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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 12, numéro 65, juin 2001 |
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Éditorial
Montréal, le 6 juin 2001
Madame Linda Goupil
Ministre d'État à la Famille et à l'Enfance
Ministre de la Famille et de l'Enfance
Ministre responsable de la Condition féminine
Ministre responsable des Aînés
1050, rue des Parlementaires, 7e étage
Québec (Québec) G1R 5Z8
Madame la Ministre,
Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec veut d'abord vous remercier pour la rencontre tenue avec vous à vos bureaux de Montréal, le 6 avril 2001.
Vous y avez rencontré tous les membres du Conseil d'administration du Regroupement de même que son directeur général.
Nous avons apprécié grandement la convivialité de la rencontre, la facilité des contacts, l'ouverture des propos.
Cette rencontre vous aura permis, en entendant chacun des membres du Conseil d'administration, de prendre conscience de l'étendue des préoccupations et des réalisations de nos membres, le Regroupement étant un grand rassemblement national d'organismes familiaux et d'organismes à intérêt familial.
Cette rencontre vous aura également permis de prendre conscience des préoccupations et des réalisations du Regroupement lui-même dans l'élaboration, l'instauration, et l'accompagnement de la politique familiale au Québec, et ce tant dans la société civile que dans ses collaborations avec l'État québécois.
Nous vous avons entendue exposer vos désirs et projets pour une politique familiale globale, comprenant l'entièreté de la famille, dans tous ses aspects, petite enfance, enfance, jeunesse, femme, aîné. Nous y souscrivons pleinement, le Regroupement ayant tenu souventes fois ce langage.
Nous vous avons aussi présenté nos préoccupations sur la continuité de l'État et les collaborations et les acquis du Regroupement et du mouvement familial au cours des ans avec vos prédécesseurs.
Nous avons abordé les nouvelles dispositions de la politique familiale.
Nous avons exprimé certaines préoccupations sur les allocations familiales, tant au niveau de l'universalité que des normes, qui semblent, soit défavoriser le premier enfant, soit pénaliser les couples avec des revenus moyens.
Nous nous sommes réjouis de l'instauration des services éducatifs et de garde, mais nous vous avons sensibilisée sur des injustices certaines en ce qui concerne la garde en milieu familial. D'ailleurs à ce sujet, vous avez accepté une rencontre prochaine avec celles et ceux qui en sont concernés.
Nous avons souhaité l'adoption de la loi sur l'Assurance parentale. Au moment de cette présente lettre, nous nous réjouissons de l'adoption de cette loi, mais nous déplorons grandement le refus du gouvernement du Canada de négocier à ce sujet. Vous pouvez compter sur notre appui en cela.
Nous nous sommes inquiétés d'un retard éventuel de l'annonce et de la mise en oeuvre du plan d'action pour les aînés, nous vous avons exprimé notre désir que tout cela se fasse dans les meilleurs délais. Nous vous avons sensibilisée sur l'importance de la place administrative que nous croyons devoir être donnée dans votre ministère aux aînés.
Nous sommes aussi restés perplexes sur votre opinion à propos des formes de collaborations que nous avons estimées avec vos prédécesseurs. Tel les Forums des partenaires en matière de politique familiale, le Plan d'intervention pour le soutien au rôle parental et son Comité de suivi, et le Groupe de travail sur la reconnaissance et le financement des organismes communautaires Famille.
Nous avons insisté sur la reconnaissance et le financement de base des organismes familiaux. Nous vous avons dit qu'avant toutes autres priorités gouvernementales, devait se situer la grande priorité de la reconnaissance et du financement de base.
Nous croyons savoir que si trois modes de financement sont retenus, à savoir le financement de base, les projets, et les ententes de services, il importe grandement que le financement de base soit prioritaire pour éviter que les organismes se peinturent devant les priorités gouvernementales qui comportent l'octroi de ressources monétaires.
Voilà, madame la Ministre d'État, quelques considérations découlant de notre chaleureux entretien du 6 avril dernier.
Nous vous assurons de notre plus entière collaboration, mais nous revendiquons le droit des payeurs de taxes de collaborer également à la définition des priorités de l'État, et dans le cas qui nous intéresse, dans la définition des politiques familiales pour le mieux-être des familles que nous représentons et servons.
Nous avons perçu chez-vous un très grand souci des familles et de leurs membres, acceptez cette assurance de collaboration comme une excellente manière de satisfaire votre grand désir.
Veuillez agréer, madame la Ministre d'État, l'expression de nos meilleurs sentiments et de nos chaleureuses salutations.
Le Président
Le
Directeur général
Richard Sarrasin
Yves
Lajoie