Le Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec
 

Pensons famille     

Volume 8, numéro 50, juin1997

Madame Irène Marais
Présidente
Association des collaboratrices et partenaires en affaires

La place des femmes dans l'entreprise

C'est en 1977, avec la publication du rapport de l'Association féminine d'éducation et d'action sociale (AFÉAS), qu'on prend enfin conscience de la situation socio-économique précaire des femmes collaboratrices et partenaires en affaires. Vu l'ampleur du dossier, les femmes collaboratrices décident de se regrouper et fondent leur propre association le 29 mars 1980.

Présentation

L'Association des femmes collaboratrices poursuit alors la campagne de sensibilisation et d'information, déjà amorcée, à travers toutes les régions du Québec et établit des relations avec les femmes collaboratrices des autres provinces canadiennes.

Par ses prises de position, par ses représentations, tant au niveau fédéral que provincial, l'Association a fait se concrétiser un grand nombre de dossiers :

La nécessité d'une association pour les femmes collaboratrices

La plupart des femmes collaboratrices entre en affaires par amour : "Quand le coeur et la tête sont en affaires ..."; par sa relation de couple, la femme arrive souvent au tout début du démarrage de l'entreprise; elle aide son conjoint et y met tout son temps, elle n'est pas salariée, elle collabore et souvent même, encore à l'heure actuelle en 97, les collaboratrices ne s'identifient même pas comme un pion vital sur l'échiquier économique.

Quand on sait que toutes les entreprises familiales au Canada représentant 55% du produit intérieur brut du Canada, qu'elles couvrent 50% de tous les salaires payés au Canada et que les entreprises familiales génèrent des emplois dans la proportion de 66%, ça veut dire que les deux tiers (2/3) de tous les emplois créés le sont par des entreprises familiales au Canada. Alors pour nous, il n'y a pas de doute, nous sommes exactement une des plus grande force économique du Canada : nous représentons 55% du PIB d'un pays avec les millions d'entreprises, nous sommes plus de 2 millions au Canada (2 070 000), des centaines de milliers au Québec.

Nous avons voulu mettre sur pied un organisme qui s'occupe vraiment de la problématique : femmes collaboratrices et secteur famille de l'entreprise. Nous avons fait changer et bouger des choses. Nous avons obtenu le droit à une collaboratrice d'avoir un salaire au même titre qu'une employée, donc d'avoir accès à tout ce qui se trouve comme plan de pension, pension du Québec, pension du Canada, et accès à l'assurance-emploi. Par la lo,i nous avons cet accès depuis 1989, mais dans la pratique nous constatons qu'il y a des iniquités très graves.

Nous travaillons avec les organismes qui s'occupe de la famille. D'un autre côté, au point de vue politique, nous estimons que l'Association représente quand même plus de deux millions d'entreprises au Canada. Avec les détails que je vous ai donnés, on ne peut pas dire qu'on soit une organisation à rejeter du revers de la main, en disant qu'on ne tient pas compte de nos recommandations.

L'assurance-emploi et les salaires

Quand une collaboratrice salariée fait une demande d'assurance-emploi, elle se retrouve avec un questionnaire qui lui demande quel est son lien de parenté avec le propriétaire de l'entreprise. Dès qu'elle répond à cette question, elle est mise sur la voie d'à côté et le dossier est refusé automatiquement. Dans la loi des faillites, c'est la même chose. Si vous avez un lien de parenté avec le propriétaire, votre salaire n'est pas protégé au même titre qu'un autre salarié qui n'a pas de lien de famille.

Notre plus gros problème est de faire reconnaître le travail que font les collaboratrices. Elles peuvent être collaboratrices salariées de par la loi mais lorsqu'elles introduisent une demande à l'assurance-emploi et répondent à la question du lien de parenté, c'est là que les problèmes commencent.

