Le Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec
 

Pensons famille     

Volume 15, numéro 73, septembre 2003

Madame Denise Lemieux   Image de la conférence  Écouter  Voir
Auteure - Chercheure - Professeure
INRS Institut national de la recherche scientifique  Urbanisation, culture et société

Le jeudi 19 juin 2003

Vingt ans d'études universitaires sur la famille au Québec

Les anniversaires sont des moments importants pour les organismes comme pour les personnes, mais pour des raisons différentes. Certes, ils réunissent des individus qui ont des liens communs et constituent des occasions de sociabilité. Ce sont donc des moments privilégiés pour rappeler des souvenirs et mesurer le chemin parcouru pour mieux envisager l'avenir. Pour les organismes, en plus de ces aspects festifs et interpersonnels, c'est souvent l'occasion de souligner les raisons d'être, la mission de l'organisme. Aux dix ans du Regroupement inter-organismes pour une politique familiale, vous aviez rappelé les objectifs de la formation de ce réseau et confirmé une volonté commune à ses membres de soutenir la mise en place d'une politique familiale. C'est cet objectif qui avait rassemblé en 1983 pour quelques années des organismes familiaux, des groupes de femmes, des associations professionnelles et des organismes gouvernementaux.

En invitant un chercheur à se joindre à la célébration du vingtième anniversaire, je suppose que vous avez voulu souligner le rôle que s'est donné ultérieurement votre organisme dans la diffusion de la recherche en invitant régulièrement des chercheurs et des intervenants à des rencontres sur des questions d'intérêt pour les familles québécoises et pour tous ceux et celles qui travaillent avec les familles ou les étudient. Pour les chercheurs, moins directement impliqués dans l'action, mais tout de même soucieux d'avoir un apport dans ces débats, le contact avec divers groupes apporte en outre des informations précieuses et un certain sentiment d'utilité. Résumer Vingt ans de recherches universitaires à vous qui recevez tour à tour les spécialistes du domaine me semble impossible à réaliser ce matin en 20 minutes; ce serait d'ailleurs difficile à avaler même avec des croissants et du café. Cet ensemble de recherches, Richard Cloutier et Renée Dandurand [1] en ont tracé la configuration et la répartition thématique pour les années 1980-1996 à partir d'un fichier de 2 177 titres touchant la famille dans plusieurs disciplines. Il n'est pas sans intérêt de souligner avec eux que le nombre de titres est en constante progression et qu'il s'agit pour le quart des titres, d'articles publiés dans des revues scientifiques, pour plus du tiers de rapports de recherche publics ou universitaires, et pour 20% environ de chapitres de livres ou d'actes de colloques. À peine 6.4% sont des livres. En plus du bilan de ces recherches qu'ont effectué ces auteurs, je vous renvoie à la banque informatisée Famili@ accessible par Internet et mise sur pied par les mêmes chercheurs avec la collaboration de Anne Deret et de nombreux stagiaires. Cette banque constamment mise à jour rassemble un nombre considérable de titres annotés, comprenant un résumé du texte : soit 4, 200 fiches à date avec un ajout de 500 fiches chaque année selon Anne Deret.

C'est d'un point de vue plus subjectif et sélectif, en référant à ce que je connais de la formation d'un champ de recherche sur la famille et m'inspirant davantage de la sociologie que je vais évoquer ces Vingt ans de recherches universitaires.

Les années 1960 et avant: les premières études sur la famille entre la tradition et le changement

Peu nombreuses avant les années 60, des recherches sur la famille au Québec existent cependant depuis longtemps. Nous avons même eu à la fin du XIXe siècle en Léon Gérin, un émule québécois de Frédéric Le Play, ce chercheur français qui avait développé une méthode d'observation des familles rurales. Dans les années 1930-40, ce sont des chercheurs américains rattachés à l'Université de Chicago, Horace Miner (1939) [2] et Everett Hughes (1943) [3] qui viennent étudier les familles d'une communauté rurale pour le premier ou celles d'une petite ville ouvrière pour le second.

