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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 5, numéro 36, mars 1994 |
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Madame Rose-Andrée Gagnon
Infirmière
CLSC Chateauguay
Prévenir la maladie des enfants dans les familles pauvres voilà bien une tâche qui assurément parait insurmontable!
Si j'ai choisi de vous parler des étapes de croissance et de développement de l'enfant à partir du sein de sa mère, c'est que je crois vraiment que c'est là que débute la vraie prévention. Nous suivrons l'évolution des enfants et de leur famille à travers la petite enfance, l'enfance et l'adolescence, pour arriver à l'âge adulte.
De multiples facteurs familiaux, sociaux et comportementaux en influenceront les issues, mais avec un peu d'aide et de support, les parents pourront être et demeurer maîtres d'oeuvre de l'éducation de leurs enfants. En donnant sa place à l'enfant dans notre société, en convainquant les pères de prendre leurs responsabilités vis-à-vis leur paternité, on fait la meilleure prévention qui soit. Il ne faut pas oublier les responsabilités du gouvernement pour contrer la pauvreté dans nos milieux et dans nos familles. Il ne faut pas rester inerte devant les fléaux que vivent nos jeunes actuellement: drogue, alcool, prostitution, violence, délinquance, suicide, itinérance etc...
On doit investir temps et argent afin qu'ils retrouvent l'estime d'eux-mêmes et prennent en main leur vie. Cependant on doit leur aménager des espaces tout en leur donnant des moyens de mieux faire face aux difficultés qu'ils auront tout au long de leur vie, ils sentiront que vivre en vaut la peine! Ils auront une espérance de vie et de réalisation d'eux-mêmes!
Quand on pense pauvreté, habituellement on pense au plan monétaire, mais la pauvreté c'est dans tous les domaines de la vie.
"Sont pauvres tous ceux qui vivent en deçà du seuil de pauvreté, c'est à dire: ceux qui utilisent 58,5% de leurs revenus (20% de plus que la moyenne) aux besoins vitaux: (nourriture, logement, vêtements). Conseil national du Bien être Social 1985"
Ce sont les jeunes familles, les familles monoparentales, surtout celles qui ont plusieurs enfants, celles qui vivent de l'aide sociale, du chômage ou du salaire minimum.
"Au Québec, près d'un million de Québécois vivent sous le seuil de pauvreté dont environ 600,000 arrivent à peine à satisfaire leurs besoins élémentaires. (Conseil de planification et de développement, 1981)."
"En plus d'être privées d'un revenu suffisant, les populations pauvres sont souvent peu scolarisées, sans travail, en mauvaise santé, obligées de vivre dans des logements insalubres ou inadéquats, privées des conditions essentielles à l'intégration minimale à la société."
En mai 1986, 67% des familles québécoises, recevant des prestations d'aide sociale, étaient sous la responsabilité d'une femme et plus du tiers d'entre elles (35%) avaient moins de trente ans.
Cette pauvreté monétaire engendre plusieurs autres formes de pauvreté qui sont interreliées. La perte d'estime de soi, la violence verbale, physique, sexuelle ou monétaire. La drogue, l'alcool, la prostitution, la malnutrition, le vol, le décrochage scolaire, la fugue, la grossesse à l'adolescence, la délinquance, déviance, marginalité, itinérance, phénomène de "gang" et suicide etc. La carence affective qui est à l'origine de tous ces problèmes ainsi que le manque d'estime d'eux-mêmes sont les causes directes de la misère sociale qui se perpétue de génération en génération.
"Au Québec 315,000 enfants sont pauvres ou très pauvres: le revenu de leurs parents est de 40% en dessous du seuil de la pauvreté. Ce sont dans les grandes villes comme Montréal, Trois-Rivières, Sher-brooke qu'on en retrouve le plus grand nombre. Au moins un enfant sur quatre ne mange pas à sa faim à Montréal dit Marcel St-Jacques, coor-donnateur de l'éducation en milieu défavorisé au conseil de l'Ile de Montréal. Dans les quartiers multi-ethniques, les enfants n'ont souvent qu'une poignée de riz pour le dîner. Près de 70% des élèves de l'école Enfant soleil à St-Laurent vivent sous le seuil de la pauvreté."
