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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 12, numéro 63, décembre 2000 |
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Résumé du Mémoire
du Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au
Québec
Mémoire Famille et Santé - Version intégrale
Présenté à la Commission des services de santé et des
services sociaux
Le 25 octobre 2000
1- Introduction
Les familles tiennent à coeur plusieurs des
questions qui concernent la santé
Pour promouvoir une Politique de la Santé, il importe que
les familles affrontent elles-mêmes des défis et conduisent
elles-mêmes des actions qui leur sont propres. Les familles
peuvent apporter des ressources considérables pour répondre à
divers besoins en santé. Il se trouve que les familles désirent
la santé pour leurs membres ou la guérison des maladies de
ceux-ci. Par leurs comportements, les familles donnent à voir la
santé comme un but à atteindre. Les familles en donnent des
signes par leurs efforts pour soigner les malades à l'intérieur
de leur maison, par leurs démarches pour recourir aux divers
services de santé ou autrement.
Les organismes familiaux et la santé
Les familles augmentent leur contribution à la solution des
problèmes de la collectivité en matières de santé, en se
regroupant entre elles dans des organismes familiaux.
Les familles, les citoyens et la santé
Au-delà des familles dans ce qu'il y est convenu d'appeler
la société civile, il y a les citoyens et leurs associations.
Les familles sont conscientes des problèmes de santé qui se
posent dans la collectivité et qu'elles se doivent de contribuer
à les résoudre.
2- Les points de vue des familles, des citoyens, des malades
Les familles sont en elles-mêmes des entités sociales.
Elles ont des droits et des obligations par rapport à la
société. Ce qui aide à voir, par exemple, qu'une mère ou un
père d'un enfant sont autre chose que des aidants
naturels pour leur enfant. Le fait que les familles
soient des composantes de la société entraîne que celles-ci
ont à faire valoir leur propre point de vue par rapport aux
organismes de santé et aux services sociaux lesquels opèrent
dans cette même société.
Un phénomène nouveau : le citoyen internaute et la
santé
Ce qui est nouveau, si un citoyen est internaute, et la plupart
des citoyens vont le devenir bientôt, c'est qu'il ne dépend
plus autant de la télévision ou des médias de masse pour
s'informer ou pour se faire une idée à propos des questions de
santé.
Les problèmes en santé dans divers pays
Les citoyens sont amenés à pouvoir reconnaître dès maintenant
un fait massif autant qu'indéniable : les difficultés en
matières de santé se manifestent dans divers pays, dans
l'ensemble des autres provinces du Canada et non pas seulement au
Québec.
Les problèmes québécois concernant la santé
Les Québécois savent très bien que leur gouvernement n'est pas
le seul à intervenir dans nos affaires de santé. Il est
réaliste de garder à l'esprit que des organismes et des groupes
divers y interviennent eux aussi et qu'ils le font pour des
enjeux considérables et de mille manières.
Le rôle des médias
On ne peut pas sous-estimer l'intervention des entreprises de
télévision et de médias quand il s'agit d'une Politique de la
Santé.
3- De quoi s'agit-il? Assurance
santé ou assurance maladie
Inutile de chercher sur la Carte Soleil le mot santé
, on y trouve l'expression assurance-maladie .
Quoique sur cette carte une personne puisse y voir sa photo et sa
signature, cette carte demeure la propriété de la
Régie de l'assurance-maladie .
La prévention et les services
Les efforts de prévention paraissent secondaires à l'intérieur
des services de santé ou bien ces efforts y sont marginalisés
ou laissés à des organismes externes.
4- De qui s'agit-il?
Une Politique de la Santé doit se fonder sur les familles, sur
les citoyens et sur les malades eux-mêmes. Les malades
eux-mêmes, les familles et les citoyens sont les premiers
fondements d'une Politique de la Santé.
5- Une politique de santé ou de services ?
Une politique des services
Avec une politique dit de services, on obtient une politique qui
se définit en fonction d'unités ou d'organismes qui sont
formellement constitués et qui se posent comme tels devant le
reste de la société.