Les sciences sociales se mettent en place dans les universités francophones au cours des années 50 mais elles sont davantage centrées sur les questions politiques et syndicales que sur les questions familiales. Dans les années 50, un politologue de McGill, Philippe Garigue, s'intéresse à son tour à La vie familiale des Canadiens-français [4]et à leurs systèmes de parenté. Il collabore avec Frederick Elkin qui signe en 1963 une bibliographie des travaux sur La famille au Canada [5] pour préparer le Congrès canadien de la famille qui en 1964 va rassembler beaucoup d'acteurs du futur mouvement familial. Doyen de la faculté des sciences sociales de l'Université de Montréal, Garigue devient en 1964 le président du nouveau Conseil supérieur de la famille du Québec. Pendant toute la durée de son mandat, il va faire la promotion de l'idée qu'il faut développer une politique familiale distincte d'une politique démographique et d'une politique sociale [6]. Il favorise également la mise en place d'un mouvement familial à l'image des mouvements européens et poursuit lui-même des recherches sur ces thèmes d'un domaine peu fréquenté.

Avec le développement de la sociologie dans les université francophones au cours des années 1960, des recherches sont entreprises sur la famille moderne et les chercheurs qui abordent ce sujet balaient avec ardeur beaucoup de clichés sur la famille traditionnelle à laquelle s'étaient intéressés avant eux les sociologues américains et les adeptes du folklore. Gérald Fortin et Marc-Adélard Tremblay [7] réalisent une vaste enquête sur les budgets des familles salariées et observent la transformation des aspirations à la consommation. Colette Carisse (1964) [8] documente les besoins en contraception. Pour répondre aux transformations des moeurs, des juristes entreprennent en 1958 de moderniser le code civil.

Les années 1970 : l'affirmation du modernisme

Par ailleurs, plusieurs reviennent sur un monde rural en transformation. Au cours des années 1970, dans une revue de la recherche qu'elle fait pour le Conseil des affaires sociales et de la famille, Colette Carisse sépare les textes qu'elle a recueillis entre la famille mythique et la famille réelle [9]. Dans les années 1970, les titres même de quelques livres expriment une volonté de rupture avec le passé. La fin d'un règne (Fortin, 1971) [10] (pour marquer la fin du monde rural traditionnel) et La fin de la revanche des berceaux (Henripin et al. 1974) [11] pour marquer la fin d'un régime démographique. Colette Moreux qui avait d'abord étudié La fin d'une religion [12], qui traitait abondamment de la morale familiale, examine plus tard de façon critique les effets de cette modernisation dans les familles d'une petite ville nommée Douceville en Québec. (1982 [13]). Selon Moreux, les familles de ces milieux étaient peu préparées aux changements socioculturels véhiculés par les nouvelles élites modernistes qui monopolisent les discours de l'autonomie. Ces ouvrages ne relèvent pas d'abord de la sociologie de la famille ils relèvent d'une problématique de la modernisation. Robert Sévigny à la fin des années 1970 dans Le Québec en héritage [14] poursuit cette analyse du changement de façon plus directe dans La vie de trois familles montréalaises. Sur les familles du passé, les historiens [15] vont repérer des changements familiaux bien antérieurs à ceux que vivent les Québécois des années 60-70. C'est à l'intérieur du Conseil des affaires sociales et de la famille que sont produits à la fin de la décennie 1970, un rapport documentant les conditions de vie d'ensemble dans La situation des familles québécoises [16] ainsi qu'une étude sur la natalité au Québec. Le Conseil du statut de la femme s'intéresse aussi aux familles et met un bémol sur les questions de natalité.

