Le Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec
 

Pensons famille     

Volume 13, numéro 69, juin 2002

Madame Nicole Valade  Écouter la conférence   Voir la conférence
Directrice-adjointe
Office de la famille
Archevêché de Montréal

La formation du couple

« On change, on s'aime toujours ».

Ce slogan s'applique bien à la réalité des jeunes couples d'aujourd'hui. Bien que la manière d'entrer dans la vie de couple s'est grandement transformée, particulièrement depuis les trente dernières années, il y a toujours des couples en amour et il y en aura toujours.

Lorsque mon mari et moi avons commencé à oeuvrer en préparation au mariage en 1976, parmi les couples que nous recevions, une minorité cohabitait et souvent nous l'apprenions juste à la fin de la session alors que nous avions gagné leur confiance. Ils ne se sentaient pas à l'aise de le dire, c'était les marginaux de l'époque. Aujourd'hui ce sont ceux qui choisissent de ne pas cohabiter qui sont considérés comme marginaux et qui osent à peine le dire. Il était aussi rare de rencontrer des couples avec enfant, les couples affirmant tout haut qu'il n'en était pas question avant le mariage. La période de cohabitation se vivait la plupart du temps sur une courte période, un an ou deux, et était précédée d'un temps de fréquentation d'au moins un an; majoritairement on y entrait en ayant déjà un projet de mariage et elle avait pour but de vérifier la capacité de chacun des conjoints de s'adapter à la vie à deux dans le quotidien. J'avoue qu'à ce moment- là, devant le phénomène des ruptures qui ne cessait de croître depuis l'adoption de la loi autorisant le divorce en 68, on croyait qu'effectivement les couples ayant fait l'expérience de vivre ensemble auraient plus de chance de durer. Pourtant la réalité s'avère tout autre, en l'an 2000, selon statistique du Québec et statistique Canada on comptait au Québec 48 divorces pour 100 mariages et 34,6 pour le Canada. Et on dit que l'avenir semble encore plus sombre.

Qu'en est-il aujourd'hui des premières étapes de la formation du couple,
comment les couples perçoivent-ils leur union, qu'est ce qui les motive ?

Aujourd'hui, on est face à une multiplicité de formes de conjugalité et la cohabitation ne constitue pas toujours un prélude au mariage. On rencontre des couples qui entrent dans la cohabitation quelques mois, si non quelques semaines après s'être connus, parfois on la vit juste les week ends, surtout quand on est encore étudiant; c'est en quelque sorte une manière de se fréquenter. Il y a même des couples qui nous disent qu'au début, quand ils ont commencé à vivre ensemble, ils ne se considéraient pas comme conjoints mais davantage comme des colocataires ou amis et que ce n'est qu'à la suite de l'évolution de leur relation qu'ils se sont considérés comme un couple. D'autres, bien que se connaissant depuis peu, ont un projet plus ou moins partagé de continuité. Comme on peut le constater l'avenir n'est pas toujours clairement défini. On vit l'expérience d'être ensemble sans véritablement avoir de projet de vie. Peut-être qu'on se mariera, peut être qu'on ne se mariera pas. Si on se marie, peut-être qu'on optera pour un mariage civil, peut-être qu'on optera pour un mariage religieux.

Pour illustrer ce que je viens de dire, voyons quelques situations tirées d'une recherche Cohabitation et mariage: étapes de la formation des couples, types d'union et sens de l'engagement, menée par Denise Lemieux et Léon Bernier de l'INRS culture et société.

Un cas nous présente un couple d'étudiants qui se fréquentait depuis quelques années en week-end chez les parents et c'est leur cheminement scolaire qui les ont menés à cette décision de cohabiter. Elle dit : “ Moi, je ne me sens pas prête à me marier, je ne me sens pas prête à m'engager. Le seul projet qu'on a, c'est peut-être d'acheter un condo. De mariage, il n'en est pas question, puis avoir des enfants non plus, il n'en est pas question avant quelques années ”. Lui de renchérir : “ au moins! ” Elle d'ajouter, “ moi je dis cinq ans ”. À long terme, ce qui est le plus important pour eux, c'est de continuer à être ensemble.

