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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 1, numéro 7, octobre 1989 |
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Satellite Famille et communautés culturelles
Atelier II
Monsieur Charles L. Martin
Centre communautaire ethnique Viau
Monsieur Charles L. Martin traite de l'intégration des membres des communautés culturelles à la fonction publique et des difficultés politiques que cela pose.
Intégration des membres des communautés culturelles
Je suis ici aujourd'hui afin de présenter une problématique. En 1985, lors de la campagne électorale, monsieur Robert Bourassa avait promis qu'il fera de son mieux afin d'intégrer les membres des communautés culturelles à la Fonction publique. Jusqu'à présent, il n'y a eu aucun effort pour l'intégration des membres des communautés culturelles dans la fonction publique. Monsieur Jean Doré avait le même discours durant sa campagne municipale. Au niveau fédéral, monsieur Brian Mulroney avait aussi le même discours. À chaque campagne électorale, on revient avec les mêmes propos.
Existe-t-il réellement un mécanisme permettant l'intégration des membres des communautés culturelles à la Fonction publique? Je peux aller plus loin. Rendez-vous dans n'importe quelle caisse populaire, allez-vous rencontrer un membre de communauté culturelle? Pourtant ces membres contribuent. Ils déposent leur argent dans les banques, ils font des prêts, ils contribuent à l'essor économique du Québec. Et pourtant, jusqu'ici, les membres des communautés culturelles n'ont pas vraiment encore leur place.
On nous dit "Vous êtes Québécois à part entière". On fait partie de cette société, mais à quelle condition? On veut nous assimiler. on dit que les membres des communautés culturelles ne veulent pas s'intégrer à la société québécoise, mais leur laissons-nous la chance? Leur donnons-nous les outils nécessaires? Je me souviens d'une rencontre avec monsieur Gérald Godin et madame Louise Harel alors ministres des communautés culturelles. Je disais à ces personnes: "Si vous ne faites rien, je vous donne 5 ans et vous allez connaître ce qu'on appelle une crise sociale au Québec"... Et ça commence. II est temps maintenant de se pencher sur le problème si on veut éviter ce qui se passe aux États-Unis actuellement.