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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 2, numéro 21, juin 1991 |
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Monsieur Yves Favreau
Directeur-adjoint
École secondaire Marie-Anne
L'expérience de l'école Marie-Anne
Je suis directeur-adjoint d'une école secondaire de deuxième cycle pour des étudiants raccrocheurs. Quand Le Regroupement est venu me rencontrer, il avait été question de venir parler dans un cadre d'intervention familiale, multiculturelle, de notre vécu à l'école du problème qu'ont les étudiants appartenant à d'autres cultures, face à l'abandon scolaire.
Définissons d'abord ce que j'entends par décrocheur. Pour moi, un décrocheur est un étudiant qui abandonne ses études secondaires avant d'être certifié et avant qu'il ait réussi les cours. Je fais une différence entre suivre les cours et les réussir. Un décrocheur n'a pas son certificat de secondaire V.
À l'école Marie-Anne, on prend principalement les décrocheurs-raccrocheurs à la grandeur de l'île de Montréal, ce n'est pas une école de quartier, nous nous occupons du deuxième cycle: secondaire II, III, IV et V. Nous fonctionnons comme au CEGEP, par sessions et nos cours sont accélérés. Les étudiants ont une demi-journée par matière: ils ont le même prof et restent dans la même classe. Vous le savez, au Québec, il y a deux systèmes scolaires: le secteur des jeunes et le secteur des adultes. Ils n'ont pas les mêmes critères de réussite. Ils ont les mêmes critères de reconnaissance dans les CEGEP!...
La connaissance que j'ai des étudiants décrocheurs? C'est sûr que quand ils ont décrochés, ils sont dans la rue et je ne les vois plus... Ce que j'en sais, moi, c'est quand un étudiant après avoir décroché revient à l'école. C'est là que je peux savoir pourquoi il a décroché. Je veux savoir si la raison pour laquelle il a décroché est réglée et je veux savoir aussi en quoi je fais une très bonne affaire en le prenant à l'école. S'il ne sait pas pourquoi il revient à l'école, je ne voudrais pas lui donner la place qu'il va abandonner après trois semaines alors que je ne pourrais plus prendre quelqu'un parce que le cours est sérieux, on contrôle présence, absence, retard. Il y a des devoirs, des examens. Le prof donne un vrai cours, je ne ferai pas d'ironie sur ceux qui fonctionnent avec des fiches. Les étudiants n'en veulent pas et quand ils ne comprennent pas, ils posent des questions.
Toute la philosophie qui sous-tend la grande autonomie me semble valable pour un certain pourcentage d'élèves mais de dire à quelqu'un de 15 ans: décide de ta vie, il me semble qu'on manque une dimension. Il faut donner au jeune un choix qu'il est capable de prendre. Vous savez, ils ne sont pas malheureux à l'école, ils peuvent aussi nous répondre n'importe quoi à condition que ce soit dit doucement. Autrement dit, pour les étudiants qui décrochent, il y autant de raisons qu'il y a de décrocheurs et il n'y a pas une seule raison. C'est une conjoncture, c'est un tissu, c'est l'aboutissement de... et les mêmes causes, ne provoquent pas les mêmes effets, au même moment sur le même monde. Un étudiant, habituellement, il décroche de l'école en dernier. Il décroche ailleurs avant. À l'école, on peut s'en rendre compte mais généralement, quand on s'en aperçoit, il est trop tard. Il y a des signes avant-coureurs.
Pour des étudiants qui sont immigrants, il y a des différences qui sont incroyables: souvent les parents ne connaissent pas le système scolaire . Tout le monde devrait savoir que dans tous les pays scolarisés, ça prend treize (13) ans d'études pour entrer à l'université. Il y a des pays où les jeunes apprennent à lire dès l'âge de trois ans, nous, on appelle ça décoder parce qu'il va lire une phrase vers trois ans et demi, quatre ans mais quand on lui demande ce qu'il a lu, il ne sait pas. Pendant ce temps là, il n'apprend pas la motricité, il n'apprend pas à découper, à placer ses trois dimensions. Il y a aussi des pays où les parents ont l'habitude de négocier l'école. J'ai eu un père qui voulait mettre son garçon en chimie V, il n'avait jamais fait de chimie. Le père me dit: "mais je suis ingénieur. Il n'a jamais fait de chimie. Ca fait rien, il est très bon". Il est allé ailleurs dans une école privée où ils l'ont pris et il est revenu chez nous après, même si on était une gang de sans dessein... Aller négocier l'école, ici au Québec, ça ne se fait pas... Dans certains pays, les garçons et les filles ne sont pas dans la même classe. Ici, ils sont ensemble. Certains parents l'apprennent une fois arrivés ici et réagissent très vivement: "...Les garçons regardent ma fille!... et votre fille regarde aussi les garçons!... " Ici, les jeunes ont des droits et aussi des obligations.
