Le Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec
 

Pensons famille     

Volume 14, numéro 72, mai 2003

Madame Line Chamberland    Image de la conférence     Écouter :  Partie 1   Partie 2   Voir :  Partie 1   Partie 2 
Professeure de sociologie au Cégep Maisonneuve
Professeure associée à l'IREF (UQAM)
Chercheure à l'Alliance de recherche IREF/Relais-Femmes

Les familles homoparentales

Dans cet exposé, je traiterai de la définition de l'homoparentalité, de l'émergence des familles homoparentales, de la diversité parmi ces familles et, pour finir, je ferai état des résultats des recherches sur le développement des enfants élevés dans ces familles.

Qu'est-ce qu'une famille homoparentale?

L'homoparentalité se définit comme toute situation familiale où au moins un parent légal est reconnu publiquement comme homosexuel.le. On entend parfois aussi les expressions « familles homosexuelles » ou « familles lesbiennes » mais elles sont moins précises car ce n'est pas la famille qui est homosexuelle mais un ou plus d'un adulte qui exercent un rôle parental dans cette famille. Ce parent (ou ces parents) se définit et s'identifie socialement comme étant homosexuel-le, du moins face à une partie de son entourage. Cela ne veut évidemment pas dire qu'il l'affiche ou le dise en toutes circonstances, mais qu'il ne cherche pas non plus à le dissimuler à tout prix. L'on parlera également de familles co-maternelles ou co-paternelles pour désigner spécifiquement celles où le noyau parental est formé de deux mères lesbiennes ou de deux pères gais.

L'émergence des familles homoparentales

L'émergence des familles homoparentales résulte de deux phénomènes combinés : 1- la plus grande visibilité sociale de situations familiales déjà existantes et impliquant un ou plus d'un parent homosexuel; 2- plus récemment, le désir de devenir parents exprimé par un nombre croissant de lesbiennes – surtout – et de gais.

Être homosexuelle et être parent, deux réalités auparavant incompatibles : Il n'est pas nouveau que des personnes homosexuelles procréent et élèvent des enfants. Les enquêtes et les témoignages de lesbiennes actuellement âgées montrent qu'une minorité non négligeable d'entre elles, variant de 12% à 40% selon les études, ont été mariées et mères, parmi lesquelles plusieurs sont devenues grands-mères, voire arrière-grand-mères. Pour cette génération, l'expérience de la maternité s'est déroulée dans le cadre d'un mariage conventionnel. Les recherches nous permettent de distinguer deux profils. Un premier est celui de femmes qui ont commencé à s'interroger sur leur identité sexuelle alors qu'elles étaient déjà mariées, parfois même à un âge assez avancé. Plusieurs d'entre elles ont attendu que leurs enfants soient devenus adultes ou que leur mariage se termine avant de vivre une autre vie amoureuse. D'autres femmes étaient conscientes de leur désir homosexuel avant de se marier mais elles ont délibérément renoncé à ces sentiments, soit parce qu'elles ne pouvaient imaginer leur vie en couple avec une autre femme dans le contexte de l'époque, soit pour se conformer aux attentes du milieu, soit parce qu'elles désiraient des enfants.

Comme l'homosexualité était condamnée par la société et jugée incompatible avec la maternité, ces femmes devaient renoncer à leur identité profonde ou à leurs enfants. Certaines ont tenté de concilier les deux mais jusqu'à cette dernière décennie, elles étaient souvent obligées de mener une double vie pendant une période variable, afin de ne pas perdre la garde de leurs enfants d'une part et d'autre part, pour protéger ceux-ci de la stigmatisation sociale dont ils pourraient être victimes en tant qu'enfants de mères lesbiennes. Ajoutons aussi que des lesbiennes qui ne sont pas elles-mêmes devenus mères sur le plan biologique ont parfois tissé des liens avec les enfants d'une conjointe avec laquelle elles cohabitaient sans que ces liens n'aient été rendus visibles socialement ni reconnus juridiquement.

