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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 1, numéro 7, octobre 1989 |
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Satellite Famille et communautés culturelles
Réactions aux propos tenus dans l'atelier III
- Les émissions de télévision surtout francophones ne reflètent pas des mises en situations mettant en scènes des communautés culturelles. Les jeunes de deuxième génération ne se voient pas reflétés. Lorsqu'il est question d'émission, ils n'ont pas l'impression de faire partie de la société québécoise. Ils n'ont pas l'impression d'être des Québécois. L'image de soi-même est complètement bouleversée, distorsionnée, comparativement à ce qu'ils entendent à l'école où on les traite de nègre et autres. II faut avoir une volonté très forte pour franchir la banière culturelle. Cela prend deux fois plus de force pour se faire reconnaître comme Canadien lorsque l'on vient de groupes de minorités visibles.
- J'aimerais toucher un point d'éducation: le rôle d'être femme et le rôle que l'homme donne à la femme dans les pays latino-américains. La femme a toujours le rôle de trouver l'école, de motiver l'enfant, de l'aider à l'école. Le père est le pourvoyeur, et la mère a un rôle primordial dans l'éducation des enfants. Quand ces femmes viennent ici elles trouvent des modèles différents et souvent motivants pour elles. Quand on dit que les pères ou mères ne vont pas à l'école, c'est la langue qui fait barrière; ils vont écouter. Mais ne pas prendre la parole, B cause de la langue, gène la famille. Dans les écoles, il devrait y avoir plus de place pour les intervenants; par exemple à la CECM, il y a un programme d'accueil en espagnol pour les parents d'origine latino-américaine avec des professeurs de langue latine. Ce projet va atteindre plusieurs objectifs. Le gouvernement a gaspillé beaucoup d'argent dans l'accueil inadéquat. Il faut dans tous les services sociaux des intervenants qui parlent la langue. Dans des écoles, des projets sont à l'étude pour l'accueil des enfants et des parents et leur trouver deux parrains. Pour chaque arrivant, un Québécois de souche et un issu de sa communauté culturelle.
- Au niveau de l'embauche du personnel qui donne de services directs à la population, on demande du personnel représentatif de la démographie du pays concerné.