Un autre cas nous présente aussi un couple d'étudiants qui se sont rencontrés par le biais de l'internet. Le jeune homme est incroyant, cependant la spiritualité est importante pour la jeune femme. Elle aurait aimé se marier en robe blanche mais elle évoque les contraintes associées par l'Église catholique à ce rituel religieux entre autre : la nécessité de faire une préparation au mariage et celle de l'ouverture à avoir des enfants. Elle ne sent pas le besoin de faire une préparation au mariage, de plus, lui ne veut pas d'enfants. Elle songe donc à vivre un rite d'engagement. Ils recevraient la bénédiction d'un être significatif pour eux par ex. un grand-père; ce ne serait pas à l'église, mais il y aurait peut être un passage à l'hôtel de ville. Lui, autour des possibilités de rituels, exprime le côté possiblement provisoire de leur relation et qu'ils seraient aussi bien de demeurer célibataires au cas où adviendrait une rupture. Elle revient à l'idée qu'une fête d'union serait importante pour elle, pour dire que “ oui ” ils sont un couple qu'ils considèrent relativement solide, mais cela sans empêcher une éventuelle sépa-ration.

Chez ce couple, on sent une incertitude par rapport à l'avenir et le besoin de se laisser une porte ouverte.

La cohabitation se vit aussi dans une autre optique. On y entrera qu'après avoir pris le temps de se connaître et d'évaluer si le lien dépasse l'attraction physique. On aura pris le temps de se questionner : quelles valeurs nous portent, quels sont nos intérêts respectifs, qu'est-ce qu'on est prêt à mettre en commun? Comment se vivent les liens avec les amis, la famille? Pour ces couples, le vivre ensemble va être rattaché à un projet de vie qui se vivra en union libre, dans un mariage civil ou religieux. Pour signifier le sérieux de cet engagement, certains choisiront de le marquer par un rite de passage, soit par des fiançailles qui se célébreront en privé ou entourés des parents et des amis ou encore par une fête d'union. C'est aussi une façon de consacrer l'unité sociale nouvelle. Chez ceux qui veulent se marier, le mariage est prévu à court terme ou pour plus tard, dans quelques années. Il en va de même quant à la décision d'avoir un enfant. On le constate, de plus en plus de couples repoussent les enfants jusqu' au début de la trentaine, ils veulent avoir le temps de vivre avant d'avoir la responsabilité de parents.

On assiste aussi au phénomène du mariage reporté, on envisageait se marier plus vite mais on prend le temps d'avoir atteint une stabilité sur le plan du travail, d'acheter une maison, d'avoir des enfants et finalement on se marie. On rencontre donc des couples pour qui l'étape de la cohabitation s'est prolongée au-delà de 8, 10, 12 ans. De plus, le projet ne se réalise pas toujours selon le plan de départ et les conjoints ne s'entendent pas nécessairement sur le type d'engagement qu'ils sont prêts à prendre.

L'exemple qui suit illustre bien ce propos : Elle dit : “ J'ai jamais pensé me marier. J'ai toujours dit : J'me marierai jamais. C'est juste depuis que je suis avec Richard que je pense à me marier. J'ai le goût de me marier comme pour sceller quelque chose... Je ne suis pas sûre de mon emploi, je doute tout le temps, je suis toujours en train de douter. C'est comme pour sceller quelque chose dont je suis sûre ”.

Lui. “ C'est plus pour montrer aux autres qu'elle m'aime ”.

