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Le Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille
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Volume 8, numéro 50,
juin1997
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Monsieur Robert Ouellet
Adjoint à la coordination
Maintien à domicile, CLSC Villeray
Le maintien à domicile et la famille
Paradoxalement, il nous est permis de croire que le virage
ambulatoire aurait peu d'impact sur les familles, selon l'angle
par lequel nous abordons cette question.
Préalablement, ce qu'il faut considérer se résumerait à
des constats qui ont fait l'objet de recherches et d'études :
- pour l'État et son réseau de santé, la famille est
considérée comme partenaire dans la
désinstitu-tionnalisation des personnes dépendantes;
- la reconnaissance de l'aide naturelle ou informelle comme
utilité publique est intégrée aux diverses politiques
gouvernementales;
- dans un contexte d'essoufflement de l'État providence,
les individus, les familles et les communautés, sont
conviés à la table de la responsabilisation et à la
revita-lisation du tissu social;
- les familles-soutien deviennent la première ligne
socio-sanitaire, et le réseau, dans le cadre de ses
interventions, vise désormais autant ces familles que la
personne dépendante.
Par contre, la face cachée de cette réalité est la suivante
:
- toutes les études nord-américaines et européennes
convergent dans la même direction : la croyance de
l'abandon de la personne dépendante par la famille
relève du mythe et, de plus, de nos jours, plus
d'enfants adultes fournissent plus de soins, des soins
plus difficiles, pendant de longues périodes qu'ils ne
le faisaient dans le "bon temps";
- en général, le rôle de la principale personne-soutien
revient à un seul membre de la famille et non au réseau
familial;
- plus la famille-soutien est présente, moins elle
sollicite d'aide du réseau institutionnel.
Quand au virage ambulatoire, nos conclusions sont les
suivantes :
- le virage n'a pas créé de pression sur les
familles-soutien, mais en a ajouté;
- l'accès à des ressources de répit ou de convalescence
est laborieux, difficile, voir même épuisant;
- les personnes seules, sans réseau, âgées et démunies
sont beaucoup vulnérables au virage.
Enfin la pression créée par le virage est ressentie tant par
la personne dépendante, sa famille, les ressour ces
communautaires et les établissements, d'où la nécessité d'un
partenariat réel mis au profit de la personne dépendante.
Le maintien à domicile
Les services de maintien à domicile améliorent la qualité
de vie des per sonnes qui ont perdu leur autonomie de façon
temporaire ou permanente en raison de maladie, de chirurgie, de
vieillissement ou d'handicap.
Les services offerts par les CLSC
- information, évaluation, orientation, référence;
- soins infirmiers et médicaux après l'hospitalisation;
- soins intensifs à domicile pour personnes en perte
majeur d'autonomie;
- suivi infirmier et médical préventif;
- assistance aux activités de la vie quotidienne : soins
d'hygiène, préparation des repas, lessive, aide à
l'entretien ménager léger ou référence aux organismes
communautaires;
- ergothérapie et physiothérapie : évaluation,
enseignement spécialisé, recommandation d'équipement
et d'aménagement du domicile, prêt d'équipement et de
matériel;
- vaccination antigrippale;
- évaluation pour hébergement permanent;
- évaluation psychosociale pour mesures de protection;
- interventions psychosociales auprès des personnes
âgées victimes d'abus ou de violence;
- support aux proches : répit, gardiennage;
- interventions communautaires.
La mission des CLSC
Dans le cadre de la loi québécoise sur la santé et les
services sociaux, les CLSC ont la responsabilité de maintenir et
d'améliorer l'état général de santé et de bien-être des
citoyens et des citoyennes dans leur milieu de vie.
Les CLSC ont également comme mission d'appuyer le dynamisme
du milieu dans son développement sociocommunautaire et dans la
résolution locale des problèmes de santé et des problèmes
sociaux.
En complémentarité avec les autres établissements publics,
les CLSC dispensent des services de santé et des services
psychosociaux de base, de nature préventive et curative, ainsi
que des services de réadaptation et de réinsertion.
Il revient également aux CLSC de référer les citoyens et
citoyennes vers les autres établissements du réseau ou vers les
groupes d'entraide et les ressources sociocom-munautaires.