Le Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec
 

Pensons famille     

Volume 14, numéro 72, mai 2003

Madame Nicole Foisy  Image de la conférence   Écouter la conférence   Voir la conférence
Intervenante
La Petite Maison de la Miséricorde

La Petite Maison de la Miséricorde                    Témoignage d'une mère

Madame Nicole Foisy est intervenante depuis quinze (15) ans à la La Petite Maison de la Miséricorde.
Elle nous parlera des services offerts par cet organisme qui accueille des femmes, cheffes de familles monoparentales et leurs enfants.
Elle nous entretiendra également de l'historique de la Maison.

LA PETITE MAISON DE LA MISÉRICORDE : une histoire à suivre...

Vers les années 1975, lors de visites à domicile comme employée au Service Externe du Centre Rosalie-Jetté, Sœur Manon Bisaillon, sm. constata dans quel désarroi une mère célibataire et son enfant sont projetés lorsque le conjoint décide de les renvoyer ou encore lorsque la jeune femme désire s'éloigner d'une situation dont elle souffre. À ce moment, aucune des ressources qui existaient ne pouvait répondre au besoin primordial d'une mère et de son enfant sur le pavé : l'abri. C'est ainsi que se lit la genèse du foyer-dépannage mère-enfant(s).

Devant l'ampleur du projet, Sœur Manon réalise qu'elle devra s'associer des compagnes; elle trouve une réponse empressée chez Sœurs Carmen Martineau et Jeannette Gauthier.

Après une année de réflexion priante, Manon, Carmen et Jeannette proposent la mise sur pied d'une ressource qui pourrait dépanner une mère et son (ses) enfant(s) qui, pour de multiples raisons, se retrouvent soudainement sur le pavé, dépourvus de tout moyen. Un projet dans ce sens a été soumis au Conseil Général des Sœurs de Miséricorde, en août 1976, pour étude et approbation.

En février 1977, le local, situé au sous-sol d'une résidence communautaire est accueillant dans sa toilette toute fraîche et empreinte de simplicité. Il est alors décidé que le local soit identifié comme « LA PETITE MAISON DE LA MISÉRICORDE ». Son qualificatif « Petite Maison » lui vient du fait de l'exiguïté du local assigné à une activité apostolique, tandis que les mots « de la Miséricorde » veulent signifier l'esprit qui doit y régner.

Le 1er mars 1977 est le jour choisi pour l'ouverture officielle de La Petite Maison. (À cette occasion, nous introduisons un crucifix, une plaquette représentant Mère de la Nativité, notre fondatrice, ainsi que l'une de ses sentences : « Dieu m'a confié l'entreprise; à Lui d'en assurer le succès ». Cette cérémonie très simple qui dépeint le climat que l'on veut établir dans la maison nous signale que nous sommes engagées à la suite de Jésus-Christ, dans les rangs de notre fondatrice. Aussi, dans un esprit d'accueil, il est décidé que les mamans qui viendront à La Petite Maison seront appelées « amies » et considérées comme telles.

L'accroissement constant du nombre d'amies qui fréquentent La Petite Maison rend rapidement le local inadéquat au service qu'il veut rendre. Il nous faut donc nous agrandir. La communauté qui loue l'étage supérieur parce que communiant au projet accepte un déménagement qui favorise l'extension de l'œuvre. C'est ainsi qu'en février 1980, nous occupons toute la maison. Ce pas en avant permet la mise sur pied d'un nouveau service dit « La Rosée », qui se veut Centre de Jour pour les enfants des mères célibataires. Il sera installé dans les locaux qui abritaient jusqu'alors le service du foyer-dépannage, tandis que celui-ci sera localisé aux étages supérieurs.

Également, notre souci de voir une continuité dans la relation que nous créons avec nos amies en dépannage nous amène à mettre sur pied de nouveaux services adaptés aux besoins qui se manifestent. Modestement d'abord, puis de plus en plus systématiquement, nous avons organisé un programme de formation comprenant diverses activités : cours, sessions (portant sur les sujets les plus variés, des relations humaines à l'artisanat par exemple), loisirs, sorties culturelles, pastorale, etc. De même, pour ne pas perdre de vue certaines de nos amies qui ne peuvent pas toujours se déplacer pour venir nous rencontrer, nous avons réalisé un petit service de visites externes, ce qui nous permet d'aller rencontrer une maman et son enfant « sur leur propre terrain ». Celles de nos amies qui veulent venir nous visiter sont aussi toujours les bienvenues, et cette « Halte-Amitié » donne lieu à des échanges toujours intéressants, autour d'une tasse de café...

L'augmentation des services, passés et à venir, offerts par La Petite Maison de la Miséricorde a commandé, assez rapidement, l'installation d'un secrétariat qui emploie une personne à plein temps. À ce propos, nous comptons, parmi les membres de notre personnel, des laïcs engagés, et qui communient à notre objectif et à nos priorités.