L'école a le rôle de scolariser les étudiants, l'école ce n'est pas un centre de loisirs ni un CLSC et on ne veut pas que ça le devienne non plus! D'abord une école pour instruire, d'abord... Elle a aussi pour rôle d'éduquer mais l'école ne remplace pas les parents, elle peut aider. Ici, au Québec dans les écoles on ne bat pas les enfants et si on s'aperçoit que les enfants sont battus à la maison, nous allons intervenir et c'est notre rôle de le faire. Ce n'est pas toujours facile, quand un jeune arrive avec un oeil amoché ou des marques, j'ai envie de savoir: " qu'est-ce qui s'est passé? C'est rien, comment, c'est rien! " Si un étudiant est battu et que tu interviens auprès de ses parents, il y a des grosses chances qu'il en mange une deuxième, c'est très délicat. Mais de ne rien faire, cela n'a pas d'allure non plus. Comment on s'y prend? On les aide à obtenir de l'aide.
Ca sécurise beaucoup les jeunes d'avoir un prof qui parle leur langue et qui comprend leur culture. Pour les étudiants d'origine haïtienne, j'ai un prof haïtien qui les aide. J'ai aussi un asiatique. J'ai un jeune qui vient de l'Asie, qui est arrivé complètement seul ici. Dans la classe, il ne comprenais pas un mot de ce qui se disait, il ne comprenait strictement rien, alors quand je lui ai dit de venir dans mon bureau, il pensait que j'étais pour le battre!... Les élèves chez nous sont plus vieux, ils aident aussi à l'intégration des nouveaux venus... Notre école compte environ 40% d'élèves d'origine ethnique. Un détail en passant, en septembre 1990, à la polyvalente Lucien Pagé, à Montréal, en secondaire I, sur 580 élèves, il y en avait 550 d'origine autre que québécoise de naissance. Je suis content de le savoir car certains viendront chez nous et dans deux ou trois ans, je peux calculer que j'aurais 88% d'immigrants et je me prépare déjà.
Les étudiants viennent chez nous soit parce qu'ils arrivent d'un autre pays, ou qu'ils sont en accueil puis étant trop vieux: alors, ils ne les prennent pas dans d'autres endroits. Soit qu'ils ont fait leur accueil comme ils ont pu puis ils s'en vont dans une école secondaire et si à cette école secondaire ça ne marche pas, ils ne comprennent rien et ils laissent l'école. Plus tard, ils comprennent qu'ils doivent avoir un certificat de secondaire V pour obtenir un travail et là, ils reviennent prendre les cours qu'ils ne peuvent plus avoir ailleurs. Pour qu'un étudiant ait son certificat de secondaire V à Marie-Anne, ça prend 130 crédits comme partout ailleurs. Sauf que l'élève qui a un retard de deux ans en français, c'est beaucoup plus long pour lui. Nous avons des étudiants qui sont en secondaire V qui ont fini mais qui sont en secondaire III en français et en secondaire II en anglais. Nous, on s'imagine que l'anglais c'est très facile, que tout le monde peut comprendre l'anglais, mais pour certains l'anglais est encore plus difficile. Ils vont devoir passer le français langue maternelle comme tout le monde parce qu'il y a un seul test. Quand on a un élève vietnamien qui travaille en anglais au dépanneur de ses parents et qui vient faire son français langue maternelle, il a de la misère.... et il travaille très fort. Les immigrants travaillent très fort, plus fort en général que les autres. Et pour abolir un préjugé néfaste: regardez dans les écoles le pourcentage d'élèves récompensés, vous verrez que c'est pas tous des Bouchard et des Tremblay, il y a aussi des Gomez, des Désirs, Natocian, etc... Chez les immigrants, il faut faire une grande nuance aussi, il y a des immigrants qui dans leur pays ont eu accès à l'école. On ne peut pas dire: ils viennent de tel pays, ils sont bons! Tu ne le sais pas, attend de voir.
Les étudiants immigrants peuvent décrocher souvent parce que la famille arrive il faut se serrer les coudes, il faut d'abord survivre. Survivre: payer le loyer, apprendre comment on achète, seulement aller faire son marché pour toutes les affaires. Où est-ce que tu achètes ça du papier, de la colle, des clous, de la peinture, des médicaments, le lait... où t'achètes ça? Y a rien qui marche comme avant, comme ailleurs... Si tu es malade, tu vas où? Nous, on essaie de les identifier avant qu'ils décrochent, mais on sait qu'il y a des problèmes avant, à la maison. Vous savez quand on quitte son pays, on n'a pas forcément envie que d'autres personnes viennent gratter dans vos affaires. Si un étudiant abandonne pour faire vivre la famille, il n'y a rien à faire. S'il abandonne parce qu'il ne comprend pas la langue, c'est un autre problème! Autre réalité: actuellement, nous avons des étudiants de même origine que les pays qui sont en train de se battre et si on leur dit soyez en paix ici, ne traînez pas les chicanes d'ailleurs ici, surtout quand ça fait des milliers d'années qu'ils s'haïssent, on ne peut pas faire de miracles, ce n'est pas vrai, on essaie de faire des miracles et des fois ça marche!