Les années 1980 : la perspective du féminisme sur la famille

En milieu universitaire, le développement de la recherche sur les femmes au début des années 80 éclipse quelque peu l'essor d'un champ des études sur la famille encore en émergence et introduit par ailleurs dans l'objet famille de nouvelles problématiques sur les rapports de sexe. Micheline Dumont et Nadia Fahmy Eid publient, Maîtresse de maison et maîtresse d'école. Femmes, famille et éducation dans l'histoire du Québec [17]. C'est pour une large part à l'intérieur de ce nouveau champ et des approches féministes qu'émergent une large partie des travaux qui concernent la famille et qui se ramènent pour une part à des études sur la maternité ou sur la conciliation maternité-travail. Par exemple, Anne Quéniart publie (1983,) Le corps paradoxal. Regards de femmes sur la maternité [18] . Renée Dandurand et Lise Saint-Jean écrivent Des mères sans alliance. Monoparentalité et désunions conjugales (1988) [19]. Avec Lucie Mercier, je signe L'histoire des femmes au tournant du siècle Âges de la vie, maternité et quotidien [20]. Le Conseil du statut de la femme entreprend par ailleurs d'importants travaux sur le travail domestique, Du travail et de l'amour(1985) [21], ainsi que des réflexions sur les enjeux autour de la fécondation in vitro intitulés Sortir la maternité du laboratoire(1988) [22].

Si tous ces travaux et beaucoup d'autres sur lesquels Christine Corbeil et Francine Descarries [23] publient une bibliographie à la fin de la décennie impliquent aussi à divers degrés les hommes et les enfants, la mise au foyer des lentilles est faite principalement sur le point de vue des femmes. C'est en déplaçant le regard vers le point de vue des hommes et sans rejeter pour autant les acquis des études sur les femmes que des auteurs développent des études sur la paternité.

En sociologie, un pionnier des études sur la paternité est Germain Dulac [24] qui a abordé d'abord la condition masculine, puis la paternité à partir de la condition masculine et enfin a traité avec notre équipe de l'INRS Culture et société au début des années 1990 du désir d'enfant. Dans des recherches ultérieures, il étudie le rôle paternel en tenant compte de la situation des pères séparés. Finalement, il aborde avec Joanne Groulx la question de l'articulation paternité et travail [25], mais ces travaux relèvent de la fin des années 1990 comme ceux de Hélène Desrosiers, Heather Juby et Céline Le bourdais [26] ou ceux de Nathalie Dyke et Jean-François Saucier [27]. Quelques études des années 1980 se centrent plus directement sur l'objet famille, par exemple Andrée Fortin et al. (1987) [28] examinent la vitalité des réseaux de parenté dans la ville de Québec. Quelques uns comme Pierre Gauthier [29] qui travaille sur la monoparentalité parlent de “ nouvelles familles ” tandis que d'autres comme Françoise Laplante et Pierre Laplante étudient les Jeunes couples, aujourd'hui(1985) [30]. Dans un collectif dirigé par Renée B.-Dandurand autour de Couples et parents des années 1980 [31], Évelyne Lapierre-Admacyk s'interroge sur la signification de la cohabitation (prélude ou substitut au mariage ?) pour les jeunes femmes qui adoptent ce style de vie.

Les années 1990 : avec les enfants, le retour de l'objet famille

À l'aube des années 1990, les enfants réapparaissent dans le décor ; les démographes se penchent sur le coûts des enfants tandis que d'autres s'interrogent sur le désir d'enfant [32], sur les effets des séparations parentales sur les enfants [33], sur la diversité culturelle au sujet des enfants [34] ou sur l'évolution du droit à leur égard [35]. Les études sur les relations parents-enfants se multiplient dans la décennie 1990 comme le confirme un bilan de la recherche que j'ai publié en 1995. (Lemieux, 1995) [36]. Les trajectoires des enfants dans des familles successives sont de mieux en mieux documentées entre autres par les démographes Céline Le Bourdais, Nicole Marcil-Gratton et Ghislaine Neil ; à la fin des années 1990 [37], elles collaborent avec des sociologues et des psychologues à la mise sur pied d'enquêtes longitudinales comme l'ÉLDEQ [38] dont les données permettent de saisir le développement de l'enfant dans le temps en tenant compte de leur devenir et des changements des situations familiales. Avec l'expansion des services de garde, la socialisation des enfants déborde la cellule familiale. On étudie les services de garde [39] et les grands-parents commencent à refaire surface dans certaines recherches reprenant leur place dans la chaîne de la filiation [40]. Marie-Hélène Saint-Pierre [41] a recensée les travaux sur la prise en charge des enfants. Enfin, la circulation des enfants à travers différents mécanismes, dont l'adoption, qu'étudie Françoise-Romaine Ouellette [42] ainsi que le placement d'enfants sur lequel Jacques Vachon et al. publient une recension d'écrits [43] font aussi l'objet d'études. Sur le développement du champ de recherche famille dans toutes ses facettes et tous ses personnages, la publication d'un manuel de Sociologie de la famille au Québec par Jocelyne Valois (1993) [44] révèle outre la multiplication des titres, une certaine maturité du domaine lié à beaucoup de disciplines. La difficulté de saisir le devenir des familles contemporaines est traitée par Daniel Dagenais [45] dans un livre intitulé La fin de la famille moderne : significations des transformations contemporaines de la famille. La structuration du champ familial dans toute sa complexité et la diversité de ses intervenants est analysée par Dandurand et Ouellette [46] dans un article théorique qui comporte de nombreuses références au cas québécois

