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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 3, numéro 20, avril1991 |
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Madame Kimchi Tran-Van
Analyste-conseil et économiste
Secrétariat à la famille
La situation démographique et financière des familles québécoises
Madame Tram-Van nous a présenté la situation démographique ainsi que le revenu des familles québécoises.
D'après le recensement de 1986, 6,532,460 personnes habitent le Québec. De ces personnes (83.8 %) vivent dans 1,751,500 familles, 919,165 personnes (14.1 %) vivent dans un cadre familial et 141,025 personnes vivent dans des institutions (hôpitaux, foyers, établissements de détention, etc.).
Toujours en 1986, plus de 79.2 % (961,255) familles sont biparentales et 20.8 % (252,805) familles sont monoparentales. Chez les familles monoparentales, plus de 82.5 % ont une femme comme chef de famille.
| Familles comptant 1 enfant | 424,219 |
45,3% |
| Familles comptant 2 enfants | 377,436 |
40,3% |
| Familles comptant 3 enfants | 109,961 |
11,8% |
| Familles comptant 4 enfants | 19,756 |
2,1% |
| Familles comptant 5 enfants | 3,278 |
0,4% |
| Familles comptant 6 enfants | 1,352 |
0,1% |
En 1988, 86,471 naissances sont enregistrées au Québec, soit 3,738 naissances de plus qu'en 1987.
L'indice de fécondité représente le nombre moyen d'enfants par personne en âge de procréer. Pour 1988, il est de 1.4 enfant par Québécoise, ce qui est au-dessous du seuil de renouvellement des générations établi à 2.1 enfants par personne.
La proportion des naissances hors mariage a augmenté de façon importante; 29.9 % des naissances ont été hors mariage en 1987.
Si les tendances actuelles se maintiennent, 34 % des femmes n'auront jamais d'enfant, 66 % en auront au moins 1, 51 % ou au moins 2 et 17 % au moins 3.
Les Québécoises de souche et les Québécoises immigrantes ont sensiblement le même taux de fécondité surtout à la deuxième génération.
Une amélioration sensible du taux de fécondité s'est produite en 1989-1990. Le taux a été de 1.8 %. Il semble que c'est l'enfant du 1er rang et du 4e rang qui a été en augmentation.
La situation financière des familles nombreuses et biparentales est moins bonne que celle des autres familles.
| 1 enfant | 41,570$ |
| 2 enfants | 42,700$ |
| 3 enfants | 39,936$ |
Une famille biparentale avec un enfant a un manque de 8,000,00 $ en comparaison avec une famille sans enfant.
L'écart est encore plus grand entre les familles nombreuses (3 enfants et plus) et les familles sans enfant: 19,000.00 $.
Cette situation s'explique dans le cas des familles nombreuses. Lorsque l'un des parents se retire du marché du travail pour s'occuper de la maison, règle générale, c'est la mère qui quitte le marché du travail et la famille perd une part importante du revenu familial.
En 1986, la grande majorité des familles monoparentales (3 enfants et plus) vivaient sur l'aide sociale 10,000.00 %
Le revenu des familles monoparentales (3 enfants et plus) équivaut à la moitié du revenu des familles nombreuses biparentales.
Dans les familles biparentales, plus de 50 % des deux conjoints travaillent à l'extérieur.
Les gouvernements aident les familles de différentes façons:
Malgré toute cette aide, madame Tran-Van admet que l'aide aux familles nombreuses n'est pas suffisante entre autre sur la question des crédits d'impôt. Le barème appliqué pour le deuxième enfant est le même pour le quatrième enfant.