Le Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec
 

Pensons famille     

Volume 10, numéro 58, août 1999

F A M I L I S

Image de la Conférence

Deuxième Conférence mondiale sur l'éducation internationale l'intégration et le développement

« Apprendre à vivre ensemble » 

Buenos Aires - Argentine
Les 28, 29 et 30 juillet 1999

Monsieur Yves Lajoie

Président
FAMILIS – OMF Organisation mondiale pour les familles

Directeur général
Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec

Une politique familiale est une condition essentielle pour un développement durable

Introduction

Nous, tous, qui sommes ici aujourd'hui, sommes d'une façon ou d'une autre à la recherche du bonheur et de l'épanouissement.

Selon notre éducation, notre culture, notre passé et notre expérience, nous avons notre idée du bonheur et de l'épanouissement, et des moyens pour y parvenir.

Le bonheur consiste en la satisfaction des besoins réels ou appréhendés de la personne. Il y a des grands bonheurs et des petits bonheurs. Mais, il y a aussi des grands malheurs et des petits malheurs. C'est-à-dire, les souffrances ou les frustrations engendrées par le non-accomplissement des besoins réels ou appréhendés.

Les conditions essentielles pour un développement durable et le rôle d'une politique familiale

La recherche du bonheur et de la paix

Les États, comme les Nations, sont comme les personnes : à la recherche du bonheur et de l'épanouissement. Et comme pour les personnes, leurs besoins et leurs satisfactions sont à la mesure de leur culture et de leur histoire, du passé et du présent, et de leurs aspirations pour le présent et le futur.

Le langage international emploie souvent, pour qualifier les États, les termes de la paix, de la loi, de l'ordre et du bon gouvernement. Mais, il faut se demander : la paix, la loi, l'ordre, et le bon gouvernement, de qui et pour qui ?

On connaît la célèbre déclaration du président américain Abraham Lincoln : le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Il n'était pas très loin d'une certaine vérité.

Si la notion de bonheur est souvent très subjective, elle comporte des éléments objectifs que je veux vous présenter.

Ces éléments objectifs sont les besoins primaires de toute personne, et de toutes les personnes composant un État ou une Nation. Sans la satisfaction de ces besoins primaires, il n'est pas de bonheur possible. Les satisfactions de ces besoins primaires deviennent des conditions essentielles au bonheur.

Nous définissons la paix, comme la tranquillité dans l'ordre conséquent à la satisfaction des besoins primaires.

On peut donc appeler les satisfactions de ces besoins primaires : les pré-requis de la paix.

Pas de développement durable sans la satisfaction des besoins primaires et essentiels

Je nomme ces besoins primaires et essentiels :

. la nourriture ; le vêtement ; le logement ; la santé ; l'éducation ; le travail.

La bonne nutrition doit commencer au début même de la vie humaine, pas au moment de l'accouchement, mais au moment de la conception. Toutes les études épidémiologiques démontrent qu'une mère, mal nourrie durant la gestation de son enfant, accouche d'un enfant qui montre des signes de carence qui très souvent aboutissent à sa mort avant sa première année de vie. Aussi, s'il est nécessaire d'instaurer et de maintenir des programmes de nutrition pour les enfants, il est encore plus nécessaire et essentiel d'en instaurer et d'en maintenir pour la mère qui porte un enfant.

Et comme la bonne nutrition est le premier besoin essentiel, il est évident qu'on ne doit pas soumettre la production des produits alimentaires de base aux dictats de la norme du profit ou de décisions prises par des conglomérats nationaux ou transnationaux, dont la satisfaction des besoins primaires des populations est le dernier de leurs soucis.

Le vêtement permet de faire face à son environnement. Il est vrai que le développement des moyens de production a permis au cours des cinquante dernières années d'assez bien pourvoir à ce besoin. Qu'on pense à Ghandi qui tissait lui-même ses vêtements pour dénoncer l'exportation des matières premières vers les pays industrialisés et l'importation vers son propre pays de produits finis.