La fragmentation de l'objet famille tout comme la multidisciplinarité des secteurs de recherche qui s'y rattachent nous ramènent aux conditions favorisant la constitution d'un champ de recherche sur la famille, qui vont bien au-delà de la multiplicité des titres. L'histoire de notre groupe de recherche en est un bon exemple parmi d'autres. Vous me permettrez de l'évoquer pour conclure.

La structuration d'un champ de recherche : création d'équipes et d'instruments de diffusion

En 1980, je venais de terminer une thèse en sociologie sur L'histoire de l'enfance dans la société et le roman québécois [47] que j'aurais rattachée sans hésiter au champ des études sur la famille. Engagée comme chercheure à l'institut québécois de recherche sur la culture, je réalisai avec Lucie Mercier un bilan de recherche et une bibliographie des études sur les femmes qui incluait une section famille. On me confia le développement d'un chantier sur Condition féminine, familles et générations, qui au milieu de la décennie se transforma en Familles, sexes, générations. Cette petite équipe, pendant ses quatorze années d'existence, fut très active dans la production de recherches touchant l'un ou l'autre aspect des questions familiales. Quelques centaines d'articles et une quinzaine d'ouvrages furent publiés par ce chantier rassemblant selon les années entre 7 et 11 chercheur(e)s : études sur l'enfance, sur les femmes chefs de famille monoparentales, sur les relations intergénérationnelles, les jeunes, le vieillissement, la maternité, la paternité, le désir d'enfant, l'adoption, les couples et parents. En 1987, à l'occasion d'un colloque sur Familles d'aujourd'hui [48], organisé à la demande du Musée de la civilisation en parallèle à son exposition sur les Famille(s), nous avions ébauché une problématique soulevant le rapport entre les familles et l'État ainsi que le rôle des intervenants auprès des familles.

Au début des années 1990, le programme de partenariats de recherche du Conseil québécois de la recherche sociale allait nous donner l'occasion de participer de façon continue avec des chercheurs d'autres universités et divers experts à un groupe multidisciplinaire et multisectoriel sur l'étude des changements familiaux. Ce groupe qui existe toujours se nomme Familles en mouvance et dynamiques intergénérationnelles. Dirigé par un chercheur universitaire (actuellement Françoise-Romaine Ouellette) et un expert du gouvernement, ( actuellement Marie-Andrée Fortin ), il rassemble des chercheurs de trois universités, des experts issus des ministères, conseils et secrétariats responsables d'enjeux familiaux et des intervenants d'une diversité de fédérations d'organismes communautaires du domaine famille [49]. Ce partenariat a développé à trois reprises depuis 1994 des programmations de recherche sociologiques, démographiques, anthropologiques et économiques ; en outre, il organise régulièrement avec ses partenaires communautaires et gouvernementaux des activités de transfert, séminaires et colloques sur des sujets jugés d'intérêt majeur par ses membres. En 1997, il organise un colloque dans le cadre de l'ACFAS sur la politique familiale au Québec. En 2001, un congrès présidé par Françoise-Romaine Ouellette porte sur les “ Visions de la famille ” [50] et celui de février 2004 abordera Familles en transformation: quels enjeux éthiques. Sous la direction de Renée B.-Dandurand [51] (directrice scientifique du partenariat au cours de mandats précédents) ; au fil des années des travaux comparatifs ont été réalisés sur les politiques familiales de divers pays. Avec Michelle Comeau, historienne, je me suis moi-même intéressée à l'histoire du mouvement familial au Québec [52] à partir d'un ensemble d'organismes associatifs familiaux où l'objectif de mise en place d'une politique s'est avéré central. Des recherches portant sur les modes de vie contemporains et leurs dynamiques économiques, démographiques ou culturelles ont été réalisées.

