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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 14, numéro 72, mai 2003 |
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Témoignage d'une mère de la Petite Maison
| C'est avec beaucoup d'émotion que je
vais vous parler de « ma » Petite Maison de
la Miséricorde. Je fréquente la Petite Maison depuis bientôt 3 ans, et je n'ai que de bonnes choses à dire. Il y a à peine
une semaine, j'ai perdu mon emploi. J'ai trouvé Rita, prête à m'accueillir, à me «
ramasser à la petite cuillère » en quelque
sorte. |
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Quand on entre à la Petite Maison, on est reçu par des
sourires chaque fois sincères, par des paroles amicales et
enjouées.
Elles sont toujours contentes de te voir arriver.
Tu es quelqu'un d'important et d'unique, à la Petite Maison.
Ces femmes sont inspirées, elles sont remplies d'amour, de compassion et de patience!
Quand la Petite Maison est entrée dans ma vie, j'avais un
besoin très précis : je cherchais une garderie.
Si je ne trouvais pas rapidement une garderie, je me retrouvais
sans autre choix que de quitter mon emploi.
Dans mon esprit, c'était le seul besoin que la Petite Maison
pouvait satisfaire pour moi...
Je m'étais bien trompée.
Très vite, cet endroit est devenu beaucoup plus pour moi.
Discrètement, mais profondément, elle est entrée dans ma vie.
D'abord, parce que mon fils, Maxime, y était le bienvenu !
Et il l'était vraiment ! Vous savez ce que ça veut dire, ça,
aujourd'hui ?
Quelle mère n'a pas eu l'impression de déranger quand elle
s'amène n'import où avec son enfant :
Après toutes ces manifestations d'impatience et de franc mépris, la Petite Maison est une véritable oasis.
Quand on se sent seule, quand on a l'impression, tous les
jours, de se battre contre plus fort que soi,
quand la société en général ne nous accueille pas vraiment
favorablement,
quel soulagement que de mettre les pieds dans un endroit où on
« attendait » pratiquement ta visite,
où ton enfant est accueilli, cajolé et écouté, et où toi, on
te prend par la main si tu le veux, où l'on t'écoute,
un endroit où on te guide si tu cherches ton chemin, et où on
t'aide si tu en a besoin.
À la Petite Maison, ce qui se dégage de toutes les
activités, innovations, conversations,
c'est l'amour des intervenantes pour les mamans.
Et les mamans, par ricochet, se mettent naturellement à aimer
les autres mamans et à s'entraider entre elles!
Je me suis fait plein de très bonnes copines à la Petite
Maison.
Et comme pour prolonger l'oeuvre de la Petite Maison, nous nous
accueillons les unes les autres, nous nous aidons,
nous nous soutenons, et nous nous aimons.
Lorsque je me cherchais un appartement, une maman m'a
référée à la « Coop » où j'habite maintenant.
Lorsque j'ai eu besoin de bottes ou de vêtements, une autre
maman m' a refilé ceux de son fils plus âgé que Maxime.
Lorsque j'avais besoin d'amitié et envie de converser, je
n'avais qu'à aller m'asseoir à la « Halte
Amitié »
pour y trouver, bien sûr une intervenante, mais très souvent,
une autre maman.
Lorsque j'ai eu besoin de me confier, une maman me tendait un
bout de papier avec son numéro de téléphone inscrit dessus.
J'ai plein de nouvelles amies que j'ai rencontrées là-bas.
Tout le personnel contribue à rendre les mamans plus belles, à
faire ressortir leurs qualités et leur potentiel d'amour.
C'est la compassion des intervenantes de la P'tite Maison qui
nous amène à en ressentir pour nos soeurs.
C'est l'aide qu'elles nous offrent qui nous donne envie de tendre
la main.
C'est en les regardant accueillir sans jugement que l'on met en
pratique la tolérance et l'ouverture
dans notre vie de tous les jours.
Je crois que je n'ai jamais eu autant envie d'aider que depuis que j'ai eu besoin de leur aide.
Tout ça, c'est ce que j'en reçois, moi. Mais mon fils, lui,
n'est pas laissé pour compte, loin de là!
D'abord parce qu'une maman aimée et soutenue est une bien
meilleure maman.
Puis, parce qu'il y a la Rosée . Quand
j'y amène Maxime, je sais qu'il y recevra de l'amour et de
l'attention.
Je sais que les éducatrices participent vraiment à son
éducation.
On fait attention aux enfants, on les traite avec respect. On
se soucie de leur bien-être et de leur apprentissage.
Et en plus, les éducatrices s'amusent réellement avec les
enfants.
Il faut les voir chanter et danser sur la musique de Grease pour
comprendre le plaisir qu'ils ont à fréquenter la
« Rosée » !
Les enfants de familles monoparentales, ou de toutes les
versions de familles recomposées qui existent aujourd'hui,
ont particulièrement besoin de stabilité et de routine.
En fait de garderie, la « Rosée » est certainement
l'une des plus stables qui existent!
Son personnel est très stable, et certaines des éducatrices y
sont depuis plus de 10 ans!
Je pars le matin, et même si souvent, je souhaiterais rester à
la Petite Maison avec lui,
je sais que Maxime passera une belle journée.
Je pars en confiance.
Entre mamans, on se dit souvent à quel point on est contentes
d'avoir accès à cette ressource extraordinaire.
On se parle des femmes merveilleuses qui travaillent à la Petite
Maison et on se dit combien on les aime.
On parle toujours élogieusement de leur travail, de leurs idées
et du soin qu'elles mettent à nous accueillir.
Aussi longtemps que je le pourrai, je prendrai activement part
aux activités de la Petite Maison et je les aiderai de mon
mieux.
Je remercie souvent la vie de m'avoir guidée vers elles toutes.
Olivia Pelka, avril 2001.
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