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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 7, numéro 45, avril 1996 |
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Réalité des étudiants universitaires à l'égard de l'aide financière
Monsieur
Richard Forest
agent
de développement, RIOPFQ
Résumé des propos de M. Gino Trifiro
Le montant de base reconnu par l'état est de 9,000.00$, ce montant sera diminué de plus ou moins de 1,000.00$ qui représente le revenu estimé de l'étudiant pendant ses vacances. La politique de plus en plus courante est d'augmenter les montants de prêts consentis et à diminuer d'autant les montants de bourse. Parmi les déboursés obligatoires à l'universitaire qui ne s'ajoutent pas au montant de base reconnu par l'état, il faut signaler: 1,700.00 $ de frais de scolarité, de livres etc.
Par la politique fédérale de diminution de transfert aux provinces notamment dans l'éducation, les étudiants s'attendent à des hausses de frais de scolarité de l'ordre de 1,000.00$ par année.
Actuellement les étudiants universitaires suivent en moyenne 20 heures de cours par semaine, ils consacrent pour leurs travaux scolaires environ 20 heures, et pour survivre ils doivent travailler à l'extérieur environ 25 heures dans des conditions souvent difficiles. Toute augmentation du fardeau financier sera catastrophique sur la réalité de la vie étudiante.
Autres faits à dénoncer:
- Lorsque les parents habitent le secteur de l'établissement scolaire, l'étudiant est automatiquement réputé habité chez ses parents
- Le gouvernement ne reconnaît plus le droit de faire faillite pour libérer un individu de ses obligations financières contractées en vertu des programmes de prêts et bourses
- La direction générale d'aide financière suggère aux étudiants de poursuivre leurs parents
- Les conjoints de fait sont responsables financièrement dans l'évaluation des besoins financiers des étudiants
- Il ne faut pas perdre de vue que le seuil de pauvreté pour un étudiant est aussi de $ 14,000.00