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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 8, numéro 49, juin1997 |
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Madame Claudette Pitre-Robin
Présidente
Concertaction inter-régionale des garderies du Québec
La position de Concertaction inter-régionale des garderies du Québec
On nous questionne souvent ces temps derniers sur la position de Concertaction inter-régionale des garderies du Québec (CIRGQ) quant à l'implantation des maternelles à plein temps pour les enfants de cinq (5) ans. On nous demande ce qu'en pensent les garderies et on s'étonne de ce que nous n'ayons pas fait connaître notre position sur la place publique.
Je vous explique donc tout simplement notre cheminement. Toute cette question s'est débattue dans le cadre des États généraux sur l'éducation où peu de groupes du milieu scolaire ont pu s'exprimer. Rappelons que dès le début des États généraux une coalition du milieu scolaire proposait de développer des services éducatifs dans les écoles pour les enfants de cinq (5) ans, quatre (4) ans et trois (3) ans et ce, sans aucunement tenir compte des garderies qui offraient déjà des services a ces enfants.
Concertaction inter-régionaie des garderies du Québec a donc dû déployer passablement d'énergie pour obtenir d'être entendu, même de façon très limitée, lors des différentes activités tenues au cours des États généraux, Nous avons exprimé notre inquiétude face au danger de la scolarisation précoce, notre désaccord pour la maternelle pour les enfants de cinq (5) ans à plein temps, pour démontrer que le milieu des garderies répondait plus adéquatement aux besoins de la petite enfance et défendre l'importance de la place des parents dans les services qui concernent leur jeune enfant.
Isolé dans cette lutte, devant un réseau scolaire qui n'attendait pas le résultat de la consultation des États généraux pour implanter, à l'exemple de la Commission scolaire Des Découvreurs (Sainte-Foy), des maternelles quatre (4) ans et avec des projets pour les trois (3) ans les années suivantes, CIRGQ a donc demandé à la ministre Marois, de prendre position rapidement sur cette question. Il est évident que les moyens et les ressources financières de CIRGQ n'ont rien de comparable à ceux des organismes du milieu scolaire.
CIRGQ continue de croire que la place des cinq (5) ans n'est pas dans un cadre scolaire. Par contre, la conjoncture exigeait que les décideurs tranchent la question. La Ministre a pris position: les enfants de zéro-quatre (0-4) ans seront dans les centres à la petite enfance et les enfants de cinq (5) ans dans les maternelles à temps plein et nous ne croyons pas qu'on puisse faire renverser cette tendance. Donc, notre énergie sera investie à s'assurer du développement de centres à la petite enfance accessibles et de qualité pour les enfants de zéro-quatre (0-4) ans.
En ce qui a trait aux maternelles cinq (5) ans, notre orientation consiste à s'assurer que les services offerts aux enfants ne visent pas la scolarisation précoce mais que les enfants puissent jouir d'un programme axé sur le développement global par le biais du jeu.
D'autre part, nous continuerons à défendre l'importance de la place des parents à l'école.