Selon Monique Desmarais enseignante, École Hochelaga "dans ma classe 18 élèves vivent dans une famille monoparentale et trois dans un foyer "normal" tous les autres sont en foyer nourricier.
La mortalité infantile ou périnatale est étroitement liée aux facteurs de risques des femmes enceintes de milieu défavorisé. Moins de neuf ans de scolarité 8.2% comparé à 5.9% pour 17 ans de scolarité. Les femmes non mariées, le double de mortalité post néonatale que les femmes mariées. La mortalité infantile 13 pour 1000 dans les zones pauvres et 7 pour 1000 dans les zones riches à Montréal.
"Au Québec, les nouveaux-nés des mères ayant moins de neuf ans de scolarité sont 1 1/2 fois plus fréquemment prématurés, 2 fois plus fréquemment plus de petits poids à la naissance et 3 fois plus fréquemment atteints de retard de croissance intra-utérine."
"Les populations québécoises défavorisées ont des taux de petits poids de naissance comparables à ceux des pays du tiers monde, de l'Amérique Latine et de l'Océanie. (OMS, 1980)."
Selon quelques auteurs, les facteurs sociaux mesurés par une mauvaise condition physique, une alimentation déficiente et le tabagisme, expliqueraient de 30 à 65% des cas de petits poids à la naissance. Les conséquences pour la famille sont énormes, car il y a un risque de décès 40 fois plus élevé en période néonatale et 5 fois plus élevé en période post néonatale. Deux tiers des décès en période néonatale surviennent d'ailleurs chez les enfants de petits poids de naissance (Mc Cormich, 1985). S'ils survivent grâce aux unités néonatales, on remarque plus d'anomalies congénitales, plus de problèmes sensoriels et neurologi-ques et une moins bonne croissance. La croissance staturopondérale est particulièrement affectée par le retard de croissance intra-utérine.
Alors en faisant un survol de ce qui vient d'être dit par apport à la pauvreté, les enfants qui naissent dans ces conditions n'ont déjà pas les chances de survie et de réalisation qu'ont ceux qui naissent dans de meilleurs conditions de vie. Ils sont plus susceptibles d'avoir toutes les carences vitaminiques et toutes les maladies associées à la pauvreté, la malnutrition et au tabagisme: soit l'anémie, l'hypoglycémie, les maladies infectieuses et respiratoires "asthme, pneumonie, à répétition" parce qu'ils n'ont aucune résistance. Toutes les limitations dues aux handicaps physiques et intellectuels. Toutes les carences affectives conduisant des troubles psychologiques aux troubles psychiatriques.
Comme mieux vaut prévenir que guérir, tout en étant conscient de la situation des pauvres, tant des adultes que des enfants, auxquels il faut donner les services et les soins appropriés. Il est temps que nous nous penchions sur la périnatalité et la grossesse. Rejoindre les femmes enceintes, spécialement celles qui sont le plus à risque de donner naissance à des bébés de petits poids. Le travail multidisciplinaire est prioritaire et nous devons offrir les programmes O.L.O. systéma-tiquement à toutes celles qui en ont besoin. Une visite aux deux semaines par la nutritionniste et une visite de l'infirmière intercalée tant que celle-ci en aura besoin. On référera à l'A.R.H. en cas de nécessité. Il faut investir temps et argent à la prévention pour éviter que les bébés naissent de petits poids ou préma-turément. Si possible voir régulièrement la mère à la maison car c'est vraiment là qu'on la connaîtra de façon différente, dans son milieu avec ceux qui gravitent autour d'elle. Il n'est pas rare lors des visites, qu'il y ait plein de monde dans la maison, au début surtout.