Les fonctionnaires vont jusqu'à mettre en doute le rôle de collaboration des femmes. Un fonctionnaire a été jusqu'à dire à des collaboratrices, "Tu dis que tu travailles pour l'entreprise mais qu'est-ce que tu fais, tu travailles à la maison, donc, tu travailles sur ta table de cuisine. Pendant que tu tiens le bébé dans les bras, tu tournes ta sauce à spaghetti, puis tu réponds au téléphone, je n'appelle pas ça un travail". Ce sont des choses comme ça que nous devons changer dans les mentalités.

Parce que les femmes se disent à un moment donné: "Est-ce que je travaille vraiment ou est-ce que je ne fais seulement que rendre service par amour?". Or, on sait que dans les entreprises familiales, la majorité de la tenue de livre se fait par les femmes. Les femmes ont un certain problème dans la vie de couple et de famille, c'est que la vie personnelle et les affaires ne font qu'un, et sont difficiles à séparer. La mésentente existe parfois sur les objectifs d'affaires. Le conjoint ne s'occupe pas trop de chiffres, il n'a pas le temps de regarder les comptes. Elle prépare les chèques, c'est lui qui les signe, puis il s'en lave les ains. Il ne s'arrête pas vraiment pour étudier à fond le budget de l'entreprise.

C'est ainsi que les styles de gestion diffèrent dans le couple. Le conjoint va peut-être être plus emballé à avoir un tracteur un peu plus gros que celui de son voisin ou une machinerie, à l'intérieur de sa PME, plus performan-te que celui de l'autre garagiste, pour donner un meilleur service. Donc, il faut qu'il y ait l'aptitude du couple à pouvoir gérer l'entreprise conjoin-tement, parce que à un moment donné, il faut se mettre d'accord sur la rentabilité d'un investissement, regarder si on investit ou si on fait faire certains travaux à forfait. La femme est celle qui fait le plus d'études de gestion de ce côté-là.

On a constaté qu'au Québec en général, près de 95% des femmes qui avaient un refus à l'assurance-emploi, avaient le droit de réagir et de faire appel dans les 90 jours suivant le refus. Mais plus de 90% ne font pas usage de ce droit parce qu'elles se disent que ça va être une guerre sans fin, qu'elles n'y arriveront pas tenant compte des frais d'avocat, et très souvent démissionnent. Dans 10% des cas que nous avons vraiment suivi de près à l'Association, les 10% qui ont fait objection par appel à la décision bureaucratique, gagnent à 99.9%.

Depuis plusieurs décennies dans les entreprises familiales, les firmes comptables disaient au conjoint : "Tu ferais bien de mettre un salaire pour ta femme, ce sera déductible comme frais d'entreprise", et la femme n'était même pas au courant. Nous avons eu beaucoup de cas à l'Association, où au bout de 25 ans de vie conjugale, la conjointe s'apercevait que son mari avait déclaré pendant 25 ans un salaire à sa conjointe que celle-ci n'avait jamais touché. Ce sont des situations comme celles-là qui nous prouvent l'importance d'un organisme pour s'occuper spécifi-quement des femmes dans les entreprises.

A l'Association, nous avons évalué des dossiers de collaboratrices salariées qui ont fait une demande à l'assurance-emploi. Lors d'un refus, l a demande est dirigée à la Commission de révision. Si on fait appel, le dossier va à Revenu Canada et un employé prend le dossier et dépensera du temps et de l'argent, des taxes publiques, pour étudier ce dossier. Nous estimons que si c'était mieux géré, sans point restrictif ni discrimination, on pourrait avoir le même statut que tout salarié. Mais ça va plus loin que ça.

Il y a une entreprise maraîchère du côté de Lanaudière. La collaboratrice travaille huit (8) mois dans l'année dans le maraîcher et les quatre(4) autres mois, elle devrait être éligible à l'assurance-emploi. Elle en était à sa deuxième demande d'assurance-emploi et la première n'était pas encore réglée. Il y a eu une attente de 18 mois pour le premier refus. Elle a fait appel et la décision de Revenu Canada fut qu'elle était éligible à l'assurance-emploi. Bien que Revenu Canada ait admis qu'elle était éligible, ils auraient dû automatiquement mettre une note à cet effet sur son dossier, mais ils ont remis des fonctionnaires pendant cinq (5) ans pour réétudier le dossier, toujours refusé puis ré-accordé au lieu de donner un statut définitif.

