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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 13, numéro 68, mars 2002 |
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Allocution lors du Forum jeunesse
Convoqué par Madame Agnès Maltais
Ministre déléguée à la Santé et aux Services sociaux
Et à la Protection de la Jeunesseà
À Québec, le 3 décembre 2001
Monsieur Yves Lajoie
Directeur général
Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au
Québec
Madame la Ministre,
Je me nomme Yves Lajoie, je suis le Directeur général du Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec, et Secrétaire général de l'Organisation mondiale pour les familles, l'OMF, communément appelé FAMILIS.
Avec moi, Marie Rhéaume, adjointe à la direction de la Fédération des unions de familles (FUF).
Nous représentons un collectif d'organismes communautaires famille, dont la conduite est assurée, outre madame Rhéaume et moi, par les personnes suivantes :
Mme Sylvie Lévesque, de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec ;
Mme Carole Lavallée, du Centre québécois de ressources à la petite enfance ;
M. Marc Bachand, de la Confédération des organismes familiaux du Québec ;
Mme Carol Gélinas, du Regroupement des organismes communautaires famille de Montréal ;
Et Mme Line Lévesque, du Regroupement Naissance-Renaissance.
Nous représentons près de quatre cents (400) organismes communautaires famille.
Lors de la publication des nouvelles dispositions de la politique familiale, le gouvernement du Québec a proclamé mettre L'enfant au coeur de nos choix .
Maintenant le gouvernement du Québec nous dit : Une vision à partager - vers l'adoption d'un plan d'action jeunesse .
Nous croyons en l'un et l'autre.
Mais ce à quoi nous croyons surtout, c'est la famille comme cellule de base de la société .
Nous sommes satisfaits quand, d'emblée, dans son introduction, l'Avis nous dit (en page 7) : Il faut assurer aux familles et aux communautés des conditions de vie qui, au lieu de générer ou alimenter les problèmes, favorisent le bien-être et le développement des jeunes et de leurs milieux de vie. Il faut agir suffisamment tôt pour prévenir l'apparition ou l'aggravation des problèmes. Il faut intervenir au moment opportun, avec la réponse et l'intensité requises par la situation. Il faut travailler ensemble et dans une perspective commune.
Cette perspective commune, pour nous, s'appelle une politique familiale.
Cette politique familiale possède quatre caractéristiques:
- Elle est autonome. Elle ne saurait relever de quelque secteur que ce soit d'un ministère en particulier. Elle doit dépendre d'elle-même. Ce qui n'empêche pas ses autres caractéristiques.
- Elle est horizontale. Elle embrasse tous les aspects de la société.
- Elle est verticale. Elle rejoint tous les âges de la vie humaine et de la famille sans la saucissonner.
- Elle est subsidiaire. Elle vient aider la famille et les parents dans l'exercice de leurs rôles propres. Elle ne les rem placepas.
Cette politique familiale a des pré-requis sans lesquels les quatre grandes caractéristiques ne peuvent se réaliser pleinement : la nutrition, le vêtement, le logement, la santé, l'éducation, le travail.
Voilà pour les affirmations de base que nous pourrions qualifier de penser et agir famille .
Bien sûr nous appuyons le développement d'une gamme complète de services pour les jeunes et leurs familles. Mais, dans une approche respectueuse des parents et des familles, il faut tenir compte des différences culturelles et des milieux économiques.
Il faut éviter que les parents se retrouvent devant une énorme machine où ils n'ont aucun pouvoir, mais nous y reviendrons cet après-midi.
La mesure pivot :
Nous réagissons favorablement à la mise en place de la mesure pivot : La mise en place des équipes territoriales d'intervention conjointes - ÉTIC. À condition que le professionnalisme qu'on y retrouve fasse place aux parents et aux organismes communautaires Famille.
Cette mesure16 stipule ( à la page 46) :
De nature essentiellement clinique, l'équipe sera formée, au départ, d'un noyau permanent d'intervenants à l'emploi des CLSC, des centres jeunesse (y inclus la Direction de la protection de la jeunesse), des centres de réadaptation en toxicomanie et des centres de réadaptation en déficience intellectuelle. D'autres intervenants viendront se greffer ponctuellement à l'Équipe territoriale, selon les besoins des jeunes ou des parents (dans le cas d'un PSI par exemple). Les intervenants des organismes communautaires qui le désirent pourront également s'y joindre et l'on cherchera à s'y associer rapidement des intervenants des écoles et des centres de la petite enfance.
Cet avis, madame la Ministre, nous semble professionnel, très professionnel, trop professionnel!
Nous souhaitons qu'on y fasse une part plus importante aux parents, aux familles, aux organismes qu'ils ont mis sur pied et aux représentants de ces organismes.
Il ne faudrait pas que les parents et les organismes communautaires famille soient obligés de forcer la porte des Équipes territoriales d'interventions conjointes, comme nous avons nous-mêmes forcé la porte de ce Forum jeunesse du 3 décembre 2001, mais que vous nous avez si aimablement et généreusement ouverte.
Merci, madame la Ministre.