Mais la production des matières premières et la confection des vêtements restent des lieux d'exploitation des pays du Nord envers les pays du Sud. Salaires de misère pour des produits de luxe, produits bénéficiant d'une plus value énorme qui est arrachée aux travailleurs. Il faut également prendre conscience que dans les pays industrialisés la confection des vêtements demeure le lieu réservé de la main d'oeuvre à bon marché, employant surtout des immigrants, très souvent illégaux, et à qui l'on donne des salaires de misère. On appelle ces manufactures en anglais des “ sweat shops ”, c'est-à-dire, des manufactures où l'on sue dans des conditions inhumaines.

Le logement est le prolongement du vêtement. Encore aujourd'hui, le tiers de l'humanité vit dans des conditions de logement de grande insalubrité. Les “ taudis ”, les “ bidons villes ”, les “ slums ”, les “ favelas ”, ces endroits, quelle que soit la langue, sont des endroits immondes qui ne permettent pas la dignité humaine, entraînant la promiscuité, la violence, la maladie, et leurs cortèges de désordres et de mort.

L'expérience de la ville de Curitiba, Paraná, Brazil, mérite d'être soulignée. Le maire de la ville, monsieur Lehrer, a mis de l'avant que l'insalubrité du logement tenait à sa précarité. C'est-à-dire, que n'ayant pas accès à la propriété du lieu où elles vivaient, les populations n'avaient pas vraiment le souci de construire en dur et d'améliorer leur habitat. Le maire Lehrer concéda des lots de terres aux sans-logis et y implanta les services essentiels, l'eau, l'égout, l'électricité. La population a pris en main son habitat et a réussi une aire de logement très confortable.

La santé est sans contredit l'aspect de la vie humaine qui a connu le plus d'amélioration depuis un siècle. Ce progrès a été rendu possible, entre autres, par les facteurs suivants : la découverte des bactéries et des virus comme sources des maladies ; la prophylaxie comme condition de santé ; les vaccins pour prévenir et enrayer plusieurs maladies ; les antibiotiques comme moyens privilégiés de lutte contre certaines maladies (les antibiotiques sont sans effets sur les maladies virales - on l'oublie trop souvent) ; les nouvelles techniques opératoires dû au développement de la technologie et de la médication ; les travaux sur le génome humain et les manipulations génétiques (que l'on pense à l'insuline humaine produite par des bactéries esclaves et programmées).

Trop souvent, les développements se sont produits pour le bien-être des riches et pas pour celui des pauvres. Actuellement, on investit beaucoup pour les maladies des riches, telles l'obésité et les maladies coronariennes, et assez peu pour les maladies des pauvres, comme la lèpre et l'ébola.

La santé est aussi tributaire de la qualité de l'eau. Près du tiers de l'humanité n'a pas accès à une eau propre. L'humanité a besoin d'eau potable pour vivre avec dignité : les dix prochaines années verront sinon la guerre de l'eau, à tout le moins la lutte pour l'eau. Que l'on pense à la ville de Mexico qui devra soit importer de l'eau, soit exporter une partie de sa population. L'eau est la condition essentielle à la vie. Elle est aussi la condition essentielle à la santé.

L'éducation est la transmission du savoir d'une génération à l'autre. Au contraire de la bactérie et du vers de terre qui se reproduisent en se divisant eux-mêmes en deux parties également savantes, ou de l'oiseau qui vole au bout de deux semaines et du cheval qui marche dans l'heure de sa naissance, le petit humain a besoin d'un long apprentissage pour acquérir la science et l'art de l'humanité. Laissé à lui-même pour sa nourriture, son vêtement, son logement, il mourra dans les huit ou dix jours. Laissé à lui-même, sans éducation, il est condamné à reproduire les erreurs du passé et à réinventer la roue !

