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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 6, numéro 41, décembre 1994 |
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Bien chers amis,
Le 18 novembre 1993, lors du rapport annuel des activités 92-93, je vous donnais les perspectives de travail 93-94. Voyons si les perspectives de travail ont été réalisées.
On peut répondre à ce premier sujet que le Regroupement a été très actif. J'ai moi-même assumé un poste à l'exécutif du Bureau québécois de l'Année internationale de la famille tandis que plusieurs membres du Conseil, Jacqueline Desjardins, Michel Pichette, Diane Roy Richard Sarrasin ont été actifs sur différents comités du Bureau ou différentes tables créées par le Bureau.
La préparation du contenu pour le troisième plan d'action en matière de politique familiale
Là encore, nous pouvons démontrer l'apport considérable que nous avons apporté à1'élaboration du 3ième plan. Dés le 18 mars dernier, soit à la session d'ouverture des activités relatives au 3iéme plan, nous étions présents et commentions activement le document initial du Secrétariat à la famille sur ce 3ième plan. À la fin de mai, nous tenions une assemblée générale spéciale sur les projets que nos organismes membres et nous-mêmes avions l'intention de réaliser au cours de ce 3e plan.
Notre participation à la Table des organismes familiaux et aux nombreuses réunions qu'elle tint ne se démentit aucunement et nous sommes fiers de la trentaine de projets que le Regroupement et ses membres présentèrent à cette table.
L'étude que nous avons entrepris dernièrement sur l'ensemble des projets des autres tables (éducation, santé et services sociaux, municipalités, ministères, travail) se poursuit actuellement et requiert beaucoup de notre temps. Nous croyons toutefois important de s'y donner car l'instrument privilégié de la politique familiale passe par ces plans d'action.
Nous avons poursuivi avec assiduité notre présence auprès des aînés, particulièrement auprès de la Maison des Grands Parents de Villeray où notre secrétaire agit en tant que secrétaire du Conseil d'administration de la Maison. Nous avons donc été très actifs auprès de cette population par le truchement notamment de cette Maison de Grands Parents de Villeray. Rappelons que cette dernière a obtenu un projet du Fonds Famille, l'un des 21 projets acceptés parmi les quelques eux cents projets soumis à ce Fonds. Inutile de vous dire que le Regroupement a donné beaucoup de temps et a voué beaucoup d'énergie à la cause des aînés dans notre société.
Le Regroupement a entretenu, au cours de la dernière année, de très nombreux contacts avec les communautés. On se souvient sans doute de la fête dixième anniversaire qui se déroulait en mars 94 suite à une rencontre interculturelle tenue d'ailleurs dans cette même salle.
Cette rencontre interculturelle a été suivie d'une vingtaine d'entrevues avec diverses communautés et nous avons tenté, lors de ces entrevues tenues dans les milieux ethno-culturels, d'apporter les leaders de ces communautés à se préoccuper entre autres du plan d'action en matière de politique familiale. Nos efforts ont été bien reconnus publiquement dans ce domaine puisque le Regroupement a obtenu en mars 94, le prix décerné conjointement par l'Association pour l'éducation interculturelle du Québec et la Fédération internationale du secours et de l'amitié, prix décerné pour les efforts de rapprochement interculturel réalisés par le Regroupement en 93-94.
Encore aujourd'hui, nous tenions une session au cours de cette Semaine interculturelle portant sur le défi de l'intégration. Enfin notons que nous avons toujours une représentante sur le comité de la CECM en matière de relations interculturelles, madame Sonja Susnjar
Une dernière priorité 93-94 nous fixait comme objectif de tenir une ou quelques rencontres avec nos organismes membres pour analyser avec eux la situation des familles du Québec ainsi que celle des organismes communautaires. Quant à ce dernier sujet, notons que nous avons créé avec nos principaux partenaires familiaux un comité sur le financement des organismes familiaux. Quelques réunions ont été tenues à date et une rencontre a même été tenue avec les fonctionnaires du Service de soutien aux organismes communautaires du ministère de la Santé et des Services sociaux. Ce comité doit poursuivre ses délibérations avec le nouveau gouvernement.
Quant à notre analyse projetée sur la situation des familles, notre feuille de route d'activités prouve amplement notre intérêt à ce sujet. Nous y reviendrons dans un instant. Rappelons aussi que notre engagement dans le processus d'élaboration du 3ième plan d'action témoigne éloquemment de notre intérêt a la vie des familles québécoises.
Voilà donc ce qu'étaient nos priorités 93-34.
1.Notre Conseil d'administration s'est réuni à 8 reprises. Je profite de l'occasion pour remercier ces membres du conseil pour leur assiduité aux rencontres, pour leur engagement et leur détermination. Avec eux et grâce à eux, je peux être fier du travail accompli en 93-94 par le Regroupement.
2. Notre bulletin Pensons famille a poursuivi sa parution régulière, huit numéros ont été publiés depuis la dernière assemblée annuelle et font état des nombreuses activités tenues en cours d'année. Réaliser cette publication régulièrement est un tour de force hors du commun, vous pouvez m'en croire !
3. Nos activités ont été nombreuses et fort diversifiées. Énumérons-les et vous serez en mesure de porter un jugement sur les réalisations 93-94 du Regroupement
Outre ces nombreuses activités, le Regroupement s'est présenté au cours de la dernière année à deux commissions parlementaires, l'une sur l'aide juridique au Québec, l'autre sur la loi du Conseil de la famille. Les deux documents produits lors de ces commissions, ont été publiés dans notre bulletin Pensons famille.