Pour que notre intervention durant la grossesse soit efficace il est important de ne pas les abandonner dès la naissance de leur enfant, mais de les visiter très tôt après la naissance et au besoin par la suite. Les référer pour de l'aide maternelle: soutien d'auxiliaire familiale ou psychosociale si jugé nécessaire. Supporter l'allaitement maternel, leur donner accès aux cliniques de nourrissonx pour information, questions, poids du bébé, pour socialiser et rencontrer d'autres parents etc... Rendre nos services accessibles et flexibles, que les intervenantes soient disponibles, qu'elles répondent le plus vite possible à leurs appels, qu'elles ne lésinent pas sur une visite quand c'est nécessaire, qu'elles supportent, qu'elles renforcent leur rôle de parent dans tout ce qu'ils font de bien.
Si nous voulons améliorer la condition de vie de ces enfants et leur situation familiale il faut convaincre les pères de prendre leur place. S'ils prennent en main leur responsabilité et leur paternité, leurs droits et leurs devoirs, alors les choses changeront pour leurs enfants et on les aidera à s'en porter mieux.
En faisant de la prévention pour un enfant dans le sein de sa mère, on lui donne la chance de naître avec 2500 grammes ou plus. Il sera en meilleure santé, pleurera moins, ses parents en seront fiers et des liens solides se tisseront graduellement. En aidant les futurs parents à rebâtir l'estime d'eux-mêmes, vous faites de la prévention de la violence familiale et vous investissez dans le devenir de leurs enfants.
Dans la petite enfance il est très important d'être présent dans les périodes de besoins intenses soit: 0 à 3 mois, période de coliques et de pleurs et fréquemment les papas perdent patience parce qu'ils croient que leur conjointe ne sait pas prendre soin d'un enfant et s'ils essaient ils n'y réussissent pas mieux, alors l'enfant doit être malade etc...etc.. On doit les aider à dédramatiser et à trouver de petits moyens ou les bons côtés du bébé surpasseront les mauvais. De la grossesse à 2 ans il faut stimuler les tout-petits, entourer les mères et convaincre les pères.
Entre deux et quatre ans, préparer la réussite et l'intégration sociale. Il incombe aux parents d'accompagner leur enfant dans sa croissance et son apprentissage. Ils sont les maîtres d'oeuvre de son développement. Et pour ça il faut un support à la paren-talité. Devenir et être parents fait appel à une solidarité et une responsabilité collective.
Alors que faire? Dans notre CLSC il y a une activité qui s'appelle dépistage 3 ans (D3) qui fait le lien entre la fin de la vaccination et l'entrée à l'école. Ce dépistage du langage, de l'audition, de la vision, du comportement de l'alimentation etc.. permet d'en dépister un certain nombre, tout en leur offrant les ressources. Nous espérons qu'ils s'en prévalent pour leurs enfants, nous ne pouvons pas les forcer. On les encourage fortement à nous rappeler au besoin.
Puis c'est l'entrée à la maternelle et de là ils seront suivis par les enseignants, les éducateurs et les infirmières des écoles jusqu'à l'âge adulte.
Il faut dans les programmes du Ministère de l'éducation du Québec que soient véhiculées les valeurs telles que: "La justice, le respect de soi et des autres, l'amour, l'authenticité, la responsabilité, la liberté, le respect empathique d'autrui et de ses idées, la recherche de la vérité, le jugement critique, le respect de la vie, le sens d'appartenance à la collectivité, la démocratie, l'esprit d'équipe, l'intériorité et la gratuité."