Une plus grande visibilité sociale : Durant les années 1970-80, le contexte social a changé. L'homosexualité, qui était jugée socialement comme un crime, une maladie et un péché, est devenue considérée comme une orientation sexuelle, c'est-à-dire une attirance émotionnelle et physique envers le même sexe que ressentent certaines personnes. Ainsi, les actes homosexuels ont été décriminalisés en 1969 par le gouvernement fédéral. Puis l'homosexualité a été retiré de la liste des troubles mentaux en 1974. En 1977, le gouvernement du Québec introduisait l'orientation sexuelle comme motif interdit de discrimination dans la Charte des droits de la personne du Québec. Sans être véritablement acceptée, l'homosexualité n'était plus aussi sévèrement condamnée. De son côté, l'Église a perdu de son influence. Le divorce est devenu non seulement permis sur le plan légal mais accepté socialement.

Dans ce contexte de plus grande tolérance sociale, de plus en plus de mères lesbiennes ont fait le choix de mettre fin à un mariage tout en souhaitant assumer la garde de leurs enfants, seule ou avec une nouvelle conjointe. Des pères gais ont suivi la même trajectoire mais ils sont relativement moins nombreux à avoir réclamé la garde. Ann Robinson, professeure de droit à l'Université Laval, a fait l'analyse des jugements québécois où il était question d'homosexualité et de garde d'enfants entre 1980 et 1995. Alors que depuis l'amendement apporté à la Charte des droits de la personne, l'homosexualité ne devait plus constituer en soi un empêchement au droit de garde d'un parent, Robinson s'est rendue compte que les arguments invoqués dans les décisions des juges pour enlever la garde des enfants aux mères ou limiter leurs droits de visite reposaient sur des stéréotypes et de préjugés lesbophobes. Les avocats, les experts invités à se prononcer associaient facilement le lesbianisme à une instabilité émotionnelle, à une déviation psychoaffective, une forme de marginalité, à une incapacité parentale (incapacité à transmettre un modèle féminin, risque que les enfants ne deviennent homosexuels en imitant leur mère, privation d'une présence masculine, etc. ). Plusieurs femmes ont quand même obtenu la garde en maintenant secrète leur orientation sexuelle et donc en renonçant à cohabiter avec leur conjointe jusqu'à ce que leurs enfants aient grandi et aient été mis au courant. Progressivement, de plus en plus de gais et de lesbiennes, y compris ceux et celles ayant des enfants, ont fait le choix de divulguer leur homosexualité et de la vivre ouvertement dans leurs différents environnements : famille d'origine, milieu de travail, réseau amical. Cette visibilité, à son tour, a montré la fausseté de plusieurs stéréotypes sur les homosexuel.le.s et a contribué à enrayer les préjugés à leur égard, ce qui ne signifie pas que ceux-ci ont totalement disparu.

Le désir d'enfants chez les générations plus jeunes : plusieurs lesbiennes et gais de tous âges disent qu'ils aimeraient avoir été ou devenir parents. Ce qui semblait impensable pour les générations plus âgées devient envisageable chez les plus jeunes qui considèrent qu'il est possible de concrétiser ce désir. Le désir de devenir parents de même que l'accès à la parentalité pour des couples de lesbiennes et de gais sont deux changements qui s'inscrivent dans une série de transformations qui touchent la famille en général. Rappelons-en quelques-unes : déclin de l'institution du mariage, multiplication des options relatives à la vie en couple (mariage religieux, civil, union de fait), précarisation des unions et montée des taux de divorce et de séparation. Deux tendances majeures ressortent. Premièrement, de plus en plus, l'on donne priorité à la qualité des relations interpersonnelles et aux liens basés sur des affinités, plutôt que la conformité aux cadres traditionnels de la famille. Deuxièmement, le couple conjugal ne coïncide plus toujours avec le couple parental; les liens parents/enfants et les liens de couple se combinent de diverses manières, ce qui se traduit par une diversification des familles (monoparentales, recomposées). Le choix d'avoir un enfant relève d'un projet d'accomplissement personnel, un projet réfléchi et planifié que l'on projette de réaliser habituellement en couple mais pas forcément. Des alternatives se développent pour aider les futurs parents à matérialiser leur désir d'enfant : adoption internationale et recours aux technologies médicales. Dans ce contexte de diversification des types de familles, de plus en plus de gais et de lesbiennes conçoivent eux aussi de devenir parents et de créer leurs propres familles.

