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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 6, numéro 40, octobre 1994 |
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Semaine Québecoise de l'alphabétisation
Tel était le thème d'une journée de rencontre avec des spécialistes de l'alphabétisation pour vous aider dans vos intervention s auprès des familles.
La Fondation québécoise pour l'alphabétisation, en collaboration avec le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec ont organisé cette journée de colloque remplie d'informations et de surprises. Voici les différents thèmes abordés lors de cette rencontre :
Prévenir l'analphabétisme: une action de concertation avec les familles
Madame
Sylvie Roy
Recherchiste
en alphabétisation
Ministère de
l'Éducation
Plusieurs études montrent que l'échec et l'abandon scolaires sont plus présents dans les milieux défavorisés. L'analphabétisme aussi;. des parents peu scolarisés, faibles lecteurs, auront moins tendance à lire des histoires à leurs enfants, à les éveiller au plaisir de lire, à les soutenir dans leur démarche scolaire. Peu habitués à manipuler des livres , à apprivoiser les lettres et les mots, ces enfants arrivent à l'école plus susceptibles de connaître un retard scolaire.
Comment aider les familles à développer des habitudes de lecture? Comment aider ces parents à devenir confiants dans leur rôle d'éducateurs? L'apprivoisement de la lecture est-il seulement l'affaire de l'école primaire? Comment insérer ce volet d'éducation alphabétisation dans votre travail auprès des familles? Quels sont nos partenaires dans le milieu?
Cet atelier sur la prévention tente de démontrer comment l'analpha-bétisme se perpétue de génération en génération et quelles sont les actions possibles de prévention que nous pouvons greffer à nos activités.
L'alphabétisation familiale et l'interculturel
Madame
Virginia Hall Ngom et madame Chantal Ouellet
Formatrices
en alphabétisation et coopérantes
Des recherches aux États-Unis, au Canada et au Québec ont démontré qu'il est possible de changer le niveau de performance des enfants en intervenant sur le contexte social de l'apprentissage. L'alphabétisation familiale se traduit par un ensemble d'actions concrètes pouvant être entreprises auprès des familles et par elles-mêmes. L'alphabétisation peut se vivre de différentes façons selon l'origine culturelle de la famille.
Lors de cette présentation, nous examinerons la manière dont l'éducation peut être perçue à l'intérieur des groupes culturels différents : valorisation de l'éducation, la hiérarchie, le degré d'intégration ou d'acculturation de la famille. Quel membre en est responsable? Comment répondre à des besoins aussi divers?
Les indices d'analphabétisme : comment reconnaître une personne analphabète?
Madame
Jocelyne Bélec-Fafard
Directrice
adjointe
Commission
scolaire Les Écores
Laval
Une personne analphabète a développé des comportements qui lui permettent de cacher ou de contourner son problème. Elle n'ose pas avouer une situation dont elle a honte, de peur de perdre l'estime des autres. La personne analphabète a tendance à taire son incapacité ou sa difficulté à lire et à écrire.
Au cours de cette présentation nous découvrirons des indices révélateurs, nous entendrons des témoignages de personnes qui ont vécu ces difficultés et nous discuterons quelques façons de dépister et d'aborder la personne présentant des problèmes d'analphabétisme.
La lisibilité ou comment rejoindre 40% de personnes par écrits!
Madame
Florence Du Crest
Conseillère
pédagogique
à l'éducation des adultes
Chaque organisme a, à sa disposition, un certain nombre de moyens pour rejoindre la population qu'il vise.
Le moins coûteux est l'écrit. Hélas, 40% des adultes lisent peu ou mal.
Lors de cette présentation, vous apprendrez comment faire pour rendre vos écrits plus rentables en écrivant simplement.
Les coûts sociaux économiques et démocratiques de l'analpha-bétisme
Madame
Louise Miller
Fédération
des travailleurs du Québec
Savoir lire implique que l'on comprend ce qui est écrit. Etre incapable de lire et d'écrire, c'est être exclu d'un mode de communication de plus en plus présent dans nos vies. Normalement, choisir d'écrire, c'est décider d'entrer en communication avec les autres. Lorsque l'on choisit d'écrire dans un jargon, une langue de bois qui n'est accessible qu'aux personnes les plus scolarisées, on décide de restreindre le droit à l'information à une élite et par le fait même d'étendre les balises qui définissent l'analphabétisme fonctionnel. Et les coûts sociaux, économiques et démocratiques qui en découlent sont considérables, pour ceux et celles qui le vivent, mais aussi pour l'ensemble de la société.