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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 3, numéro 20, avril1991 |
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Monsieur Gilles Meunier
Analyste-conseil
Secrétariat à la famille
La carte familiale
" De concert avec divers intervenants des secteurs publics et privés, faciliter l'accès à certains services et biens de consommation pour les familles comptant trois enfants ou plus, et étudier la possibilité de fournir aux familles nombreuses qui le désirent une carte leur permettant de se prévaloir facilement des avantages qui leur sont consentis ".
Conscient que tous les secteurs de la société doivent contribuer à faire une meilleure place aux parents et aux enfants, le Gouvernement a inscrit dans son Plan d'action une mesure interpellant particulièrement les entreprises privées. Le Gouvernement invite les entreprises privées à apporter leur appui aux familles qui comptent plus de deux enfants, en leur accordant des rabais sur les produits et services qu'elles offrent ou d'autres avantages.
Afin de faciliter la tâche aux entreprises participant à ce projet, le Gouvernement fournira une carte à chaque famille comptant plus de deux enfants.
Les principales entreprises offrant les biens et services généralement consommés par les familles seront sollicitées afin qu'elles adhèrent au projet de carte familiale.
Au Québec, en 1989, les familles de plus de deux enfants ont consommé pour plus de 4 milliards de dollars en biens et services de consommation courante.
Les dépenses les plus importantes des familles sont effectuées pour le logement, l'alimentation, le transport et l'habillement avec respectivement 22,3% 20,5% 15,3% 8,4% de la consommation courante totale.
Les dépenses pour l'entretien ménager, les articles d'ameublement, les soins de santé, les soins personnels, les loisirs, l'éducation et les autres biens et services comptent pour 33,5%.
Dans le but d'offrir des avantages aux familles sur une gamme étendue de biens et services, les entreprises des secteurs suivants seront tout d'abord invitées à participer au programme:
Le Secrétariat à la Famille est responsable de la mise en oeuvre de la carte familiale. Il a entrepris de constituer la liste des entreprises intéressées à s'associer au lancement de la carte familiale, déjà fort attendue par les familles. Le Secrétariat est aussi intéressé à recevoir des suggestions qui permettraient d'améliorer le projet actuel.
La stratégie a été de deux ordres. D'une part, l'aspect social du projet et d'autre part, l'aspect financier auprès des entreprises.
Les résultats n'ont pas été aussi concluants que nous l'espérions. Pour ce qui est du secteur de l'alimentation, quatre grandes chaînes se partagent le marché. Leur marge de bénéfices est faible comparée à d'autres secteurs (3 à 4%). Il semble qu'il pourrait y avoir une possibilité d'entente au niveau des quantités lorsqu'il y a rabais sur la marchandise. Il n'y a pas encore eu d'ententes à ce sujet, les pourparlers sont en cours.
Dans l'habillement, une douzaine (12) d'entreprises ont été contactées. Ce secteur ne semble pas très intéressé à adhérer au projet. Leur clientèle-cible n'est pas nécessairement la famille. Il y aurait seulement deux ou trois grandes surfaces intéressées.
En ce qui concerne les produits pharmaceutiques, deux chaînes ont été contactées, l'une d'elle serait intéressée à participer au projet.
Dans le secteur de l'ameublement, il semble impossible pour l'instant de faire adopter le projet étant donne que cette industrie est petite et éparpillée au Québec.
Aucun rabais n'est possible pour le carburant tandis que l'industrie de l'automobile serrait intéressée à s'associer à un projet. Enfin, les milieux financiers se sont dits très intéressés par le projet de la carte et ceci laisse beaucoup d'espoir pour réaliser le projet.
À la suite de cette expertise et étude, un mémoire sera présenté au Gouvernement. Des décisions devraient être prises au sujet de la carte vers le mois d'avril. Le lancement de la carte pourrait être prévu pour le mois de juin prochain.
Le projet est sur une base volontaire de la pan des entreprises et le Gouvernement n'entend pas prendre des mesures coercitives auprès des entreprises.