C'est à travers des groupes stratégiques de ce type, et il en existe dans d'autres équipes de recherche spécialisées sur la pauvreté, la négligence, le placement d'enfant et les ruptures, etc., que la recherche sur la famille et l'enfance peut se constituer peu à peu en un véritable domaine. Outre ces programmes de partenariat bénéfiques pour le développement de la recherche sur la famille et les enfants, la création d'un Conseil de développement de la recherche sur la famille au début des années 1990, a rendu possible l'organisation de symposium biannuels qui réunissent chercheurs et intervenants et qui donnent lieu à la publication des Actes sous le titre Comprendre la famille [53]. Sa revue électronique, Enfance, familles, générations, dont le premier numéro est prévu pour l'automne devrait également servir de catalyseur pour l'essor d'un domaine à la fois ancien et fragile. Enfin, le RIOPFQ dont vous célébrez les vingt ans est l'un des organismes qui depuis sa création met de l'avant l'importance de la recherche sur la famille. Entre les symposiums, vos rencontres mensuelles et votre site FAMILIS qui les édite, jouent sans doute également un rôle important de relais pour la diffusion des recherches et de débats entre chercheurs et intervenants. C'est grâce à de telles activités d'échanges suscitées par les partenariats, par les colloques et par divers lieux de diffusion que les divers acteurs du domaine famille peuvent sur des thèmes ciblés rassembler des connaissances et travailler ensemble dans le respect de leurs compétences et l'autonomie de leurs fonctions respectives contribuant ainsi à l'accroissement des savoirs et au mieux-être des familles.


[1] Richard Cloutier et Renée B-Dandurand et al. , Analyse de la littérature de recherche sur la famille au Québec (1980-1996) : Thématique et configuration. Rapport synthèse, INRS, Centre culture et société et Centre de recherche sur les services communautaires de l'Université Laval, octobre 1997, 33p.

[2] Horace Miner, Saint-Denis : un village québécois, (première édition, 1939), Montréal, Hurtubise HMH, 1985.

[3] Everett C. Hughes, French Canada in transition, Chicago, The University of Chicago Press, (première édition, 1943), Phoenix books, 1967. 224p.

[4] Philippe Garigue, La vie familiale des Canadiens français, Montréal, les Presses de l'Université de Montréal, 1967, 165p.

[5] Frédérick Elkin, La famille au Canada. Données, recherches et lacunes du avoir sur les familles au Canada, Ottawa, Congrès canadien de la famille, 1964. 207p.

[6] Sur cette question voir : Denise Lemieux et Michelle Comeau, L'histoire du mouvement familial au Québec :1960-1990, Québec, Presses de l'Université du Québec, 2002.

[7] Marc-Adélard Tremblay et Gérald Fortin, Les comportements économiques de la famille salariée du Québec, Québec, Presses de l'Université Laval, 1964, 400p.

[8] Colette Carisse. Planification des naissances en milieu canadien-français, les Presses de l'Université de Montréal, 1964.

[9] , Colette Carisse, La famille mythe et réalité québécoise, Rapport présenté au Conseil des affaires sociales et de la famille, mars 1974, 188p. plus annexes

[10] Gérald Fortin, La fin d'un règne, Montréal, Hurtubise HMH, 1971, 397p.

[11] Jacques Henripin, Évelyne Lapierre-Adamcyk avec la coll. de Patrick Festy , La fin de la revanche des berceaux : qu'en pensent les Québécoises, Montréal, les Presses de l'Université de Montréal, 1974.

[12] Colette Moreux, La fin d'une religion, Monographie d'une paroisse canadienne française, Montréal, les Presses de l'université de Montréal, 1969, 484p.