5. Il est toujours fastidieux de faire part lors d'un rapport annuel de toutes les représentations que l'organisme a dû faire. Comme vous le savez, l'Année internationale de la famille que nous vivons présentement a été cause de très nombreuses rencontres auxquelles de façon générale nous avons assisté. Nous avons aussi collaboré régulièrement avec le Conseil de la famille et le Secrétariat de la famille (notamment dans la préparation du 3iéme plan). Nous poursuivons également notre participation à la préparation du 3ième symposium de recherche sur la famille qui se tiendra à Trois-Rivières en novembre 95.
6.Nous avons été heureux en cours d'année d'accepter à notre membership treize nouveaux organismes membres. Le dynamisme du Regroupement se manifeste ainsi dans tous les milieux de vie.
Quelles seront les priorités de travail du Regroupement pour la prochaine année ? II est toujours hasardeux de prévoir le nombre de nouvelles priorités qui nous conduiraient à délaisser le focus principal de notre objectif majeur à savoir : Doter le Québec d'une politique familiale globale.
Au moment de notre fondation en 1983, tel était notre but et vous, organismes membres, vous avez voulu vous joindre à nous pour nous aider à réaliser ce but. Or, nous sommes d'abord conscients que nous devons exister pour remplir cette mission d'assurer aux familles du Québec des politiques qui leur permettront de vivre une vie familiale la plus épanouissante possible.
1.Notre première priorité sera donc de réaliser les engagements que nos organismes et nous-mêmes nous nous sommes engagés à remplir dans le 3ième plan d'action en matière de politique familiale. Ce troisième plan sera déposé en mars prochain et d'ici là il nous reste beaucoup de travail à faire pour identifier, évaluer, et, dans certains cas, collaborer aux engagements des autres tables qui travaillent à préparer le 3ieme plan.
2. Notre deuxième priorité nous engage à poursuivre notre collaboration à différents comités.
A. Le comité d'orientation et de coordination de la Recherche sur la famille :
Nous faisons partie de ce comité qui a son siège social à Trois-Rivières. Le comité réunit à participation égale des chercheurs, des maisons d'enseignement du réseau parapublic et des familiaux : Mme Manon Bourbeau de Parents Secours du Québec, M. Denis Perreault, Confédération des organismes familiaux du Québec et notre directeur exécutif forment la délégation des familiaux.
Déjà deux symposiums ont été réalisés. Un troisième sera tenu en novembre 1995. Nous croyons qu'il est important que les gens qui s'intéressent à la famille soient présents dans ce comité et partagent leur avis avec des chercheurs du domaine. Notons en terminant que ce comité a maintenant un secrétariat à plein temps.
B. Nous nous devons de poursuivre notre collaboration à la Semaine de la famille québécoise.
Notre collègue, Richard Martin nous a représentés au cours des dernières années sur le comité québécois. Le comité québécois de la Semaine nationale de la famille a depuis 10 ans accompli une tâche admirable. Voilà un moment familial fort qui atteint son point culminant en octobre de chaque année.
C. Le prix de la famille
Déjà depuis quelques mois, nous avons collaboré à un travail de comité regroupant la Fédération des unions de famille, la Confédération des organismes familiaux du Québec, la Fédération des associations de familles monoparentales du Québec et auquel le Conseil de la famille joue un rôle d'aviseur. Michel Pichette agit sur ce comité à titre de représentant du Regroupement. Le travail est très avancé de telle sorte qu'on peut espérer pour 1995 la première remise d'un prix aux médias pour un article ou un document visuel valorisant de façon admirable le milieu familial.
3. Notre travail auprès des jeunes et des adolescents et de leurs familles
Il nous faut poursuivre ce travail. L'été dernier, grâce a un défi étudiant, Anik Beaudoin nous a dressé un sommaire de perspectives de travail auprès de la jeunesse. II y est question dans le rapport de ce défi, de décrochage, de violence, de pauvreté et de toxicomanie. Nous avons déjà réalisé quelques rencontres sur l'un ou l'autre de ces sujets. II reste plusieurs thèmes à considérer et nous avons l'intention de le faire dans ces prochains mois.
4. La Réforme Axworthy
Pour qui s'intéresse à la famille, la Réforme Axworthy ne peut laisser indifférent. Aussi envisageons-nous de participer selon nos moyens au débat qui s'engage dans cette réforme.
Les questions d'aide sociale, d'assurance-chômage et d'allocations familiales touchent évidemment les familles québécoises et touchent aussi ies jeunes. Nous désirons donc revoir ces questions du point de vue des jeunes et aussi de jeunes familles. Nous considérons entre autres le point de vue des familles moyennes dont le fardeau financier ne cesse de peser. Déjà, nous avons établi des premières discussions avec le professeur Vaillancourt de l'UQAM et devons poursuivre nos contacts avec son groupe d'ici peu.
5. Le financement des organismes communautaires
Il ne s'agit pas d'une nouvelle priorité ici. Nous poursuivrons avec la COFAQ, la FUF et la FAFMQ notre travail pour obtenir du Service de soutien aux organismes communautaires (SOS) du MSSS une catégorie distincte pour les organismes familiaux. Le Conseil de la famille a déjà prouvé dans un avis que les organismes familiaux ont été négligés par rapport aux autres catégories, jeunes, femmes, etc. Nous reviendrons donc à la charge à ce sujet.
Je vous ai tracé rapidement les priorités de travail un peu plus évidentes. Il reste que nous devrons, compte tenu des circonstances faire face aux problèmes qui se présenteront. Entre autres, nous devrons porter notre attention sur le suivi à donner à l'Année internationale de la famille. La prolifération des groupes et organismes se vouant à la famille est déjà considérable et la subsistance financière de ces groupes est précaire. Alors faut-il être prudent avant d'en créer d'autres.
Voilà des perspectives de travail où votre concours est requis. Nous comptons sur vous pour réaliser cet ensemble de défis.
René Pagé t.s.
Président