Pour intervenir auprès des jeunes et de leurs parents, il est essentiel d'établir et maintenir une relation de confiance si possible intervenir avant qu'un problème ne se produise: assurer la continuité en favorisant l'établissement des liens intimes entre les intervenants et la clientèle. Intervenir avec intensité en ayant des objectifs clairs, peu nombreux et cohérents. Opter pour la souplesse en s'adaptant aux besoins des personnes visées. Respecter les valeurs et miser sur les compétences de la clientèle, les impliquer dans nos projets car cela les concerne. Éviter d'étiqueter en prétendant les aider car certains groupes formés dans une bonne intention, leur revoie une image négative. Ils seront affligés et fuiront. Profiter des transition, mariage, grossesse, naissance, divorce, déménagement, maladie, hospitali-sation etc... en les soutenant et les aidant à s'adapter. Adopter une gestion de soutien en favorisant la mise en commun des expériences et en encourageant la formation de groupes de soutien pour briser l'isolement. Viser la concertation des ressources pour éviter le gaspillage et favoriser les innovations. Associer du personnel compétent pour la formation, l'encadrement et la stabilité des personnes engagées. Etre patient, l'atteinte des objectifs peut ne se manifester qu'après quelques années. Évaluer, s'interroger sur les objectifs, les moyens et les critères nécessaires pour la réussite d'un programme. Financer adéquate-ment, car c'est la stabilité qui est le principal critère de réussite. Viser la concertation entre les ministres, pour éviter les dédoublements et les incohérences et favoriser l'harmonie des ressources disponibles.
Prévenir en favorisant les actions visant à empêcher la dissolution du couple. Développer des programmes à l'intérieur des familles recomposées, exemple: groupe d'entraide, groupe de support. Identifier les familles à risque en évitant d'étiqueter. Développer des programmes pour les enfants et les adolescents, spécifiquement pour les familles monoparentales, permettre aux jeunes d'être en contact dans leur vie avec un modèle de sexe opposé "Grands frères ou grandes soeurs". Développer des programmes d'intervention curative auprès des parents. Spécialement ceux qui consomment alcool ou drogue.
Utiliser les vidéos "Les enfants divorcent-ils?", "Séparation ou divorce, les enfants d'abord" (1986) ONF, "On a plus les parents qu'on avait" a utiliser avec guide d'animation pour aider les jeunes et les parents à passer à travers cette étape.
"Par l'adoption d'une politique de plein emploi, la formation professionnelle associée aux partenaires des marchés du travail, le partage intergénérationnel des postes de travail, , en rehaussant les programmes financiers destinés aux enfants, en adoptant un plan d'accroissement des logements sociaux, en instaurant un système de fixation et de perception automatique de la pension alimentaire et finalement de considérer par tous les partenaires du réseau la pauvreté comme une priorité tant dans la répartition que dans les modes d'utilisation des ressources."
"Contrecarrer les effets de la pauvreté auprès des enfants, des familles et des milieux qui n'auront pas encore l'occasion de bénéficier d'un projet d'équité sociale et contrecarrer les effets des problèmes sociaux.
Investir sur l'aide à apporter aux parents qui ont de la difficulté à s'acquitter de leur tâche par manque d'habileté, de ressources ou des problèmes personnels.
Offrir des services de consultation et de prévention et des activités de groupe incluant les parents et favoriser le travail en équipe multidis-ciplinaire pour le suivi des enfants et des familles en difficulté.
Prévenir la marginalisation des jeunes en: En améliorant le milieu de vie de l'école. En prévenant le décrochage scolaire. En créant des liens entre l'école, la communauté et les parents. En créant des groupes d'entraide par les pairs. Encourager et faciliter la création de services de soutien aux enseignants. Favoriser une sexualité responsable, réviser ce qui existe déjà. Maintenir les maisons des jeunes. Prévenir le suicide par des programmes de santé mentale. Prévenir les problèmes de drogues, MTS, grossesses non désirées. Intégrer les jeunes immigrants provenant de pays en voie de développement. Porter une attention particulière aux élèves en adaptation et en apprentissage. Favoriser le travail de la clinique jeunesse. Intervenir dans les milieux pour les jeunes en détresse. Désamorcer les situations d'abus: exemple (prostitution réseau). Clarifier le rôle et l'intervention des CLSC. , des écoles. Définir les interrelations entre CLSC et écoles; entre CLSC et la D.P.J. Miser sur les interventions dans le milieu pour les problèmes de santé prioritaires, c'est à dire: traumatismes routiers, suicide, MTS/SIDA, négligence et abus, alcool, tabac, cannabis et autres drogues. La poursuite de la grossesse - choix difficile - donner l'information demandée mais respecter leur choix. I.V.G. peut faire le suivi et aider au processus de deuil.