Elle “ J'ai aucun ami qui se sont mariés. Je trouve ça l'fun du monde qui se marie quand c'est beau. Pas le gros show pis le déguisement du mariage, mais la fête, c'est plus pour la fête, pour réunir plein de monde; dans le fond, on pourrait le faire sans se marier. C'est un rite... un rite de passage... Avant le monde se fiançait, ils se mariaient...” ...je ne veux pas me marier à l'Église, je vois cela comme une grosse fête foraine ”.

Lui “ Moi je vois plus ça comme un contrat le mariage, je t'aime pis je te le prouve par contrat mais j'ai pas besoin de le mettre sur un contrat que je t'aime, dans l'fond qu'est-ce que ça change? ”

Je fais ressortir quelques éléments que je trouve intéressants. Pour elle, la relation qu'elle vit avec lui a changé sa perspective, en ce sens qu'elle serait prête à aller vers le mariage; pas un mariage de flas flas, mais pour exprimer devant leurs parents et leurs amis que ce qu'ils vivent c'est important; elle veut rendre public leur lien, l'officialiser aux yeux de leur entourage. Lui, ne voit pas du tout la nécessité d'officialiser leur engagement. C'est peut-être ce qu'il l'amène, elle, à parler d'une fête, plutôt que d'un mariage; il y a là possiblement une concession de sa part. Pour lui, le lien est important, il ne s'oppose pas à faire un fête, mais il ne voit pas ce que ça va changer.

Une autre situation nous présente un couple, les conjoints se connaissent depuis 3 ans et cohabitent depuis 1 an et demi. Au début ils se considéraient amant et maîtresse et ne voulaient pas s'engager plus à fond. Maintenant ils se considèrent un couple le fun, plus solide que bien des couples de leur entourage, ils sont fiers de ça, d'autant plus que lui a souffert du divorce de ses parents. Ils veulent préserver leur liberté sans engager l'avenir, éviter le carcan du couple traditionnel et aussi le divorce. Au-delà de cinq ans, ils se disent incapables d'envisager l'avenir. Pour le moment, ni l'un ni l'autre ne désire d'enfant car pour avoir des enfants, lui estime qu'il devrait régler ses problèmes personnels émotifs, professionnels et financiers et elle respecte cette réticence.

On nous présente un autre cas où lui, sans être contre le mariage, pour les autres, n'y trouve pas un grand intérêt, pour lui même. Dans sa famille on a jamais tellement cru à ces valeurs là. Comme il dit : “ On ne croyait pas tellement aux valeurs traditionnelles. De son côté à elle, le mariage des parents est un échec. Mais si elle ne veut pas se marier, ce n'est pas parce qu'elle ne se sent pas capable d'engagement mais parce qu'elle veut se garder la liberté de toujours réinventer son couple.

On voit bien ici l'impact de ce qui a été vécu dans la famille, sur la façon dont les couples perçoivent le mariage et leurs motivations à son égard. On découvre aussi que le mariage est parfois perçu comme un cadre qui empêche la créativité dans le couple, comme si en se mariant, on tombait forcément dans un milieu moins stimulant, comme si le fait de se marier nous faisait entrer dans la routine.

Je vais maintenant vous présenter quelques exemples de couples qui choisissent le mariage.

Le premier, un couple qui s'est fréquenté deux ans, il cohabite depuis un peu plus d'un an. Lui, provient d'une famille stable et sans histoire et les valeurs familiales sont très importantes et non questionnées, elles sont en continuité avec ce qu'il a vécu. Pour elle, la famille est décrite comme un construit fragile qui repose sur une union qui peut se dissoudre comme ça été le cas pour ses parents. Malgré cela sa notion du couple implique l'idée et l'intention de la durée et même de la pérennité c'est-à-dire pour toujours. Ils se considèrent un couple solide, leur relation est basée sur la confiance et le respect. Pour lui, le mariage n'est pas le début de quelque chose, mais la confirmation d'une relation déjà existante fondée sur leur expérience de la vie commune. Ils envisagent un mariage civil, le mariage est perçu comme une décision qui vient sceller leur engagement et correspond à une conception que la vie de couple c'est pour la vie. Ils veulent des enfants, mais plus tard, dans cinq ans.