Cependant, si l'humanité possède un tronc commun de savoir et d'agir, elle a développé des voies parallèles qui, sans être contradictoires, peuvent être complémentaires. Ce sont les cultures développées par les peuples et les nations en relation avec leur histoire, leur environnement, leur génie propre. Ce sont ces cultures qui leur ont permis de se développer et de s'épanouir dans le concert des nations. À l'heure de la mondialisation, quel sort réserve-t-on aux cultures idiomatiques et minoritaires ?

Un effort majeur s'impose sur deux fronts : le front du savoir commun et le front de la culture. Le front du savoir commun doit être pourvu de possibilité d'alphabétisation pour chaque humain, tout en tenant compte du front de la culture. Le front de la culture doit permettre à chaque culture de survivre et de s'épanouir. On ne peut que trop signaler, sur ce front, l'immense travail de l'Unesco, qui couvre de ses auspices la tenue de ce présent Congrès.

Le travail fait partie de l'économie de la nature. Si l'on peut cueillir les fruits dans les arbres, faut-il cependant les cueillir. Et le premier geste de travail que nous faisons dans la vie sous peine de mourir est de téter le sein maternel. La cueillette n'est que la suite des choses, comme la chasse, l'agriculture, et la transformation des produits de la terre dans un premier temps pour l'alimentation, dans un deuxième temps pour le vêtement, le logement, et les conditions matérielles de la santé et de l'éducation.

Le travail est essentiel à la dignité des humains, car il permet à chacun et chacune d'être responsable de sa vie et de pourvoir à ses besoins primaires et à ceux des enfants qu'ils mettent au monde. Il est vrai que la solidarité doit pourvoir à ceux qui ne peuvent pourvoir à eux-mêmes, comme les enfants et les personnes âgées. Mais, ne pas permettre à ceux qui sont en âge de pourvoir, de pouvoir le faire, c'est contredire aux lois de la nature. Un poète du Québec, Félix Leclerc, a chanté : “ La meilleure façon de tuer un homme, c'est de le payer à ne rien faire ”.

L'humanité est actuellement confrontée à deux défis majeurs : la division sociale du travail et la mondialisation. La grande circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes est à la fois cause et effet de la mondialisation, et une plus grande division sociale du travail s'en suit. Ainsi, on réservera des territoires pour produire des bananes et d'autres pour du café, laissant ainsi les populations à la merci des prix mondiaux, et sans cultures vivrières, c'est-à-dire, sans production des éléments essentiels de leur nutrition de base.

Nous définissons le développement durable comme étant le syndrome de la satisfaction des besoins primaires et essentiels.

Pas de paix durable sans liberté

Nous avons passé en revue, les besoins primaires et essentiels sans les satisfactions desquels il ne peut exister de développement durable. Et sans développement durable, il n'y a pas de paix durable. Mais, cette paix a elle-même son accompagnatrice pour les humains, et cette accompagnatrice se nomme : Liberté.

Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur la liberté. On a tué, et l'on a été tué pour la liberté et le respect de la vie !

Durant la Révolution française, Saint-Just proclamait : Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. Et Santander a dit : “ Les armes nous ont donné l'indépendance, les lois nous donneront la liberté ”.

Qu'est-ce au juste la liberté ?

Ce qui différencie les humains des pierres et des espèces dites inférieures, c'est justement de choisir sa destiné et les moyens pour y parvenir. C'est le fondement même de notre dignité et sans laquelle il n'est pas de développement durable non plus.

Il a existé et il existe encore dans le monde des paix plus ou moins durables qui ont été imposées par des peuples à d'autres peuples sans la liberté. Ces paix ont amené un certain développement, mais où celui qui imposait la paix profitait beaucoup de la paix, et où ceux qui y étaient soumis fournissaient beaucoup plus de richesses aux autres que celles qu'ils consommaient eux-mêmes. Mais, ces paix ont fait leur temps, ou elles feront leurs temps. Citons-en quelques-unes : Pax romana, Pax sovietica, Pax americana. Comme ces paix en sont d'exploitation, elles finissent souvent par la destruction de l'exploiteur qui n'a pas appris à partager et qui au bout de la ligne se trouve lui-même dépourvu de moyens de production.

