auxquels on attribue les différences de niveau d'alphabétisation entre les répondants immigrants et les répondants natifs du Canada (voir le tableau 4).
Les personnes récemment immigrées au Canada ont un niveau d'aptitude à la lecture et a 1'écriture moindre en français et en anglais, contrairement à leurs pairs dont l'arrivée remonte à plus longtemps. Chez les personnes qui ont immigré au Canada au cours de la dernière décennie (1980-1989), 40 % ont des capacités de lecture limitées (niveaux 1 et 2), comparativement à une proportion de 20 % relevée au cours de la décennie 1970-1979.