Un autre couple cohabite depuis 7 mois et entreprend des démarches pour célébrer un mariage civil . Ils ont tous deux eu un parcours personnel difficile, leurs familles présentant de multiples pathologies. Leur rencontre est perçue comme un tournant dans leur vie. La confiance et le respect paraissent le fondement de leur relation. Pour elle l'engagement est davantage fondé sur une implication personnelle de chacun dans la relation que sur des attentes envers l'autre. Ils veulent se marier civilement, leur projet de mariage se veut d'abord pour des raisons économiques et fiscales (ils veulent ouvrir un bed and breakfast), mais ils précisent qu'il y a de l'amour là-dedans; et lui d'ajouter, que c'est la première fois qu'une fille lui fait penser mariage et enfant, et qu'en dépit des divorces, le mariage donne de la respectabilité et du prestige; de plus c'est une façon de couper le cordon avec la famille. Le mariage vient signifier le passage à la vie adulte. Tous deux voient le mariage comme une reconnaissance sociale de ce qui existe déjà. Dans leur coeur, depuis qu'ils cohabitent, ils se considèrent mariés. Pour elle, le mariage signifie faire un bout de chemin avec l'autre qui va l'aider à grandir sans être sûr qu'il sera là longtemps. Ils ont davantage une notion de projet au jour le jour qu'à long terme, ce qui peut laisser sous-entendre, tant que ça va aller, qu'on va être bien ensemble.

Ici on est devant un couple dans la mi-trentaine. Ils entreprennent la construction d'une relation qu'ils veulent tous deux à long terme. Comme le couple précédent, ils ont vécu des difficultés familiales et ont à leur actif, chacun de leur côté, plusieurs idylles qui ne les ont pas satisfaits. Ils ont tous deux fait une thérapie et cherchent à nouveau à créer un lien qui correspond à leurs attentes. Pour elle, il était important de rencontrer quelqu'un qui avait fait une thérapie donc quelqu'un qui s'était questionné. Ils visent une relation à long terme dans laquelle s'inscrit un projet familial qu'ils ont pris le temps de discuter longuement. Leur relation a débuté par une étape de fréquentation, ils sont ensuite passés à la semi-co-habitation puis à la cohabitation qui a été décidée et planifiée. Remarquons qu'ici, il n'y a pas eu glissement dans la cohabitation, un choix a été fait, une décision claire a été prise. Cette cohabitation, qui constitue une étape importante dans le processus d'engagement, s'accompagne d'un projet d'enfant. Ils se réservent beaucoup de temps ensemble et cultivent de plus en plus d'intérêts communs. Lui exprime sa conception du mariage comme ceci : “ Tout ce je veux de notre relation, c'est de te permettre toi de te réaliser et moi de me réaliser et que ça nous fasse sortir le meilleur de nous-mêmes ”. Elle, perçoit aussi le couple comme un moyen de s'épanouir, comme un outil pour arriver au meilleur d'elle- même. Malgré tout, ils n'ont pas la prétention de croire que la vie en couple règle tous les problèmes. Pour elle le mariage est considéré comme une célébration de leur engagement, lui considère les enfants comme le projet le plus engageant. Ils n'ont pas encore fait le choix d'une forme de mariage. Ils se disent non pratiquants, le mariage civil semblerait leur convenir davantage mais n'étant pas fermés à la spiritualité ils sont à la recherche d'autre chose.

Je vous présente un dernier cas.

