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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 7, numéro 45, avril 1996 |
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Pour des services de garde de qualité
Prise de position du Regrou-pement inter-organismes pour une politique familiale au Québec relativement au mémoire à présenter aux États généraux de l'éducation par le Mouvement québécois pour des services de garde de qualité.
Rappelons que lors de la première phase des États généraux à l'automne 95, le Regroupement a appuyé le mémoire du Mouvement québécois pour des services de garde de qualité.
Puis, un rapport général sur les mémoires présentés au cours de cette première phase des États généraux a été réalisé et au moment d'ouvrir la seconde phase en mars prochain de ces États généraux, le Mouvement québécois nous demande notre avis sur un document intitulé «Centre de la petite enfance... Une réponse a des besoins diversifiés».
Si l'on se rapporte au rapport réa-lisé sur les mémoires présentés au cours de la première phase des États généraux (automne 95) deux principales positions ont été défendues. La première position est celle qui est préconisée par le Mouvement québécois. Elle consisterait à la création de Centres de la petite enfance où a toutes fins pratiques on pourrait retrouver sous un même conseil d'administration l'ensemble des services de garde donnés dans une région (garderie reconnues, haltes-garderies, garderies en milieu scolaires, etc.)
L'autre position est défendue par le milieu de l'éducation qui préconise un véritable système de services préscolaires universels et gratuits qui chapeauterait les services de garde et d'éducation populaire. La maternelle pour les enfants, selon, cette position, deviendrait obligatoire. Une maternelle pour les enfants de quatre ans deviendrait accessible à demi-temps pour tous les enfants et à temps plein pour les enfants ayant été obligatoirement diagnostiqués à risque par les CLSC vers l'âge de trois ans.
Le débat est ouvert. Plusieurs groupes de parents de milieux autre que scolaires insistent sur l'importance de ne pas déresponsabiliser les parents et de les laisser choisir leurs services de garde. Le milieu éducationnel propose la méthode de dépistage systématique des enfants de trois ans par les CLSC, puis le système de la maternelle à quatre ans opinant que des services préscolaires sont nécessaires pour aider les enfants à commencer l'é-cole de bon pied.
Le monde des garderies lui, se montre très sceptique quant à la capacité du système scolaire de répondre adéquatement aux besoins éducatifs des enfants de 0 à 5 ans. D'abord, parce que sa mission porte avant tout sur le développement cognitif et intellectuel, mais aussi parce que son organisation marquée par la rigidité sur le plan de la conduite des activités et de l'évaluation ne paraît pas susceptible d'offrir un milieu de vie adapté à la réalité des tout-petits.
Le Conseil d'administration du Regroupement a donc à sa dernière réunion du 23 février appuyé la position du monde actuel des garderies représenté par le Mouvement québécois des services de garde de qualité. Le document sur des centres régionaux éventuels de la Petite enfance défendu par le Mouvement québécois peut être obtenu auprès de l'organisme Concertaction inter-régionale des garderies du Québec.
Pour recevoir le document :
(514) 646- 2753