Le 8 mai 1982, La Petite Maison de la Miséricorde invite ses ami(es) et célèbre en grand son cinquième anniversaire de fondation. Mais au cœur même de cet anniversaire, où cinq ans d'évolution constante sont soulignés, surgit le questionnement.

Toujours à cause d'un manque d'espace, le rythme de croisière de l'œuvre est par trop ralenti et des démarches doivent être entreprises sans tarder pour remédier à cette situation. La Petite Maison peut compter heureusement sur le soutien du Conseil d’Administration de la Fondation qui accorde rapidement la permission d'acheter un bâtiment faisant face au 4400 Saint-Hubert et grâce auquel nous pourrons restructurer nos services et offrir davantage aux mères célibataires et à leurs enfants qui demeurent au centre de nos Préoccupations priantes.

L'achat d'une nouvelle maison stimule naturellement nos créativités et notre désir de faire toujours mieux. Aussi, des travaux de complète rénovation sont entrepris, travaux qui dureront près d'un an. Beaucoup d'argent et un nombre incalculable d'efforts ont été investis dans ce travail, et le 9 janvier 1985 nous prenons possession des locaux du 4401 Saint-Hubert.

En cette journée, dynamisme et enthousiasme étaient à leur comble : Le Centre de jour « La Rosée » avait enfin l'espace nécessaire pour accueillir des enfants de tous âges, le dépannage devenait enfin fonctionnel et à la fois reposant; trois petits logements « supervisés » pourraient accommoder nos amies. Au 4400, le secrétariat et les locaux administratifs pourraient enfin s'étendre un peu, et la Halte-Amitié prendrait son essor sans cette fois déranger personne. Un rêve enfin se réalisait. Trop beau, peut-être?

En cet hiver très froid de 1985, une vague d'incendies afflige les habitants du Plateau Mont-Royal. De cette vague, nous serons victimes. Deux jours après notre installation, ce travail acharné de toute une année s'envolera à la fois dans la fumée et avec l'eau des boyaux actionnés par les pompiers. Les dommages sont considérables, la maison n'est plus habitable. Notre seul soulagement : il n’y a pas eu de victimes.

En catastrophe, nous fermons la maison qui, malgré la ruine, devient une proie bien tentante pour les voleurs. Tout ce qui peut être récupéré de petits objets traversera la rue pour revenir occuper garage et sous-sol du 4400 Saint-Hubert. Les plus gros morceaux partiront pour la Maison Mère.

À peine réglés les détails de cette tragédie en survient une autre : au 4400, les locaux sont inondés en raison d'une défaillance de la tuyauterie. La Petite Maison se retrouve sans local, et doit interrompre ses services, sauf celui de la garderie qui s'installera temporairement chez nos voisins les Pères du Très-Saint-Sacrement.

Entre temps un grand ménage s'impose et le personnel de La Petite Maison profite de ce temps mort pour réfléchir, faire le point et s'orienter autrement: La Petite Maison réouvrira, mais les différents services devront se contenter d'un espace réduit... du moins jusqu'à ce qu'une décision soit prise quant à la future organisation de la maison.

Cette décision ne se fera pas attendre; les murs de la maison du 4401 ont tenu le coup, ce qui nous décide à rebâtir sur ces mêmes fondations. L'intérieur est complètement repensé: au l' étage sera resituée le Centre de Jour « La Rosée », tandis que la Halte-Amitié et le dépannage se logeront respectivement aux 2e et 3e étages. Quelques bureaux et un espace de repos pour le personnel seront également prévus dans ces nouveaux plans.

Ces travaux mettront du temps à se concrétiser : ce n'est en effet qu'en mai 1987 que La Petite Maison de la Miséricorde, « version 4401 Saint-Hubert », est à nouveau fonctionnelle, et il faut attendre à l'automne suivant pour voir se terminer les quelques rénovations qui feront de la maison du 4400 Saint-Hubert le lieu où seront concentrés, avec l'administration, les locaux d'activités et de cours offerts aux bénéficiaires de La Petite Maison.

Les années qui suivront n'apporteront que peu de changement au fonctionnement de La Petite Maison, qui demeurera toutefois attentive aux besoins manifestés par les mères et les enfants qui la fréquentent. Ces temps seront marqués, entre autres, par une réflexion de plus en plus structurée sur le milieu et sur les services qui y sont offerts, ce qui permettra une ouverture sur d'autres réseaux d'aide pour les mères célibataires et leurs enfants, en plus d'une concertation bénéfique quant aux meilleures formes de soutien à leur apporter.