Les malades :
bénéficiaires ,
clients ou
usagers?
Les malades y sont appelés les
bénéficiaires des
services dits de santé , c'est-à-dire
qu'ils sont alors désignés comme des êtres auxquels des
bienfaits sont donnés par d'autres qu'eux-mêmes.
Le système
Dans un système de services, les malades deviennent des
éléments à gérer parmi d'autres
éléments.
Les départs massifs d'infirmières et de médecins
Ce système s'est lui-même mis à
nu quand il a enclenché les départs à la retraite pour de
très nombreux médecins et infirmières et cela à la grandeur
du Québec.
La rémunération des actes médicaux
Les contraintes du système sont celles
de ce mode de rémunération. Un acte
médical , dans lequel l'élément
médical est ainsi limité, est un acte
qui ne satisfait pas les malades.
6- Regroupement des forces; centralisation : le CHUM
Vers un nouveau regroupement des
forces
Les familles, les citoyens et les malades eux-mêmes constituent
les fondements et les auteurs d'une Politique de la Santé. Un
regroupement des forces et des ressources pour une Politique de
la Santé est désormais nécessaire.
La Politique de la Santé et l'Internet
Pour appliquer une Politique de la Santé, des regroupements et
associations de familles, de citoyens et de malades, sont à
considérer en tenant compte de ce que l'Internet et les
nouvelles technologies peuvent leur apporter.
Centralisation : CHUM
Un Centre hospitalier de l'Université de Montréal est-il le
signe d'un système ou d'une politique de la santé ?
7- Politique sociale ou politique des
services sociaux
Une politique sociale engage l'action de l'ensemble des
citoyens, des familles et de groupes sociaux variés et
multiformes, tandis qu'une politique des services sociaux
engagent plutôt des organisations de professionnels, lesquels
exercent leurs professions en poursuivant des objectifs sociaux
ou communautaires.
8- Applications
Une Politique de la Santé pourra être plus solidaire et
plus équitable et la présente Politique dite de
services de santé .
Bénévoles
Une Politique de la Santé mobilisera un plus grand nombre de
citoyens, familles ou malades, tous bénévoles.
Médecins
Une Politique de la Santé définira une éthique de la pratique
et de la recherche en médecine de manière à sauvegarder les
intérêts des malades et les soins à donner à ceux-ci; et elle
favorisera de nouveaux rapports entre les médecins d'une part,
et les malades, les familles et les citoyens, d'autre part.
Infirmières et infirmiers
Une Politique de la Santé ouvrira plus largement les voies qui
s'ouvrent déjà aux infirmières et infirmiers et leur permettra
des ouvertures nouvelles.
Leaders en santé
Une Politique de la Santé favorisera ce qu'on peut appeler la
promotion de leaders en santé.
Éducation familiale et santé
Une Politique de la Santé développera des programmes
d'éducation à la santé dès l'école primaire et offrira des
services éducatifs aux parents et aux familles.
Relations de travail
Une Politique de la Santé se devra de créer et de faire
croître un climat de paix et de confiance lequel est nécessaire
pour les malades et pour les soins qu'il s'agit de pourvoir.
Période d'urgence santé
Une Politique de la Santé fera décréter ce qu'on peut appeler
des périodes d'Urgence Santé.
Une carte de Santé
Une Politique de la Santé va faire remettre leur dossier de
santé aux malades et aux citoyens eux-mêmes sous forme de
cartes numériques, du genre cartes à
puces ou cartes
intelligentes .
Les familles, la santé et l'Internet
Une politique de la Santé pourra ouvrir un volet par lequel les
familles vont pouvoir mieux veiller à la santé de leurs
membres, consulter des experts en médecine et obtenir des
informations concernant des traitements ou des médicaments.
9- Conclusion
Une Politique de la Santé se fera en tenant compte d'une
Politique des familles, laquelle favorise la prise en charge des
familles par elles-mêmes. Ainsi en s'entraidant, les familles
pourront acquérir une certaine autonomie
et une certaine force par rapport aux organismes officiels de
santé.