[13] Colette Moreux, Douceville en Québec : la modernisation d'une tradition, Montréal, les Presses de l'Université de Montréal, 1982.

[14]Robert Sévigny, Le Québec en héritage : la vie de trois familles montréalaises, Laval, Québec : Albert Saint-Martin, 1979.

[15] Voir entre autres les études de Bettina Bradbury, Familles ouvrières à Montréal, Âges, genre et survie quotidienne pendant la phase d'industrialisation, Montréal, Boréal, 1995 et de Denyse Baillargeon, Ménagères au temps de la crise , Montréal, Éditions du Remue ménage, 1993.

[16] CASF, La situation des familles québécoises, Études et avis du MAS. Septembre 1978. 108p.

[17] Micheline Dumont et Nadia Fahmy-Eid, Maîtresse de maÎson et maîtresse d'école. Femmes, famille et éducation dans l'histoire du Québec, Boréal express 1983

[18] Anne Quéniart, Le corps paradoxal. Regards de femmes sur la maternité. Éditions Saint-Martin, 1983.

[19] Renée B.-Dandurand, Des mères sans alliance. Monoparentalité et désunions conjugales. Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1988.

[20] Denise Lemieux et Lucie Mercier. L'histoire des femmes au tournant du siècle. Âges de la vie, maternité et quotidien, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1989.

[21] Diane Bélisle, Anne Gauthier, Yolande Pinard et Louise Vandelac, Du travail et de l'amour : les dessous de la production domestique, Montréal, édition Saint-Martin, 1985.

[22] Sortir la maternité du laboratoire. Actes du forum sur les nouvelles technologies de la reproduction. Québec, Conseil du statut de la femme,1988.

[23] Christine Corbeil et Francine Descarries, Femmes, féminisme et maternité : une bibliographie sélective, Montréal, Université du Québec à Montréal, Centre de recherches féministes, département de travail social, 1989, 79p.

[24] Germain Dulac, “ Conditions masculines , les ambiguïtés de la parentalité ”, dans Fernand Dumont, Simon Langlois et Yves Martin, dir., Traité des problèmes sociaux, Québec, IQRC, 1994. , chapitre 3. G. Dulac, “ La configuration du champ de la paternité : politiques , acteurs, enjeux ”, dans Liens social et politique. RIAC, vol.37 (printemps 1997) p.133-143.

[25] Germain Dulac avec la coll. de Joanne Groulx, Paternité, travail et société, Une recension critique des écrits, Centre d'études appliquées sur la famille.École de service social. Université McGill, 1998,119p.

[26] Hélène Desrosiers, Heather Juby et Céline Le Bourdais, “ La diversification des trajectoires parentales des hommes. Conséquences pour la politique des pères ”, RIAC. Lien social et politique, 37-p. 19-31.

[27] Nathalie Dyke et Jean-François Saucier, Cultures et paternité, Montréal, Éditions Saint-Martin, 2000, 143p.

[28] Andrée Fortin, Denys Delage, Jean-Didier Dufour et Lynda Fortin, Histoires de familles et de réseaux : la sociabilité au Québec d'hier à demain, Montréal, Éditions Saint-Martin 1987, 225p.

[29] Pierre Gauthier, Les nouvelles familles, Montréal, Éditions Saint-Martin, 1986.

[30] Françoise Laplante et Pierre Laplante, Jeunes couples, aujourd'hui, Montréal, les éditions du Méridien, 1985.

[31] Évelyne Lapierre-Adamcyk, “ La cohabitation , prélude ou substitut au mariage ” dans Renée B.-Dandurand, Couples et parents des années 1980, Québec, IQRC, 1987.

[32] Renée B.-Dandurand, Léon Bernier, Denise Lemieux et Germain Dulac, Le désir d'enfant : du projet à la réalisation, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1994, 377p.

[33] Richard Cloutier, Suzanne Barry et coll., La Place de l'enfant dans la séparation parentale, Rapport de recherche présenté au CQRS, 1988, 92p. et R. Cloutier et coll. Évolution de la gqrde et de l'ajustement à la séparation parentale, Rapport de recherche présenté au CQRS, Centre de recherche sur les services communautaires, Université Laval, 1995.