Ainsi, après de longues et priantes réflexions, La Petite Maison, dûment appuyée par son Conseil d’Administration, décida au début de l'année 1990 de suspendre indéfiniment le dépannage, premier-né parmi tous ses services; cette décision, motivée par l'émergence d'autres services semblables dans la région métropolitaine, devint effective le 1er avril 1990. De nouveaux moyens d'accompagnement aux familles furent ensuite mis en œuvre, notamment en externe, par la mise sur pied de ce nouveau mode de fonctionnement, La Petite Maison a voulu assurer un soutien plus régulier et mieux adapté aux mères et à leurs enfants. Le local laissé vacant par la fermeture du dépannage sera mis à la disposition du personnel d'accompagnement. A la même période, le service Mono-Loge (soutien aux femmes chefs de familles monoparentales dans leur recherche (le logement), indépendant de La Petite Maison mais soutenu par le même Conseil d'Administration, s'installera dans une des pièces du 4402 rue Saint-Hubert.

Les activités de formation, de pastorale, de loisirs se poursuivent pendant ce temps, et se définissent, elles aussi, en fonction des besoins exprimés par ceux et celles qui en bénéficient. La nouveauté à ce chapitre, c'est qu'en plusieurs occasions différentes, ce sont des mères célibataires de La Petite Maison qui ont monté et animé une activité pour leurs compagnes ou pour leurs enfants : marionnettes, chorale, artisanat pour enfants, théâtre... L'expérience, fort concluante, se poursuivra sans doute!

Le printemps de 1992 donne lieu à de grandes réjouissances : La Petite Maison de la Miséricorde a 15 ans! Depuis quinze ans, « Sur les pas de Rosalie », La Petite Maison accueille, réconforte, soutient et accompagne les femmes et les enfants qui lui sont envoyés de partout! La fête, soulignée par deux journées de célébrations, trouve son apogée lors de la visité fort appréciée de Son Excellence Monseigneur Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal, qui se prête avec une grande simplicité à notre action de grâce.

Depuis quelques années déjà, l'expérience est tentée de fermer complètement la maison pendant tout le mois de juillet, autant pour permettre un « grand ménage » que pour octroyer au personnel salarié les journées de vacances auquel il a droit. Les mères et les enfants ne sont pas pour autant laissés à eux-mêmes : plusieurs d'entre eux prennent part à des camps familiaux, de nombreuses activités et sorties leur sont proposées, et enfin, un certain nombre de ressources leur sont données en référence pour les cas d'urgence.

Profitant justement de ce répit, à l'été 1992, les services administratifs de la Petite Maison traversent la rue et s'installent au 2e' étage du 4401, dans une salle autrefois occupée par La Rosée. Ce nouvel aménagement permet une meilleure communication et coordination entre l'administration et les différents services.

Pendant ce temps, une Halte-Garderie s'installe dans les anciens locaux de l'administration, au 4400 Saint-Hubert. Cette ressource desservira surtout les mères qui fréquentent les ateliers de formation au 4402 Saint-Hubert. Ces deux services pour les mères et les enfants étant maintenant situés sous le même toit, on réduit ainsi les risques d'accidents qui découlaient des fréquentes traversées du personnel, des mères et des enfants entre les deux bâtisses situées de part et d'autre de la rue Saint-Hubert.

L'automne 1992 voit enfin naître le Comité consultatif de la Petite Maison de la Miséricorde, mis sur pied pour répondre à un désir du chapitre général des Sœurs de Miséricorde, en juin 1991. On souhaitait, par ce nouveau comité, voir de plus en plus de laïcs s'intéresser aux œuvres de la communauté, tant à ce qui a trait à leur animation qu'à leur administration et leur financement.

Ce comité au rôle « consultatif » se penchera au cours des années sur différents projets et leur apportera son soutien. Entre autres y sera longuement étudiée toute la question du service rendu par La Rosée, malgré les contraintes de plus en plus nombreuses des régies municipale et provinciale en matière de services à la petite enfance. D'ailleurs, dès l'automne 1992, un programme éducatif est mis en place au centre de jour pour mieux servir la clientèle des enfants réguliers.

En septembre 1993, c'est au tour de la Halte-Garderie de changer d'emplacement, pour s'installer dans les locaux occupés jusque-là par la Halte-Amitié, laquelle se déménage au 3e étage du 4401 Saint-Hubert. Pendant ce temps, les lieux laissés libres au 4400 de la rue Saint-Hubert sont convoités par une corporation sans but lucratif « La Maison de la Fierté » qui veut y installer une ressource de soutien pour des jeunes adultes en difficulté d'intégration sociale. Des pourparlers sont engagés et, ~ après approbation du Conseil général, M. Lacerte, administrateur de cette corporation, signe un bail de location et emménage dans ce local en juillet 1994. Le 4402 Saint-Hubert, logement d'origine de La Petite Maison de la Miséricorde, n'est pas visé par ce bail, et on y conserve les installations nécessaires à certaines activités de formation ainsi qu'une grande salle de réunion utilisée assez régulièrement.

