Le Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec
 

Pensons famille     

Volume 13, numéro 71, décembre 2002


Hommage à Monsieur Jean-Pierre Lamoureux

 

Mme Louise Laforest et M. Jean-Pierre Lamoureux

À l’Invitation
de la Présidente du Conseil de la famille et de l’enfance,
Madame Nicole Boily,
une quarantaine d’amies et d’amis,
fonctionnaires, membres du Conseil, actuels et antérieurs,
militants familiaux, membres de sa famille,
se sont réunis pour souligner le départ à la retraite
du Secrétaire du Conseil de la famille et de l’enfance
Monsieur Jean-Pierre Lamoureux.

Cet événement eut lieu, le jeudi 30 janvier 2003,
au Cercle de la Garnison, à Québec.

À cet ami valeureux qu’est Jean-Pierre,
à sa femme Louise et à ses filles,
Le Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec
dit merci et bonne continuation.


Allocution de Monsieur Jean-Pierre Lamoureux

Déjà la retraite!

Je suis très ému et, en même temps, je me considère tellement chanceux de me retrouver au centre de cet événement,
ce soir avec vous mes amis, mes collègues, ma famille.
Je suis énormément touché de votre présence chaleureuse, de tout ce que vous m'avez dit de beau et de ce magnifique cadeau.

Cette icône, nous lui ferons une place de choix à la maison.
On dit qu'une icône est une fenêtre sur l'au-delà.
Alors, vous voyez comment je suis choyé aujourd'hui.

Je garde tous les témoignages dans mon coeur,
en me disant que j'ai bien fait de consacrer les plus belles années de ma vie professionnelle
à l'amélioration de la situation des familles du Québec.
J'y suis venu par un concours de circonstances qu'on peut qualifier, à rebours, de providentiel.
Mon champ de formation et d'exercice professionnel est en sciences de l'éducation.
J'y ai oeuvré avec beaucoup d'intérêt et je demeure encore un pédagogue dans l'âme,
car il me semble que la plus belle action que l'on puisse poser,
c'est de contribuer à faire cheminer quelqu'un dans ses comportements et ses connaissances.
C'est, par ailleurs, dans le domaine de la famille que j'ai vécu la passion.
En effet, je suis convaincu que le mieux que l'on puisse faire socialement et collectivement,
c'est de permettre que les parents du Québec soient fiers d'avoir mis au monde des enfants,
du moins qu'ils ne le regrettent jamais.

Travailler pour la famille correspondait à quelque chose qui s'est révélé fondamental pour moi,
qui donnait du sens à mes valeurs personnelles.
Vous savez sans doute que mon expérience familiale y est pour beaucoup dans ce virage que j'ai pris il y a dix-sept ans et demi. Il ne fallait pas être carriériste cependant pour trouver sa motivation dans ce domaine.
Il fallait être convaincu du bien-fondé de la cause, faire preuve de patience, de conviction,
d'imagination pour motiver et garder en vie le projet de politique familiale.

J'ai nourri avec d'autres d'ambitieux espoirs et vécu aussi de longues périodes d'attente,
autant au Secrétariat à la famille qu'au Conseil de la famille.
Il a fallu atteindre 1997 pour voguer sur le grand essor qui nous porte encore.
Je suis très heureux d'avoir pu contribuer à ce développement si important pour les familles du Québec.

L'oeuvre de ma vie, du moins jusqu'à maintenant, je l'ai réalisée au Conseil.
C'est dans cet organisme que j'ai pu donner, pendant quatorze ans, le meilleur de moi-même
et où j'ai vécu le plus de satisfaction professionnelle.
Mon expérience du Conseil supérieur de l'éducation a sans doute aidé, alors que je me suis efforcé
de faire du Conseil un organisme distinctif, original, capable de nommer des valeurs dans un langage accessible
et réaliste dans ses recommandations.

Nous avons réussi très souvent à organiser de belles activités de consultation ou de travail
et à publier des textes inspirés et inspirants, soutenus par les membres et portés par le personnel.
Je demeure convaincu de l'importance des travaux du Conseil pour aller encore plus loin.
Si ma mission est accomplie au sein du Conseil, il me fait plaisir de passer le témoin à d'autres
qui sauront lui insuffler un nouvel élan et de nouveaux accents.

Je dois remercier ici deux personnes pour la grande confiance qu'elles ont toujours témoignée à mon égard.
D'abord, M. Bernard Fortin avec qui j'ai partagé pendant dix ans les exaltations de la mise sur pied du Conseil,
le développement de perspectives nouvelles, certaines déceptions profondes,
mais surtout toutes les péripéties de la vie d'un organisme en quête d'influence.
Bernard a toujours été d'une générosité sans égale et il a su me laisser prendre de larges initiatives.

Également, Mme Nicole Boily que j'ai eu la chance de connaître dès 1985
au Comité provincial de consultation en vue d'une politique familiale.
Depuis quatre ans, nous avons formé une très bonne équipe pour transformer le Conseil
et le faire accéder à la ligue majeure des organismes gouvernementaux.
Je rends hommage à Mme Boily pour sa sensibilité aux personnes, sa détermination comme présidente
et pour son désir de faire du Conseil un organisme compétent, influent et fier de sa mission.

Outre mon président et ma présidente, je dois particulariser ensuite l'appui indéfectible et fidèle, au fil des jours,
de Céline Gariépy, de Thérèse Tourigny, et de Louise Girard sans qui je n'aurais pu faire aussi bien mon travail.
Elles ont eu la patience de m'endurer, les yeux pour me lire,
et j'ai bénéficié surtout de leur professionnalisme, de leurs habiletés, de leurs conseils et de leur bon sens.

Je ne peux malheureusement nommer tous ceux et celles avec qui j'ai pu également développer des complicités de travail.
Je veux tout de même remercier l'équipe actuelle du Conseil que je quitte à regret.
Vous montrez un humour et une énergie remarquable qui assureront la pérennité du Conseil.
J'espère que vous y trouvez autant de plaisir à y travailler que j'ai pu en avoir.

En terminant, je veux rendre un immense hommage à Louise, ma compagne et le grand amour de ma vie,
avec qui j'ai eu le bonheur d'avoir des enfants qui sont notre fierté.
Je lui dois beaucoup, car c'est elle qui m'a offert le plus constant encouragement à me dépasser
et à réaliser mes rêves professionnels.
Je la rejoins pour entreprendre la réalisation de projets que nous caressons depuis longtemps.

Merci à Marie-Hélène, à Catherine et à Éric d'être venus de si loin pour partager ce moment avec nous.
Je ne peux pas dire que je quitte le travail pour mieux m'occuper de ma famille,
mais j'aurai sans doute plus de temps pour être présent aux événements qui ne manqueront pas d'y survenir.

Merci encore à chacune et chacun d'entre vous qui êtes venus me saluer aujourd'hui. Je vous dis au plaisir de nous revoir.

Jean-Pierre Lamoureux

Le 30 janvier 2003

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