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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 1, numéro 7, octobre 1989 |
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Satellite Famille et communautés culturelles
Séance d'ouverture
Madame Juanita Westmoreland-Traore
Présidente
Conseil des communautés culturelles et de l'immigration du
Québec
Madame Juanita Westmoreland-Traore démontre encore une fois la nécessite d'une politique familiale dans le cadre de l'immigration. Dans cette optique, elle présente l'étude réalisée, pour le Conseil des communautés culturelles et de l'immigration, par Madame Aleyda Lamotte sur l'immigration familiale et la femme parrainée.
Immigration familiale et parrainage
À la fin de l'avis sur les femmes parrainées, on a demandé comme recommandation que le ministre des Communautés culturelles et de l'immigration du Québec orients davantage l'ensemble des mesures, services et programmes vers l'accueil, l'adaptation et l'intégration des familles et non seulement du travailleur immigrant et ce, indépendamment des catégories d'immigration auxquelles ces familles appartiennent. En plus de la recherche faite par Madame Michelle Racine, il y a eu une autre recherche faite par Madame Aleyda Lamotte qui a repris certains éléments de l'étude de Madame Michelle Racine et qui a examiné les résultats des politiques de sélection.
Elle fait ressortir dans ce mémoire certains faits assez pertinents. Par exemple, on retrouve dans la catégorie de la famille les femmes parrainées. Ces femmes parrainées ont un accès limité a certains services d'allocation et d'accueil parce que très souvent à l'entrevue elles ont dit qu'elles n'étaient pas destinées au marché du travail. Beaucoup de programmes d'établissement, surtout du gouvernement fédéral, sont conçus et élaborés pour faciliter l'intégration au marché du travail. Donc une personne qui dit: Je ne me destine pas au marché du travail" n'a pas accès à ces programmes. Par contre, on a constaté que dans les faits il y a la même proportion de ces femmes qui ne se destinait pas au marché du travail qui s'y retrouve. Une fois ici, les conditions économiques étant ce qu'elles sont, elles sont obligées d'aller chercher du travail. Donc même si administrativement elles ne sont pas dans une certaine catégorie, elles s'y retrouvent dans les faits mais sans bénéficier des services et des avantages des programmes.
Après avoir fait toutes cette étude, un des constats que fait Madame Aleyda Lamotte est qu'on n'a pas vraiment de politique orientée vers l'appui de la famille. En conséquence, les mesures sont orientées vers l'établissement et l'intégration du chef de famille qui est très souvent le travailleur mais pour la femme, les enfants et les autres membres de la famille, il n'y a pas de programmes. Ce chef qui est souvent lui-même dans un processus d'intégration et qui a peu d'information, est censé communiquer l'aide qu'il reçoit aux personnes dépendantes qui sont parrainées. On s'aperçoit de plus en plus que pour une véritable intégration et adaptation, ce sera plus facile d'avoir des programmes pour l'ensemble de la famille. Une partie de ces recommandations est maintenant en vigueur à mesure qu'on favorise l'accès entre autres aux femmes ayant des jeunes enfants et qui ne sont pas nécessairement destinées au marche de l'emploi. On a reconnu, que si la femme n'est pas intégrée ou n'a pas accès à certains services, elle ne peut pas faciliter l'accès aux autres membres de la famille surtout les enfants. Mais nous sommes encore loin d'une politique familiale comme tel.
La dernière recommandation de l'avis était que le ministère des Communautés culturelles et de l'immigration examine avec le ministère des Relations internationales les possibilités de conclure de nouvelles ententes en matière de sécurité sociale avec les pays qui sont désormais des sources importantes de l'immigration familiale parrainée Chaque année de nouveaux pays s'ajoutent à la liste et, avec le diversification des pays, il est nécessaire de revoir la liste.
J'aimerais profiter de l'occasion pour souligner l'appui des chercheurs qui font des travaux pour le Conseil et pour les remercier de leur générosité car ils réussissent à fonctionner avec un budget de recherche minime soit 50 000$ pour une dizaine de projets de recherche.