La qualité de vie

La vie dans une entreprise familiale est très différente. On sait déjà que dans le milieu de l'emploi, travailler avec un patron n'est pas toujours facile et ça devient doublement problématique lorsque votre patron ou votre co-partenaire est votre conjoint, et qu'en plus vous avez des enfants qui commencent à travailler dans l'entreprise : ça devient alors une vie presque en vase clos.

La plupart des entreprises familiales ont le problème spécifique de ne pas savoir départager la période où on est en entreprise, et la période où on a une qualité de vie de famille. Souvent il arrive qu'à la maison, même à l'heure du souper, les enfant sont revenus de l'école et tout ce qu'ils entendent, ce sont les parents qui discutent des problèmes de l'entreprise. En fin de compte, on ne prend pas le temps d'avoir une qualité de vie qui respecte la vie familiale.

Dans mon cas, mes enfants participaient au travail. Ma fille cadette a commencé à nourrir les veaux lorsqu'elle avait cinq ans et demie. Elle aimait ça, je ne l'aurais pas obligé. D'un autre côté, j'était obligé de l'amener avec moi parce que l'étable se trouvait à 800 mètres de la maison. Donc, je ne pouvais pas laisser mes 5 enfants à la maison seuls. Je laissais la plus vieille qui préparait les sandwiches, les autres venaient avec nous à l'étable. C'est une vie très difficile à gérer.

On dit que certaines des difficultés que l'on retrouve aussi est la fatigue, le manque de temps, la qualité de vie. Les critiques qui sont faites envers la famille le sont d'une manière plus agressive qu'on ne le fait vis-à-vis d'un employé salarié. La communication est plus difficile, la surcharge de travail, le très peu de loisirs. En fin de compte, c'est 24 heures sur 24.

À St-Roch où je reste, dans la quincaillerie, il y a une porte arrière qui s'ouvre et vous avez la cuisine de la maison familiale qui est là, c'est donc partie intégrante. C'est presque devenu un mode de vie que les magasins soient ouverts 7 jours sur 7. Quand est-ce que le couple va prendre une journée pour faire des activités avec les enfants? C'est souvent une des causes qui fait qu'il y a de plus en plus de friction et de moins en moins d'enfants qui sont intéressés à succéder à la vie de fou que menaient leurs parents. Pourquoi est-ce que j'irais me rendre fou comme eux, ils n'ont jamais eu de temps pour nous, ce n'était que leur "business", ils nous ont fait travailler dedans et nous n'y avons pas d'avenir. À l'Association, nous avons une philosophie (vision) sur la qualité de vie, la gestion, la relève qui est vitale si on veut vraiment régénérer et donner un sens à l'entreprise familiale.

La gestion

Si le conjoint gère l'entreprise comme s'il était le grand patron jusqu'à la fin de sa vie, que cette entreprise ne sera transféré que par testament et qu'il ne se soucie pas d'avoir une relation familiale équilibrée, la jeune relève ne sera pas plus intéressée que ça à s'impliquer dans celle-ci. Souvent, il y a de meilleures relations avec un petit salarié que le conjoint va embaucher parce que le salarié peut lui dire "oui, bonjour, merde" du jour au lendemain, tandis que le fils ou la fille ne peut pas agir de cette façon. Ils ne vont pas dire "salut, je m'en vais!". Ils vivent et participent souvent à l'entreprise agricole depuis l'âge de sept ans ou moins.

C'est pour ça qu'on dit souvent que, dans les entreprises familiales, 70% ne survivent pas à la deuxième génération, 90% ne survivent pas à la troisième génération, mais que 60% des entrepreneurs souhaitent que l'entreprise demeure dans la famille. Mais pour ce faire, l'entrepreneur a souvent mis toute son énergie à développer une entreprise et à en faire une affaire rentable bien gérée, mais souvent le côté gestion est la plus grande faiblesse des entreprises familiales. L'entrepreneur n'étant pas un gestionnaire et n'aimant pas s'adjoindre des équipes de gestion compétentes dans la crainte de perdre son autorité, il ne consulte donc pas assez.