La diversité des familles homoparentales

L'homoparentalité recouvre une diversité d'arrangements familiaux que l'on distingue entre autres selon le mode d'arrivée de l'enfant. La situation la mieux connue est celle où l'enfant vient d'une union hétérosexuelle rompue, suite à laquelle le parent s'identifiant désormais comme homosexuel-le continue d'exercer des fonctions parentales seul-e ou avec un-e conjoint-e de même sexe, selon un mode de garde qui varie (garde exclusive, garde partagée, garde occasionnelle). Comme les femmes obtiennent plus souvent la garde des enfants, ce scénario concerne principalement les lesbiennes. Le projet d'enfant peut émaner d'un couple homosexuel déjà constitué et se réaliser par le recours à l'adoption, locale ou internationale, ou à la procréation assistée, médicalement ou non. L'insémination se fait avec l'aide d'un donneur inconnu, s'il y a recours à une banque de sperme, ou d'un donneur connu. Dans ce dernier cas, le père biologique de l'enfant peut être associé au projet parental selon des modalités diverses.

On retrouve donc plusieurs types de familles ou de structures familiales parmi les familles homoparentales. Ainsi la composition du groupe de parents (c'est-à-dire les adultes qui assument un rôle parental) peut être de type monoparental (par ex., une mère lesbienne divorcée et sans conjointe), biparental (par ex., un couple de lesbiennes qui adopte un enfant) ou multiparental (par ex., une situation de familles recomposées où une mère lesbienne divorcée et sa nouvelle conjointe élèvent un enfant en alternance avec le père biologique et sa nouvelle conjointe; ou encore, un arrangement où le père biologique est associé au projet parental d'un couple de mères lesbiennes). Cette structure familiale peut également se modifier en fonction des parcours conjugaux (désunion, nouvelle union), ce qui nécessite un réaménagement des fonctions parentales. Un trait spécifique des familles homoparentales (mais qui ne leur est pas exclusif) est que les parents homosexuels ne sont pas toujours reconnus sur le plan juridique; par exemple, la nouvelle conjointe d'une mère auparavant mariée peut assumer un rôle parental en tant que co-mère sans avoir de statut parental sur le plan juridique, tout comme le nouveau conjoint ou beau-père à l'intérieur d'une famille recomposée. Jusqu'à l'adoption de la loi 84 en juin dernier, il en allait de même pour la mère non biologique lorsqu'un couple de lesbiennes décidait d'avoir un enfant.

Pour mieux décrire les familles homoparentales, l'on va distinguer trois composantes du lien parents/enfants : la composante biologique (parents géniteurs), la composante sociale (les parents qui s'occupent des enfants au quotidien) et la composante juridique (ceux qui bénéficient du statut légal de parent). Alors qu'elles sont amalgamées dans la famille traditionnelle, ces trois dimensions ne coïncident pas toujours dans les familles homoparentales, tout comme dans nombre de familles hétéroparentales (par ex. familles recomposées, adoptives, ayant eu recours à l'insémination avec donneur anonyme). Selon Tasker (2002), la variabilité des constellations familiales homoparentales est plus élevée que parmi les familles ayant à leur tête des parents hétérosexuels, et leurs frontières, plus floues.

Combien de familles homoparentales?

En général, on évalue qu'environ 10% des gais et 20% des lesbiennes seraient parents. Mais il est impossible pour le moment d'estimer la proportion des différents types de familles homoparentales. Selon le Recensement canadien de 2001, 15% des couples féminins de même sexe (3% pour les couples masculins) cohabitent avec un ou plusieurs enfants mais aucune autre précision n'est fournie sur le type de familles (composée ou recomposée). Selon une analyse secondaire des données de l'Enquête sociale et de santé 1998 au Québec, 26 % des femmes lesbiennes/bisexuelles recensées dans cette enquête étaient parents d'enfants dont elles ont la garde et 50 % d'entre elles vivaient avec une ou un conjoint au moment de l'enquête. Toutefois, il n'est pas possible présentement de départager les familles selon qu'elles procèdent d'une première union (famille composée) ou d'une deuxième union (famille recomposée).