Paix et liberté, deux soeurs inséparables.

Une politique familiale pour un développement durable

Voyons maintenant le rôle d'une politique familiale pour parvenir à un développement durable.

L'observation commune nous démontre que la famille est le lieu de la naissance, de l'apprentissage, de la reproduction et de la mort. La famille est la cellule sur laquelle repose une société en santé. Les civilisations qui se sont écartées de cet état fondamental ont couru à leur perte dans des temps relativement courts.

S'il est vrai que dans une société qui se complexifie plusieurs tâches ne peuvent plus être assumées par la famille et doivent être confiées à l'extérieur de la famille, il n'en reste pas moins que l'amoindrissement et l'évanouissement de la famille amènera la déchéance d'une société qui cherchera à se bâtir en dehors de la famille.

Il fut un temps, et il est encore un temps où des familles et des petites sociétés vivent en autarcie, c'est-à-dire, qu'elles produisent elles-mêmes et pour elles-mêmes les conditions essentielles du développement : la nourriture, le vêtement, le logement, la santé, l'éducation, le travail. Cependant le développement des moyens de production et de communication rend ces sociétés et ces situations de plus en plus caduques.

Mais l'histoire récente et ancienne nous apprend que plusieurs de ces familles et sociétés, pour quelques spécimens qui subsistent et réussissent, dégénèrent dans la confusion, les abus, et les suicides collectifs. Témoins la Guyana et Waco, aux États-Unis.

Est-ce à dire qu'il faille prôner la disparition des familles qui se prennent en main ? Non.

Mais celles-ci doivent s'adapter au fil des siècles et garder leur tâche essentielle : le renouvellement dans la paix et la liberté des petits des humains et de l'humanité.

Il serait intéressant, ici, d'aborder les nouvelles techniques de reproduction, insémination artificielle, congélation des embryons, clonage, et se demander si ces développements font partie de l'épanouissement de l'humanité et des familles !

Un vrai développement durable ne consiste pas à fournir les pré-requis de la paix et de la liberté aux familles, mais à permettre aux familles d'acquérir elles-mêmes et de développer ces besoins primaires et essentiels. En anglais, on dit “ enpowerment ”, c'est-à-dire la faculté et la capacité de produire, d'acquérir, et de conserver les biens essentiels à la vie, et par conséquent de poursuivre raisonnablement l'accomplissement du bonheur.

Le rôle de l'État et la subsidiarité

Le rôle de l'État est de soutenir l'exercice de la responsabilité parentale, pas de l'assumer en lieu et place des parents et des familles.

Le rôle de l'État est de rendre autonome les familles et leur permettre, ensemble, de se donner des services pour complémenter et suppléer à leurs carences.

Plusieurs fois, la mise sur pied de ces services demande des investissements considérables hors de la portée d'une famille immédiate. Le rôle de l'État est de faciliter le pouvoir des familles à se donner elles-mêmes ces services. Et si l'État a le devoir de mettre sur pied des institutions pour combler les besoins des familles, cela doit être selon le principe de subsidiarité. Mais alors, le contrôle de ces institutions ainsi mises sur pied ne doit pas échapper au contrôle des familles, de leurs représentants, de leurs associations librement consenties et constituées.

Un État doit être apprécié par la qualité de sa politique familiale, car, tant va la famille, tant va l'État. On peut déroger pendant un certain temps à cette vérité, mais un jour où l'autre l'écrasement ou la faiblesse de la famille emportera l'État.

Un exemple récent a été la chute de l'Empire soviétique, qui à mon point de vue s'est écroulé moins à cause de la chute de l'impérialisme que sur le fait que son développement a reposé sur les soviets et l'État plutôt que sur la famille. Triste réalité.