Il s'agit d'un couple qui a opté pour le mariage religieux. Ils ont cohabité et disent s'être senti engagés dès le début de leur union. Cependant, pour elle, le moment décisif dans leur relation, a été quand son conjoint lui a demandé de l'épouser; ce pas, de plus, l'a rassurée quant à la durabilité de leur union; il semble que lui ait été appelé à faire des compromis parce qu'il pratiquait un sport à un niveau professionnel et qu'elle ne pouvait le suivre. Il était plus hésitant à se marier, non par rapport à elle, mais parce qu'il n'avait pas réfléchi sur ce que cela signifiait de marier quelqu'un et sur ce que le mariage signifiait pour lui. Pour elle, c'était plus clair. Le mariage signifiait un engagement qu'on veut prendre l'un envers l'autre pour la vie et le désir “ d'élever ” une famille. Ils proviennent tous deux de familles unies et considèrent que leurs parents et grands-parents ont été de bons modèles. Ils ont fait une démarche de préparation au mariage échelonnée sur six mois. Leur objectif était de confirmer leur décision de se marier et celle de se marier à l'église; ils ne voulaient pas se marier par conformisme. Ils souhaitaient également approfondir le sens du mariage. La démarche leur a permis de découvrir le sens de la pratique religieuse et de les amener à une pratique plus régulière et à une implication dans leur paroisse.

Toutes ces situations illustrent bien une nouvelle mentalité chez les couples.
Ces nouvelles manières de faire ne demeurent-elles pas, en partie du moins,
questionnables quant à la durée du couple?

Des recherches récentes font ressortir que les couples dont le mariage a été précédé de la cohabitation sont davantage susceptibles de vivre une rupture. Ceci dit, on n'a peu de chance de revenir en arrière, la cohabitation étant là pour rester. Selon moi, ce n'est pas la cohabitation en soi qui fait problème, ce qui me semble davantage faire problème, c'est l'entrée prématurée dans la cohabitation. Il m'apparaît très important de sensibiliser les couples à la nécessité de se donner le temps; se donner le temps de bien se connaître, de se questionner, de vérifier si le projet s'appuie sur des bases solides, de vérifier si leur conception de la vie de couple, du mariage se rejoignent. Dans notre monde, où on a l'habitude de satisfaire nos désirs aussitôt qu'on les ressent, on a bien de la difficulté à attendre; les fréquentations sont souvent écourtées et malheureusement tout s'enchaîne sans qu'une véritable décision soit prise. Et pourtant tout projet ne repose t-il pas sur la force de la décision avec laquelle on s'y engage? Et je cite un théologien de France, Xavier Lacroix : “ L'essentiel tient dans la force de la décision par laquelle on est décidé à construire du solide, à jouer le tout pour le tout ”. On peut se demander aussi si les gens se connaissent suffisamment eux-mêmes avant de s'engager dans une relation de couple. Quel sens je veux donner à ma vie? Qu'est ce que ça signifie pour moi une vie de couple? À quoi suis-je prêt à renoncer pour vivre en couple? Qu'est-ce que j'ai à offrir à l'autre? Est-ce que je suis prêt à faire les efforts pour surmonter les difficultés?

On base souvent la vie de couple sur le sentiment amoureux mais le sentiment amoureux ne suffit pas. Ceux qui sont mariés depuis plusieurs années savent que le sentiment n'est pas vécu toujours à la même intensité. L'important réside dans la volonté de réussir, de mener son projet à bon port. J'aime, quand je rencontre des couples, les inviter à s'engager dans leur projet avec la détermination d'un aventurier; en ayant pris le temps de se préparer avec soin, tout en sachant que le projet ne se réalisera pas tout à fait tel comme ils l'auront imaginé au départ, mais en voulant se rendre jusqu\au bout. Quand un couple s'engage dans un projet de vie à deux, dans le mariage, ce n'est pas un engagement de résultats qu'il prend, dit encore Xavier Lacroix, c'est un engagement de moyens. Chacun s'engage à faire ce qu'il faut pour demeurer amoureux demain, après demain et tous les jours et c'est en s'alliant, en faisant équipe pour faire face aux aléas de la vie, qu'ils auront plus de chance de réussir, de maintenir leur lien vivant!


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