![]() |
Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
|
Pensons famille |
Volume 6, numéro 40, octobre 1994 |
|
Allocution d'ouverture
Monsieur
René Pagé,
président du Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec
Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec entreprenait le 22 septembre dernier une série de rencontres d'automne qui se voulait un dernier témoignage de l'Année internationale de la famille 1994.
Beaucoup a été fait au cours de cette année. De nombreuses activités familiales s'y sont déroulées. Que restera-t-il de tout cela en janvier 1995 ?
L'une des préoccupations majeures du Regroupement au cours de la dernière année a été de participer étroitement à la «confection» du 3e plan d'action en matière de politique familiale. Depuis mars dernier, en effet, nous avons été très actifs à la table des organismes familiaux qui, avec la collaboration des autres tables (table de l'éducation, du travail, du municipal, des ministères, de la santé et des services sociaux), seront responsables du contenu du 3e plan dont le dépôt est à prévoir en fin d'année 1994 ou au début de 95.
Nous avons apporté une collaboration particulière dans la recherche d'un équilibre familial idéal et nous nous sommes dit que cet équilibre devrait trouver sa source d'abord dans l'enfance. À la lumière du rapport «Un Québec fou de ses enfants», nous avons recherché les moyens de réunir l'enfance et la famille.
La Conférence prononcée jeudi le 15 septembre par monsieur Camille Bouchard dans la série des Grandes conférences de l'Année internationale de la famille traite éloquemment de la solitude de l'enfant et de l'adolescent élevé dans un monde de plus en plus «hostile» à leur égard. Comment renverser la vapeur? Des expériences positives sont en cours : elles sont peu connues et peu nombreuses... il faut qu'elles se multiplient si l'on veut que le monde de l'enfance, de l'adolescence et de la famille retrouvée regroupent leurs forces pour assurer le plein épanouissement de chacun de ses membres.
Ce matin du 22 septembre nous plongions dans ce monde de l'enfance et de l'adolescence qui ont temporairement «abandonné» le milieu familial. Aujourd'hui, nous demeurons dans ce monde de l'enfance jusqu'à un certain point puisque que nous parlons d'intergéné-ration. Le Regroupement n'en n'est pas à sa première expérience dans ce domaine. L'an dernier , au cours de cette même Semaine nationale de la famille, ces jeunes d'Huberdeau étaient venus eux-mêmes nous relater leurs rencontres avec le Club de l'âge d'or de la région. Ce furent des témoignages émouvants où on s'assura que l'intergénération était possible.
Le Regroupement est heureux, par la suite, de travailler conjointement à la création de la Maison des grands-parents de Villeray. Son directeur exécutif se joignit aux membres du Conseil d'administration de la Maison.
Je ne voudrais pas m'allonger davantage sur les réalisations du Regroupement. Je désire cependant rappeler que pour nous du Regroupement, la politique familiale ne peut être poursuivie et atteinte sans tenir compte de la population aînée et des jeunes. La famille, c'est aussi ses membres et nous devons témoigner de cette réalité à ceux et à celles qui ont pour mission de bâtir la politique familiale québécoise. Il me fait plaisir de laisser la parole à une grande dame de chez-nous, madame Jeannine Sutto, coprésidente du Comité québécois de l'Année internationale de la famille 1994.