[34] Renée B.-Dandurand, Roch Hurtubise et Céline Le Bourdais, Enfance : perspectives sociales et pluriculturelles, (actes du colloque de l'AISLF et de l'ACSALF), Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1996.

[35] Renée Joyal, Les enfants, la société et l'État au Québec: 1608-1989, jalons, Montréal, Hurtubise HMH, 1999.

[36] Denise Lemieux, “ Les enfants perdus et retrouvés; la recherche sur les enfants au Québec ”, Recherches sociographiques, 1995, XXXVI, 2, pp. 327-352.

[37] Céline Le Bourdais, Nicole Marcil-Gratton et Ghislaine Neil, “ L'effet du type d'union sur la stabilité des familles dites intactes”, Recherches sociographiques, XLI (1): 53-74.

[38] Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ÉLDEQ) 1998-2002 : 12 documents. Institut statistique du Québec, 2000...

[39] Beaucoup d'études semblent relever de la gestion d'un système. Parmi quelques exceptions, Ercilia Palacio-Quintin étudie Les services de garde à l'enfance : influence des différents types de garde sur le développement de l'enfant. Rapport au CQRS, 1999.

[40] Renée B.-Dandurand et Françoise –Romaine Ouellette, Entre autonomie et solidarité : parenté et soutien dans la vie de jeunes familles montréalaises, rapport présenté au CQRS, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1992, 432p.

[41] Marie-Hélène Saint-Pierre, La prise en charge des enfants au Québec : présentation d'une recension informatisée des écrits. Montréal, INRS-Culture et société, 2000.

[42] Françoise-Romaine Ouellette, L'adoption : les acteurs et les enjeux autour de l'enfant, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1996.

[43] Jacques Vachon Marie Simard et Daniel Picard, Les décisions de placement d'enfants : une recension d'écrits, Québec, Centre de recherche sur les services communautaires. Université Laval, 1995.

[44] Jocelyne Valois, Sociologie de la famille, Montréal, Centre éducatif et culturel, 1993, 328p. (réédition 2003, sous presse).

[45] Daniel Dagenais, La fin de la famille moderne. Significations des transformations contemporaines de la famille, Québec, Les Presses de l'Université Laval, 2000, 266p.

[46] Renée B.-Dandurand et Françoise-Romaine Ouellette, “ Famille, État et structuration d'un champ familial ”, Sociologie et sociétés, vol. XXVII, no 2, (automne 1995), p. 105-119.

[47] Denise Lemieux, Une culture de la nostalgie, L'enfance dans le roman québécois de ses origines à nos jours, Montréal, Boréal express, 1984.

[48] Denise Lemieux, Familles d'aujourd'hui, en collaboration avec le Musée de la civilisation, Québec, Institu québécois de la recherche sur la culture, 1990, 242p.

[49] Soit: la Fédération québécoise des organismes communautaires famille (FQOCF), la Confédération des organismes familiaux associés du Québec, (COFAQ), la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) et le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec (RIOPFQ).

[50] Publié sur le site du partenariat :

[51] Renée B.-Dandurand et al., Les politiques familiales : comparaison des politiques en vigueur au Québec avec ceux d'autres provinces canadiennes, des Etats-Unis, de la France et de la Suède, Montréal, Institut national de la recherche scientifique, Culture et société, 2002, 64p. Renée B.-Dandurand, Pierre Lefebvre et Jean-Pierre Lamoureux, Quelle politique à l'aube de l'an 2000?, Paris-Montréal, L'Harmattan, 2001. Marie-Hélène Saint-Pierre et Renée B.-Dandurand, , Axes et enjeux de la politique familiale québécoise : présentation d'une recension informatisée des écrits,Montréal, INRS, Culture et socié.té, 2000.

[52] Denise Lemieux et Michelle Comeau, L'histoire du mouvement familial au Québec, 1960-1990, Québec, les Presses de l'Université du Québec, 2002.

[53] Comprendre la famille, Actes du symposium québécois de recherche sur la famille (6 vol. depuis 1992 ), Presses de l'Université du Québec.


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