Enfin espérons que ces bases d'une société meilleure pour nos jeunes et leurs parents, dont nous avons parlé ici ne soient pas que voeux pieux mais qu'elles prennent corps et se réalisent de plus en plus. Que chacun des intervenants, dans quelque milieu de travail qu'il soit, prenne en main la place qu'il veut donner à l'enfant, qu'ils soient supportés par les intervenants psychosociaux, les directeurs de programmes.
Il faut arrêter de mettre sur le dos des pauvres, la responsabilité de leur pauvreté. Que tous les intervenants, tous les directeurs, tous les P.G., tous les ministres et tous les décideurs se penchent sur ce problème pour diminuer l'écart entre les pauvres et les mieux nantis. On assiste souvent impuissants à ce que toutes les coupures à la mode depuis quelque temps, soient faites sur leur dos. Les riches étant de plus en plus riches avec toutes leurs exemptions, et les pauvres de plus en plus pauvres avec toute leur impuissance. C'est ridicule! Et nous de la classe moyenne on s'appauvrit aussi, à ce rythme, à quand ça ira pour que ça nous arrive aussi?
"La pauvreté est humiliante, tout individu, au-delà des besoins de base, a droit à un revenu suffisant, à des conditions de vie décentes, à un emploi qui respecte des conditions humaines et à l'éducation sans discrimination. Ces conditions détermineront la capacité de l'adulte à donner naissance à un enfant en santé et à remplir adéquatement son rôle de parent." Il est urgent de revoir les lois d'application du B.S. et du chômage.
Nous avons exploré la pauvreté et son impact sur les familles pauvres spécialement au cours de la grossesse et pendant le long parcours de l'enfant de la naissance à la maturité. Nous avons vu les moyens d'intervention pour prévenir la maladie physique, intellectuelle et psychologique des enfants et de leur familles, spécialement dans les milieux défavorisés.
Beaucoup a été dit à cet égard mais dans les faits beaucoup reste à faire pour que nos actions soient vraiment efficaces pour contrer les fléaux que vivent aujourd'hui beaucoup de nos enfants:
"Pauvreté, recomposition et violences familiales apparaissent fréquemment au tableau des conditions qui augmentent le risque de l'abandon scolaire, ou encore des troubles de comportement, de la délinquance, de la toxicomanie, quand ce n'est pas carrément du suicide."
Que chacun de ceux qui ont à travailler de près ou de loin pour les populations, aient en tête la place que doit occuper l'enfant au centre de nos préoccupations, afin que ceux-ci puissent enfin espérer en un monde meilleur.
Qu'ils aient une place dans notre société, une place pour vivre, un toit sur la tête, de la bouffe dans leur ventre et dans leur frigidaire, qu'ils puissent se vêtir adéquatement selon les saisons. Qu'ils aient droit à leur dignité. Qu'ils aient le droit de penser et d'agir de façon différente de nous, qu'ils aient autant de chance de naître égaux et en santé, qu'ils soient éloignés de la misère et de la dégradation, qu'ils aient du support, lorsqu'ils en ont besoin, qu'ils puissent rebâtir l'estime d'eux-mêmes aussi- tôt que possible dans leur vie et qu'enfin leurs parents puissent en grand nombre trouver un travail valorisant et décent pour pourvoir aux besoins de leur famille.
Des collaborations sont nécessaires à tous les niveaux, partant de la personne jusqu'aux instances décisionnelles du plan local, sous-régional, régional au plan national. Véritables clés du succès de la Politique, ces collaborations nécessitent dans tous les milieux une concertation dynamique et un dialogue interprofessionnel."