L'année 1997 est marquée de plusieurs événements, notamment par la fermeture de la Halte-Garderie, et le retour du service de Halte-Amitié dans son ancien emplacement, au 2e' étage. Mais c'est surtout la célébration du 26e anniversaire de fondation qui retient l'attention.

Dans une grande simplicité, nous soulignons l'événement à la fin août par une fête qui réunit, à l'extérieur, les mères et les enfants, les membres du personnel, présents et anciens, les membres du Conseil général et de nombreux amis de la maison.

Peu de temps après, il nous faut faire le sacrifice de la maison de fondation. Le projet de M. Lacerte, mis en veilleuse pour des raisons familiales, laisse libres les deux étages du 4400 Saint-Hubert. C'est alors qu'une autre jeune famille s'intéresse à la maison, incluant le 4402. Le Conseil général accepte donc d'en faire la vente en 1998. Nous devons, à ce moment, réaménager le 3' étage de nos locaux du 4401 Saint-Hubert pour compenser la perte de la grande salle de réunion que nous avions conservée dans notre ancienne maison.

Nous profilons de l'occasion pour rediviser l'espace utilisé par les services administratifs de La Petite Maison. Ce réaménagement permettra l'essai d'un nouveau service, indépendant mais tout de même associé à La Petite Maison - Solidarité inter-familles. La personne en charge occupera temporairement un local adjacent au secrétariat de La Petite Maison.

La suite? Nous l'écrivons quotidiennement, par l'accueil et le dévouement du personnel, laïc ou religieux, salarié ou bénévole. Les défis ne manquent pas, les appels non plus. Et surtout, le nombre grandissant de nos ami(es) témoigne à quel point nous avons raison de croire en l'amour et en la bienveillance du Dieu de miséricorde, faisant route avec nous.


La Petite Maison de la Miséricorde

Organisme communautaire pour femmes cheffes de familles monoparentales

Une petite maison

Une grande famille...


Le projet de La Petite Maison de la Miséricorde est né du souci des Soeurs de Miséricorde
de venir en aide à la Femme, cheffe de famille monoparentale,
et cela, en fidèle continuité avec la mission de leur Fondatrice, Rosalie Cadron-Jetté.

Depuis sa fondation, en 1977, La Petite Maison de la Miséricorde accorde une grande place
à l'accueil inconditionnel, au respect, à l'entraide et à la confidentialité.

Fidèle à sa mission et ouverte aux nouveaux besoins, La Petite Maison de Ia Miséricorde est un milieu de vie,
un lieu d'échange, d'entraide et d'apprentissage pour les femmes qui vivent seules avec leurs enfants.


Services offerts


Service d'accompagnement à la famille.

Centre de jour « Halte-Amitié » où il y a toujours une personne pour accueillir femmes et enfants.

Écoute téléphonique.

Ateliers de création, de croissance personnelle et sociale et de cheminement spirituel.

Activités sociales, culturelles et festives.

Garderie et halte-garderie pour enfants de 2 mois à 5 ans.


Horaire


* Accompagnement à la famille

grille horaire variable

lundi et mardi de 13h00 à 16h00

mercredi au vendredi de 9h00 à 16h00

du lundi au vendredi de 9h00 à 16h00

grille horaire variable

* La Rosette (halte-garderie)

du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30

* La Rosée (garderie)

du lundi au vendredi de 7h30 à 17h30


Volet bénévolat


Soutien auprès des familles :

Certaines mères ont besoin d'une personne de confiance pour échanger et être écoutées,
pour faire une sortie ou simplement pour se permettre un moment de répit.

Choisissez de devenir personne bénévole auprès de toutes ces femmes,
cheffes de familles monoparentales et leur-s enfant-s.

Nom .........................................

Adresse ....................................

Ville ..........................................

Code postal ...............................

Téléphone (résidence) (          ) ...............................

Téléphone (bureau)    (          ) ...............................

Imprimer, puis compléter ce coupon et nous le retourner.


Volet financement


Vous manquez de temps??

Laissez parler votre cœur! ! !

Merci pour le don que vous pouvez nous faire parvenir.
Celui-ci nous permettra de poursuivre notre mission auprès de nos familles ...

Un reçu de charité vous sera émis pour tout don excédant 10,00$.



La Petite Maison de la Miséricorde

4401 rue Saint-Hubert
Montréal (Québec) H2J 2X1

À deux pas du métro Mont-Royal

Vox : (1-514) 526-2639
Fax : (1-514) 526-5954

www.familis.org/riopfq/membres/pmmisericorde.html

petitemaison@aei.ca

   
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