Une politique familiale autonome, horizontale, subsidiaire

Autonome, la politique familiale ne doit relever d'aucune autre instance ou ministère. La réalité première de la société et de l'État est la famille, et c'est le souci de la famille qui doit guider l'agir de l'État. Si le premier souci de l'état est la santé, on soumettra la famille à la santé. Si le premier souci de l'état est l'éducation, on soumettra la famille à l'éducation. Si le premier souci de l'état est le travail, on soumettra la famille au travail.

Mais si le premier souci de l'état est la famille, on fera des politiques de santé, d'éducation et de travail pour les familles. La politique familiale doit être située au plus haut niveau de l'État. Ce qui n'empêche pas le chef de l'État ou du Gouvernement qui en a la responsabilité d'en déléguer l'administration tout en en gardant la responsabilité.

Horizontale, la politique familiale doit se préoccuper de tous les aspects de la vie de l'état. Aucun aspect de la vie de la société ne lui est étranger. Elle doit aussi être de tous les âges de la famille. On ne doit pas saucissonner la famille en enfants, hommes, femmes, adolescents, personnes âgées.

Subsidiaire, la politique familiale ne doit pas se substituer à la famille et remplir les tâches et les devoirs qui lui incombent de façon toute naturelle. Elle doit, dans un premier temps, aider les familles à assumer leurs responsabilités propres, puis, dans un deuxième temps, prendre le relais lorsque l'importance des services ou des investissements l'exige. Enfin, elle doit prendre le relais des familles incapables, négligentes, ou absentes.

On voit des états fournir des services pour des enfants pauvres. Il n'y a pas d'enfants pauvres, il y a des parents nécessiteux. Ce sont les parents qu'on doit aider pour qu'ils assument leurs responsabilités. Aider les enfants relève de la charité, aider les parents relève de la justice. L`État n'a pas à administrer la charité, elle doit administrer la justice.

Le rôle de l'État : un service

À quoi donc sert l'État ? On pourrait dire que dans une société parfaite, il n'y a pas d'État. Car chacun serait en mesure d'évaluer le bien commun, c'est-à-dire de mesurer la limite de sa liberté face à la liberté des autres. Chacun concourrait au bien commun selon ses capacités et en retirerait selon ses besoins. Chacun vivrait en harmonie avec tous. Or la vie étant ce qu'elle est, nous induisons librement en autorité des personnes et des structures à qui nous confions la responsabilité de définir le bien commun, de répartir les tâches et de mettre les personnes en harmonie.

L'État doit aussi, pour le bien commun, aider au développement des moyens de production, contribuer à la création des richesses, et voir à la redistribution des richesses.

Ainsi, le pouvoir est un service. Celui qui est le plus haut placé est donc le serviteur du plus grand nombre. Or, souvent le pouvoir est confisqué pour le service d'un plus petit nombre. Et il s'établit des zones d'exploitation où l'apport de tous sert au bien de quelques-uns. On pourrait alors penser que le monde est divisé en deux : les exploités et les exploiteurs, les bons et les méchants. Mais la réalité n'est pas telle. La frontière du bien et du mal ne passe pas entre telles personnes et telles autres, mais en chacune des personnes, ce qui fait que bien souvent la nécessité et l'instinct de survie développent l'exploitation de certains sur d'autres.

La cause de cette nécessité est très souvent l'insuffisance des ressources et des biens, ou la peur d'en manquer, ce qui amène des personnes de bonne foi, pour assurer leur survie, à accaparer les maigres biens des autres. Aussi, il faut affirmer comme le pape Paul VI aux Nations Unies : Plus jamais la guerre – le développement est le nouveau nom de la paix.

Ainsi pourrons-nous nous débarrasser des Quatre chevaux de l'Apocalypse : le Blanc, le Vert, le Rouge, le Noir : la Famine, la Maladie, la Guerre, la Mort.

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