Le membership

Dans les statistiques, on a constaté qu'un entrepreneur dépense, dans sa vie, quatre-vingt mille (80 000) heures à démarrer et à faire fonctionner son entreprise, mais il ne dépense que six à dix (6 à 10) heures pour préparer sa relève et sa succession. C'est une très grosse lacune et on comprend pourquoi toutes ces entreprises ne peuvent pas toujours survivre. Monsieur Philippe de Gaspé Beaubien disait dans un article : "Gérer une entreprise, c'est difficile, mais gérer une entreprise familiale, c'est très difficile" et ça, c'est une de nos réalités.

Nous retrouvons à l'Association 20% de notre membership dans l'agriculture, 70% dans les PME et 10% dans les secteurs professionnels. Quand je parle de professionnels, je parle de notaires, de comptables et de vétérinaires. Ce sont toutes des entreprises qui sont quand même familiales et la difficulté, c'est d'arriver à vivre avec des horaires qui ne sont pas fixes.

Le service de garde en milieu agricole et rural

L'autre point qui nous concerne beaucoup dans de telles entreprises, c'est le service de garde en milieu agricole et rural. Je vous donne un exemple en agriculture, c'est un dossier que je défends depuis 1993 au niveau canadien parce que pour nous, la sécurité de nos enfants veut dire l'avenir de nos enfants, et dans la majorité des entreprises familiales, on amène nos enfants dans les étables et sur les tracteurs. Le gouvernement canadien a développé un dossier qui s'appelle "La sécurité à la ferme". Mais comme je vous disais au début, nous n'avons pas toujours eu voix au chapitre des décisions sur les priorités dans les dossiers. C'est pour ça que nous avons la section féminine. Tous leurs dossiers sont tablés sur la sécurité à la ferme. Vous allez toucher la machinerie, les engrais chimiques, l'environnement, tout ce que vous voulez, mais ils ont oublié un item, leurs enfants.

Nous avons donc formé, en 1993, une coalition canadienne sur la garde d'enfants en milieu agricole et rural. Le gouvernement canadien a donné un budget à cet organisme qui s'appelle le CASP, mais je ne connaît pas l'épellation en français sur la sécurité à la ferme. Ils ont reçu un budget du ministère de l'Agriculture de soixante 60 millions de dollars pour trois (3) ans pour la sécurité à la ferme où est exempt la sécurité de nos enfants. La coalition pour la garde d'enfants en milieu agricole et rural a reçu en tout et partout depuis 1993, un petit budget de trente mille (30 000) dollars. Nous avons fait des représentations très serrées, vraiment je dirais du corps à corps. On a été auprès du ministre Goodale en entrevue privée, on est allée chez madame Hedy Fry, et nous avons dit que ça n'avait plus de bon sens.

Est-ce que vous pensez que la sécurité de nos enfants ne devrait pas se situer en premier lieu dans l'organisme qui s'occupe de sécurité à la ferme? Combien de fois nous vivons des drames en agriculture? Je ne connais aucune industrie où on intègre les enfants dans le milieu du travail. Mon conjoint travaille à l'aciérie Sidbec-Dosco à Contrecoeur. Je n'ai jamais vu cette entreprise faire des recommandations afin de fabriquer des sièges spéciaux pour qu'ils puissent garder leurs enfants à l'intérieur de leur travail. Mais ça se fait à la sécurité à la ferme, au CASP. Ils ont fait une étude auprès de nos conjoints leur demandant : quelle sécurité recommandez-vous sur la machinerie agricole pour les enfants? Et nos conjoints, les femmes étant absentes lors de ces discussions, ont donné comme solution la fabrication de sièges spéciaux dans les tracteurs pour intégrer les enfants dans la machinerie. C'est vraiment une stupidité!

