Allocution
de Monsieur Jean-Pierre Lamoureux
Déjà la retraite!
Je suis très ému et,
en même temps, je me considère tellement
chanceux de me retrouver au centre de cet
événement,
ce soir avec vous mes amis, mes collègues, ma
famille.
Je suis énormément touché de votre présence
chaleureuse, de tout ce que vous m'avez dit de
beau et de ce magnifique cadeau.
Cette icône, nous lui
ferons une place de choix à la maison.
On dit qu'une icône est une fenêtre sur
l'au-delà.
Alors, vous voyez comment je suis choyé
aujourd'hui.
Je garde tous les
témoignages dans mon coeur,
en me disant que j'ai bien fait de consacrer les
plus belles années de ma vie professionnelle
à l'amélioration de la situation des familles
du Québec.
J'y suis venu par un concours de circonstances
qu'on peut qualifier, à rebours, de
providentiel.
Mon champ de formation et d'exercice
professionnel est en sciences de l'éducation.
J'y ai oeuvré avec beaucoup d'intérêt et je
demeure encore un pédagogue dans l'âme,
car il me semble que la plus belle action que
l'on puisse poser,
c'est de contribuer à faire cheminer quelqu'un
dans ses comportements et ses connaissances.
C'est, par ailleurs, dans le domaine de la
famille que j'ai vécu la passion.
En effet, je suis convaincu que le mieux que l'on
puisse faire socialement et collectivement,
c'est de permettre que les parents du Québec
soient fiers d'avoir mis au monde des enfants,
du moins qu'ils ne le regrettent jamais.
Travailler pour la
famille correspondait à quelque chose qui s'est
révélé fondamental pour moi,
qui donnait du sens à mes valeurs personnelles.
Vous savez sans doute que mon expérience
familiale y est pour beaucoup dans ce virage que
j'ai pris il y a dix-sept ans et demi. Il ne
fallait pas être carriériste cependant pour
trouver sa motivation dans ce domaine.
Il fallait être convaincu du bien-fondé de la
cause, faire preuve de patience, de conviction,
d'imagination pour motiver et garder en vie le
projet de politique familiale.
J'ai nourri avec
d'autres d'ambitieux espoirs et vécu aussi de
longues périodes d'attente,
autant au Secrétariat à la famille qu'au
Conseil de la famille.
Il a fallu atteindre 1997 pour voguer sur le
grand essor qui nous porte encore.
Je suis très heureux d'avoir pu contribuer à ce
développement si important pour les familles du
Québec.
L'oeuvre de ma vie, du
moins jusqu'à maintenant, je l'ai réalisée au
Conseil.
C'est dans cet organisme que j'ai pu donner,
pendant quatorze ans, le meilleur de moi-même
et où j'ai vécu le plus de satisfaction
professionnelle.
Mon expérience du Conseil supérieur de
l'éducation a sans doute aidé, alors que je me
suis efforcé
de faire du Conseil un organisme distinctif,
original, capable de nommer des valeurs dans un
langage accessible
et réaliste dans ses recommandations.
Nous avons réussi très
souvent à organiser de belles activités de
consultation ou de travail
et à publier des textes inspirés et inspirants,
soutenus par les membres et portés par le
personnel.
Je demeure convaincu de l'importance des travaux
du Conseil pour aller encore plus loin.
Si ma mission est accomplie au sein du Conseil,
il me fait plaisir de passer le témoin à
d'autres
qui sauront lui insuffler un nouvel élan et de
nouveaux accents.
Je dois remercier ici
deux personnes pour la grande confiance qu'elles
ont toujours témoignée à mon égard.
D'abord, M. Bernard Fortin avec qui j'ai partagé
pendant dix ans les exaltations de la mise sur
pied du Conseil,
le développement de perspectives nouvelles,
certaines déceptions profondes,
mais surtout toutes les péripéties de la vie
d'un organisme en quête d'influence.
Bernard a toujours été d'une générosité sans
égale et il a su me laisser prendre de larges
initiatives.
Également, Mme Nicole
Boily que j'ai eu la chance de connaître dès
1985
au Comité provincial de consultation en vue
d'une politique familiale.
Depuis quatre ans, nous avons formé une très
bonne équipe pour transformer le Conseil
et le faire accéder à la ligue majeure des
organismes gouvernementaux.
Je rends hommage à Mme Boily pour sa
sensibilité aux personnes, sa détermination
comme présidente
et pour son désir de faire du Conseil un
organisme compétent, influent et fier de sa
mission.
Outre mon président et
ma présidente, je dois particulariser ensuite
l'appui indéfectible et fidèle, au fil des
jours,
de Céline Gariépy, de Thérèse Tourigny, et de
Louise Girard sans qui je n'aurais pu faire aussi
bien mon travail.
Elles ont eu la patience de m'endurer, les yeux
pour me lire,
et j'ai bénéficié surtout de leur
professionnalisme, de leurs habiletés, de leurs
conseils et de leur bon sens.
Je ne peux
malheureusement nommer tous ceux et celles avec
qui j'ai pu également développer des
complicités de travail.
Je veux tout de même remercier l'équipe
actuelle du Conseil que je quitte à regret.
Vous montrez un humour et une énergie
remarquable qui assureront la pérennité du
Conseil.
J'espère que vous y trouvez autant de plaisir à
y travailler que j'ai pu en avoir.
En terminant, je veux
rendre un immense hommage à Louise, ma compagne
et le grand amour de ma vie,
avec qui j'ai eu le bonheur d'avoir des enfants
qui sont notre fierté.
Je lui dois beaucoup, car c'est elle qui m'a
offert le plus constant encouragement à me
dépasser
et à réaliser mes rêves professionnels.
Je la rejoins pour entreprendre la réalisation
de projets que nous caressons depuis longtemps.
Merci à Marie-Hélène,
à Catherine et à Éric d'être venus de si loin
pour partager ce moment avec nous.
Je ne peux pas dire que je quitte le travail pour
mieux m'occuper de ma famille,
mais j'aurai sans doute plus de temps pour être
présent aux événements qui ne manqueront pas
d'y survenir.
Merci encore à chacune
et chacun d'entre vous qui êtes venus me saluer
aujourd'hui. Je vous dis au plaisir de nous
revoir.
Jean-Pierre Lamoureux
Le 30 janvier 2003
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