L'étudiant, s'il est pour décrocher, il n'y a rien à faire si c'est pour aller travailler. Dans ce cas, on lui souhaite de se trouver un travail et moi, je lui souhaite intérieurement d'avoir un travail où on va lui dire si dans un an tu n'as pas ton secondaire V: tu perds ta job.... Si des étudiants sont en position que peut-être ils vont décrocher, comment est ce qu'on peut les identifier? On peut prévenir, on peut aider et des fois, on va aider et plus tard on va avoir des résultats mais ici, à l'école, ce n'est pas l'endroit où on va avoir des résultats instantanés. Ce sont d'autres qui pourront les observer ces résultats, beaucoup plus tard. C'est très délicat. Il existe des tests pour prévenir le décrochage mais les parents ne font pas passer le test à leurs enfants, il faudrait qu'il y ait plus de communication entre les parents et l'école. L'école a dramatiquement besoin des parents. Les parents sont pris à travailler, le jour, le soir: deux, trois jobs et les enfants plus vieux s'occupent des autres en plus d'aller à l'école. Quand est-ce qu'on peut les rencontrer et aussi quelle langue parlent-ils?
C'est un plan d'ensemble qui va faire qu'on va prévenir le décrochage d'un étudiant. Notre champ est bien limité à l'école. On ne peut pas aller dans la famille directement. Exemple. Une étudiante qui arrive le lundi midi. Elle a manqué son avant-midi. " Qu'est-ce qui s'est passé? Le client a voulu que je parte!... comment ça? pour $1 000, il a voulu que je parte pour toute la fin de semaine avec lui. Pauvre toi! Ben non, pas pauvre moi, je fais une bien plus belle vie que toi". Je fais quoi, cette élève a 17 ans! Je me mêle de ça? Je dis à ses parents: "votre fille fait de la prostitution. Mêle-toi de tes affaires!..." Elle n'est pas mal, elle a de l'argent, tout le monde en profite dans la famille. Elle partage à la maison, elle aide. C'est fatiguant! Elle n'est pas battue, elle n'a aucune marques sur le corps, elle est mieux habillée que bien du monde que je vois. C'est pas de mes affaires. Notre juridiction, elle est limitée. Quand il y a des marques de violence, d'agression, on peut alors intervenir mais on peut aussi se faire dire de se mêler de ses affaires. Où est-ce qu'arrête notre responsabilité? En général, je ne prends pas de chances, j'y vais et je reviens si nécessaire. Il faut regarder d'abord les étudiants, on peut voir des signes avant-coureurs chez un étudiant qui va décrocher. Tout un non verbal, une chance qu'il y a le non verbal! parce que sa langue, ça se peut qu'on ne la connaisse pas. Il faut les regarder nos étudiants.
Un climat de confiance ça va aussi s'établir à partir de l'exemple. Mes fils qui sont assez âgés, maintenant, je trouve qu'ils font des affaires. Quand ils étaient jeunes je trouvais qu'ils ne m'écoutaient pas souvent: " Je parle dans le vide, vous ne m'écoutez pas..." et je m'aperçois maintenant qu'ils font ce que je disais alors. "Vous m'écoutiez alors! Bien non, on t'écoutait pas, on ne se rappelle pas du tout de ce que tu disais, on se rappelle seulement de ce que tu faisais". Si c'est vrai à la maison, c'est vrai à l'école aussi. Un étudiant va venir se confier à nous s'il sent que c'est vrai, s'il sent tout ce non verbal.