Ce n'est pas suffisant, j'ai été voir le président du Farm Management Business qui est un organisme para-gouvernemental, c'est un agriculteur de la Saskatchewan et cet homme est reconnu comme étant l'homme le plus haut coté au Canada en gestion agricole, en rentabilité agricole, il a tout ce qu'il faut au palmarès. Quand je l'ai rencontré à Ottawa, je lui ai dit: "Vous ne pensez pas que vous pourriez mettre les priorités un peu sur les enfants?".

"Est-ce que vous trouvez normal qu'une femme travaille sur le tracteur la nuit avec ses deux enfants de six et dix-huit mois? Son mari travaille dans les champs de 4 heures du matin à 8 heures du soir pour laisser le temps à sa femme de s'occuper des bébés dans la journée. Elle faisait le chiffre de 8 heures du soir à 4 heures du matin. Comme ils ont des milliers d'hectares, ils labourent à trois, quatre ou cinq machineries de front."

Dans ce cas dramatique au Manitoba, il n'était pas question d'avoir de garderie pour elle. Au bout d'une semaine de travaux dans les champs, lorsqu'elle revenait vers 4 heures du matin, les deux enfants pleuraient et le mari était en maudit. Elle a commencé à remarquer de petites marques sur les bébés. Elle a constaté que son mari, fatigué du chiffre qu'il faisait le jour, ne tolérait pas d'entendre les enfants pleurer la nuit. Pour les faire taire, il tapait dessus.

À la suite de ce constat dramatique, elle a installé deux sièges couchettes dans le tracteur pour la nuit, ainsi qu'un chauffe biberon à prise sur le tracteur pour nourrir les bébés pendant qu'elle travaillait sur les tracteurs. Elle travailla dans ces conditions pour protéger ses enfants pendant plus de six (6) semaines. Ce sont des situations que nous, à l'Association , nous ne voulons plus voir, ni tolérer.

Très souvent, on dit que "Les entreprises agricoles et le monde rural, ce n'est pas la même chose". Mais moi, je maintiens que dans la ruralité, nous avons à peu près 80% de notre 70% de PME et de professionnels qui s'y retrouvent. La ruralité occupe des entreprises de services, différentes entreprises de PME, qui sont toutes inter-reliées et inter-dépen-dantes de l'économie agricole. On sait très bien que quand une agriculture est forte, la ruralité est forte également. Quand la campagne se vide, les villages se vident, c'est connu de tout le monde.

À l'Association, le plus gros problème est de pouvoir recruter dans le milieu des PME. L'agriculture a un seul et unique créneau pour rejoindre nos agricultrices. Dans les PME, chaque secteur est différent. Vous avez le dépanneur, la station service, le livreur du "fuel" sur les entreprises agricoles, les quincailleries, etc..., et ils ont chacun une association séparée. On a déjà recensé plus de soixante-dix-huit (78) associations professionnelles différentes dans la ruralité, donc ça veut dire soixante-dix-huit (78) créneaux pour aller parler à l'intérieur de ces entreprises, pour faire de la sensibilisation.

Les agriculteurs vont généralement dans les grandes réunions de l'Union des producteurs agricoles où se discutent les dossiers économiques, les grandes conférences agricoles, mais les femmes ne sont pas très présentes. La difficulté pour nous était de vraiment faire comprendre que nous avions des visions précises très pointues sur la qualité de vie dans une entreprise familiale. Le côté que nous devons protéger pour l'avenir de nos enfants : comment les impliquer dans l'entreprise, et de quelle façon? Faut-il les motiver à assumer le travail comme une corvée à faire parce qu'ils font partie d'une entreprise familiale ou les impliquer en leur faisant comprendre que c'est peut-être une entreprise qui leur appartiendra dans l'avenir?

Avec les années, les mentalités ont changé. Maintenant on parle de collaboration plus égalitaire et d'un nouveau partenariat. En 1992, l'Association des collaboratrices actualise son image. Maintenant elle a pour nom : L'Association des collaboratrices et partenaires en affaires. C'est un peut tout ça l'histoire des collaboratrices et partenaires en affaires ACPA

VOX :(514) 465-4565

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