Le développement des enfants de parents homosexuels [1]

Diverses études ont été menées aux États-Unis et en Angleterre principalement afin de vérifier le bien-fondé des préjugés et des appréhensions face à ces nouvelles familles. On peut les regrouper selon l'aspect principalement étudié : Les compétences parentales

Les études démontrent que lesbiennes n'ont pas plus de problèmes psychopathologiques que les femmes hétérosexuelles. En outre, les attitudes des deux groupes sur le plan de l'éducation des enfants sont semblables. Les recherches montrent aussi que les lesbiennes et les gais possèdent des degrés de compétences parentales comparables à ceux des personnes hétérosexuelles pour s'occuper des enfants. Les gais pères ont un plus haut niveau d'estime d'eux-mêmes que les non-pères et moins d'attitudes négatives envers l'homosexualité mais on ne sait si c'est un résultat ou une cause du fait d'être parent. Les craintes relatives à la capacité des homosexuel.le.s d'exercer un rôle parental sont donc injustifiées.

Le développement de l'identité sexuelle des enfants

On s'est beaucoup interrogé sur le développement des enfants élevés dans des familles homoparentales. La plupart de ces études comparent des enfants nés de couples hétérosexuels désunis dont les mères se sont identifiées comme lesbiennes et ceux des mères hétérosexuelles ayant vécu elles aussi une séparation. Les enfants issus d'une adoption ou d'une insémination ont moins été étudiés car le phénomène est plus récent.

L'identité de genre ou l'auto-identification de l'enfant comme garçon ou fille : les études constatent un développement normal de l'identité de genre des enfants de mères lesbiennes et un degré de satisfaction élevé de ces enfants concernant leur sexe.

Le rôle sexuel, c'est-à-dire le degré d'adoption par l'enfant, de comportements masculins ou féminins tels que définis par la culture environnante. Encore là, les recherches n'indiquent aucune différence entre les deux groupes quant aux préférences des enfants concernant des jouets, des activités, des intérêts et des choix professionnels culturellement associés à l'un ou l'autre sexe. Deux études sur les jeunes enfants constatent que les préférences des filles élevées par des mères lesbiennes seraient moins stéréotypées (plus de jeux physiques, avec des jouets comme des camions) mais non celles des garçons. Dans les deux cas, le comportement et les préférences demeurent dans les limites conventionnelles.

L'orientation sexuelle : l'ensemble des recherches effectuées arrivent à la conclusion que les enfants ayant un parent homosexuel, une fois devenus adultes ou jeunes adultes, ne sont pas eux-mêmes homosexuel.le.s dans des proportions supérieures à celles que l'on retrouve dans la population en général. En général, les études ont constaté qu'il n'y avait pas de de différence significative au niveau des tendances homosexuelles, des intérêts sexuels, de l'âge des premières relations. D'une étude longitudinale où de jeunes enfants ayant vécu longtemps dans une famille homoparentale ont été suivis pendant plusieurs années, il ressort que ni l'âge de l'enfant, ni la durée de cohabitation avec un parent homosexuel n'a d'impact sur l'orientation sexuelle de enfants adultes.

Bref, les études ne montrent pas de différences entre les enfants des deux groupes pour ce qui est de leur identité sexuelle. Lorsqu'il y a des problèmes à cet égard, ils ne sont pas attribuables à l'orientation sexuelle des parents.

Le développement psychosocial des enfants

On s'est interrogé sur les difficultés possibles que pourraient connaître les enfants dans leurs relations sociales.

Les relations avec les pairs : rien dans les études ne permet de conclure à des difficultés sociales avec les pairs qui seraient attribuables à l'orientation sexuelle des parents. Par exemple, une étude (Tasker et al., 1999) ne révèle aucune différence dans la composition du groupe des pairs et la qualité des relations avec eux.