Un étudiant qui s'intéresse à rien, ce n'est pas garanti qu'il va décrocher mais lui, il m'inquiète. Tout est plate, y a rien, vraiment rien nulle part qui l'intéresse. Si tout le monde est niaiseux, c'est dangereux! Un étudiant qui ne sait jamais pourquoi il pose certains gestes. L'élève qui est insaisissable, aussi inconstant qu'un nuage, vous ne savez pas ce qu'il pense. L'étudiant qui arrête de parler de l'école à la maison. Avant, il parlait de l'école: "tel professeur est chameau, jamais vu un épais de même! ". S'il en parle, c'est bon. Est-ce que votre enfant parle de l'école à la maison? "Il en parle tout le temps, il hait assez ça. Très bien, merci madame". Si un élève vient me provoquer dans mon bureau: "Ton cours de maths, ça ne me servira à rien". Je suis content qu'il prenne la peine de faire un détour pour venir me voir et de me dire ça. L'étudiant qui parle à la maison d'un autre qui a décroché, c'est alarmant. C'est un signe. Un seul signe ça ne veut rien dire mais tous mis ensemble: ça signifie souvent quelque chose. Un étudiant qui ne parle plus, plus un mot. L'explication facile: la peine d'amour mais ça peut être autre chose. Et on a autant de peine à 17 ans qu'à 60. On peut décider de laisser l'école avec un certain fracas parce qu'on n'est plus capable de voir la face de l'autre, plus capable de lui parler. L'étudiant qui fait toujours bande à part à qui il manque tout le temps 99 cents pour faire une piastre! Ca, ça m'inquiète. C'est pas garanti qu'il va laisser mais il faut y voir. Un étudiant qui présente des absences sélectives, de façon bien précise: il manque spécifiquement à tel moment de la semaine ou il manque telle matière. Ca, moi, je veux savoir qu'est-ce qu'il en est.
S'il y a une collaboration entre les parents et l'école, on va être capables d'y voir. Si les parents pouvaient comprendre comment l'école fonctionne, puis qu'est-ce qu'on y fait, puis qu'est-ce qu'on attend d'eux? Si les parents disent: "moi, dans mon pays, les étudiants partent à 6hOO et leurs devoirs sont faits, mon fils faisait de l'escrime, de la natation. Madame, il peut faire de l'escrime et de la natation: qu'il aille à Claude Robillard, nous on n'a pas de piscine à l'école". Elle ne le sait pas et elle dit qu'on est une école de sous-doués parce qu'il n'y a pas trois heures de devoirs après l'école. En effet, chaque pays a sa façon de faire mais il faudrait que ce soit expliqué. L'importance aussi de parler français pour toutes les autres matières, on donne l'exemple suivant: un étudiant qui serait unilingue anglais, scolarisé, si on lui faisait passer l'examen d'anglais du secondaire V, il y a de fortes chances de le caler parce que les consignes sont en français et sont exprimées avec un esprit de français et il pourrait tout simplement ne pas comprendre ce qu'on lui demande. et ne pas donner la bonne réponse. Alors c'est un anglophone et il coulerait l'examen d'anglais langue seconde, dans sa langue à lui, parce qu'il n'a pas compris ce qu'on lui demandait. En mathématiques, un prof dit: soustrayez 3 de 7 et vous avez droit à la calculatrice: il y a en beaucoup qui n'ont pas eu bon, en secondaire IV parce que soustrayez: ils ne comprenaient pas ce que ça voulait dire.
L'étudiant qui va me dire que tout ce qui arrive sur la terre de mal c'est à cause d'un autre! À la maison, ce n'est pas vrai que l'ami de ma mère me tombe sur les nerfs, que le voisin a fait du bruit toute la nuit, que le chien a jappé, que ça sent mauvais dans ma chambre et que je n'ai pas dormi, et toutes les folies que vous ne pouvez imaginer... mais à l'école tout ce qui arrive à l'étudiant, c'est son affaire, ça dépend de lui. C'est pour ça qu'avec de bonnes observations on peut voir si ce que l'étudiant pose comme gestes, ça a de l'allure. L'étudiant qui ne se sent pas capable de faire ce qu'il y a à faire: il n'est jamais capable. Il faut toujours que les professeurs soient là pour lui dire mais oui c'est bon, c'est bon, ça masque à peine un autre problème qui n'est peut-être pas de notre compétence. Un étudiant qui déteste passivement tout le monde, tout le monde est plate sur la terre, y compris lui même en d'autres mots, il n'a aucun intérêt: il y a un problème. Un étudiant qui a au moins une passion: passion pour la musique, pour le sport, pour les femmes...il peut laisser l'école mais s'il a une passion, il peut revenir. S'il n'y a rien qui l'intéresse alors là? Un autre étudiant qui m'inquiète beaucoup au niveau du décrochage, c'est l'élève dont on ne peut jamais rejoindre les parents. Comme si les parents avaient décrochés eux mêmes. Ses parents sont tout le temps occupés et pour de vraiment bonnes raisons. Quelle importance leur fils a-t-il? Pensez-vous que le fils ou la fille ne s'en rend pas compte?
Ce que je veux vous communiquer, c'est que jamais dans la vie d'un jeune, il va avoir une concentration de garçons et de filles de son âge comme à l'école. Où il n'y a pas de hiérarchisation, tout le monde est sur le même pied ou à peu près, et où, si tu as fait une erreur: trois mois après, il n'y a rien là... Il faut que les parents de ces enfants décrocheurs sachent qu'il y a encore de l'espoir: nos étudiants nous le prouvent tous les jours.