Les relations avec les adultes : les enfants de mères lesbiennes divorcées/séparées ont un peu plus de contacts avec leur père biologique que les autres enfants gardés par leur mère hétérosexuelle. Les mères lesbiennes désirent plus que les hétérosexuelles que leurs enfants développent des relations positives avec des hommes adultes, elles comptent plus d'hommes amis dans leur réseau social et, surtout pour celles qui vivent en couple stable, elles incluent plus souvent des hommes de leur parenté dans les activités de leurs enfants. Par ailleurs, des entrevues avec des pères et mères, homosexuels et hétérosexuels, ayant tous eu la garde de leurs enfants montrent des degrés comparables de qualité de la relation parent-enfant.

Les abus sexuels : la crainte d'un plus grand nombre d'abus sexuels par des parents homosexuels apparaît sans fondement.

En somme, malgré leurs limites méthodologiques, les résultats des études convergent. Les enfants de parents homosexuels se comparent aux autres et ne sont pas plus désavantagés ou vulnérables que les enfants de parents hétérosexuels. Ils ne présentent pas plus de problèmes de comportement ni plus de difficultés d'adaptation sociale que les enfants élevés dans des familles hétéroparentales semblables. L'explication de leurs problèmes ou de leurs difficultés d'adaptation, s'il y a lieu, doit être cherchée ailleurs que dans l'homosexualité du parent en tant que telle. Il ne s'agit pas ici de nier les difficultés réelles auxquelles peuvent être confrontées les familles homoparentales (préjugés, attitudes de rejet, etc. ), tant les parents que les enfants, mais de rappeler que les enfants ont des capacités d'adaptation et que les parents sont conscient.e.s des problèmes et disposent eux aussi de ressources pour y faire face et soutenir leurs enfants.

D'autres recherches sur les familles hétérosexuelles démontrent que les facteurs contextuels (par ex. la pauvreté) et la qualité des relations familiales sont plus pertinents pour le développement de l'enfant que la composition de la famille. De même, d'autres études effectuées auprès de familles hétéroparentales ou homoparentales ou auprès de couples homosexuels suggèrent divers facteurs favorables au bien-être du parent et à la création d'un environnement familial riche, ouvert et stable pour l'enfant, ce qui se répercutera positivement sur son bien-être. Ces facteurs sont entre autres la présence d'un.e conjoint.e, la qualité du lien conjugal, le soutien dont le parent bénéficie, l'ouverture par rapport à sa propre homosexualité, l'acceptation de l'homosexualité du parent par l'ex-conjoint.e ainsi que par l'entourage familial et social. Par ailleurs, quelle que soit l'orientation sexuelle des parents, les difficultés suite à une rupture d'union s'aggravent lorsqu'il y a bris de liens significatifs et perte d'un être cher aux yeux de l'enfant, que ce soit l'ex-conjoint.e ou un membre de la famille étendue, un grand-parent par exemple.

En somme, même s'il faut développer nos recherches sur les effets de l'environnement social sur les familles homoparentales, les connaissances actuelles nous amènent à penser qu'un environnement soutenant aura un impact positif sur la qualité des relations familiales et sur l'adaptation de l'enfant. Les enfants de familles homoparentales ont tout avantage à ce que leurs familles soient validées sur le plan juridique et que les adultes qui s'occupent d'eux soient reconnus et soutenus socialement.

Références :

Parentalité gaie et lesbienne : familles en marge?, Association canadienne pour la santé mentale-Montréal et Alliance de recherche IREF/Relais-Femme, Montréal, UQAM, 2001, 129 pages. Disponible auprès de l'ACSM-Montréal, (514) 521-4993.

Ricard, Nathalie, Maternités lesbiennes, Montréal, les Éditions du remue-ménage et IREF, 2001, 189 pages.


[1] Cette section s'inspire largement de l'article de Monique Dubé et Danielle Julien, « Le développement des enfants de parents homosexuels : état des recherches et prospectives ”, dans Parentalité gaie et lesbienne : familles en marge?, Association canadienne pour la santé mentale-Montréal et Alliance de recherche IREF/Relais-Femme, Montréal, UQAM, 2001, p. 39-51.


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