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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 15, numéro 74, novembre 2003 |
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Monsieur Giosafat Mingarelli
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Étudiant en science politique à
l'Université Concordia
Été 2003
Table des matières
-Introduction p.2
-Méthodologie p.2
-Notions de base p.3
1) Le contexte p.4
a) Les familles immigrantes p.4
b) Les communautés ethnoculturelles de Montréal p.4
2) Le vieillissement, les aînés et
la famille p.6
a) Le vieillissement p.6
b) Les personnes aînées p.7
c) Le vieillissement de la population p.7
d) La famille p.8
e) Le rapport intergénérationnel p.8
3) Les sociétés
traditionnelles et sociétés modernes p.8
a) Les sociétés traditionnelles p.8
b) Les sociétés modernes p.9
4) Les aînés dans trois
communautés ethnoculturelles p.10
a) Les aînés Hindous p.10
b) Les aînés Autochtones p.11
c) Les aînés Chinois p.11
5) La réalité quotidienne des
aînés issues des communautés ethnoculturelles p.12
a) Le milieu socio-économique p.12
b) La nouvelle structure familiale : la famille nucléaire
et les disputes intergénérationnelles p.13
Conclusion p.14
Annexe 1 : Liste de diverses associations et groupes pour aînés à Montréal p.15
Annexe 2 : Liste d'instances gouvernementales p.17
Annexe 3 : Autres organismes p.17
Références bibliographiques p.18
Introduction
La présente étude s'intéresse aux personnes aînées provenant des communautés ethnoculturelles de Montréal. Plus particulièrement, elle se penche sur les vieillesses ethniques et les rapports intergénérationnels qu'ont ces aînés avec les autres membres de leurs communautés. L'objectif de cette étude est de démontrer que le sentiment d'épanouissement personnel que peuvent ressentir les aînés est vraisemblablement le résultat d'un environnement familial propice à la communication et aux échanges intergénérationnels.
Cette étude est divisée en cinq sections. La première sert à dresser le tableau de la population issue des communautés ethnoculturelles au Québec. La deuxième section sert à définir les concepts du vieillissement, de la personne aînée, et de la famille. Ces concepts sont nécessaires pour une meilleure compréhension de cette étude. La troisième section offre une comparaison des sociétés traditionnelles et modernes. La quatrième section est un examen du rôle et de la place des aînés dans la famille dans trois groupes ethnoculturels de la grande région de Montréal. Les communautés étudiées dans cette section ont été choisies pour deux raisons : premièrement, parce qu'elles représentent adéquatement la diversité culturelle de Montréal, et deuxièmement, à cause de leur spécificitéelles ont chacune une conception de la vie qui est différente de celle de la société québécoise. Finalement, la cinquième et dernière section décrit la réalité des personnes aînées issues des communautés ethnoculturelles.
Méthodologie
Cette étude fut réalisée durant l'été 2003 dans le cadre d'un projet intitulé Stratégie emploi jeunesse pour le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec. Trois méthodes ont été utilisées pour recueillir de l'information. Premièrement, une grande partie de l'information utilisée dans cette étude provient d'articles et de rapports concernés par la gérontologie sociale et l'immigration. Cependant, puisqu'il est difficile d'isoler notre sujet des autres domaines de recherche comme ceux de la famille, de la recherche démographique et de l'anthropologie, à toutes fins pratiques, il est convenu ici que la presque totalité de l'information relevée au cours de cette étude provient d'articles scientifiques de nature sociologique. La deuxième méthode utilisée pour recueillir de l'information fut l'entrevue. Ces entrevues ont eu lieu durant l'été 2003 et chacune des personnes rencontrées oeuvrait dans le milieu communautaire montréalais. L'information recueillie lors de ces rencontres est d'une importance particulière puisqu'elle offre une perspective différente de celle retrouvée dans les articles ou des rapports scientifiques. La troisième et dernière source d'information fut la visite de quelques assemblées générales annuelles. Ces assemblées ont été très utiles puisqu'elles nous ont beaucoup aidé à nous familiariser avec les activités de divers organismes communautaires. En effet, dans le cas de certains organismes, l'assemblée générale et le rapport annuel furent nos seules sources d'information dû aux difficultés que nous avons eues à rencontrer des responsables de ces organismes durant la période estivale. Néanmoins, dans tous les cas, assister à ces assemblées générales fut une alternative acceptable à la rencontre en personne.
Il est déjà mentionné ci-dessus que cette étude s'intéresse aux communautés ethnoculturelles de Montréal. Il y a deux raisons pour se limiter aux communautés de la région de Montréal. Premièrement, il n'existe pratiquement aucune information sur les habitudes, le comportement et les activités de la population des communautés ethnoculturelles en dehors de la grande région de Montréal. Deuxièmement, la majorité de la population issue d'une communauté ethnoculturelle au Québec réside dans la grande région métropolitaine de Montréal.
Notions de base
Le terme communauté ethnoculturelle dans ce contexte signifie un regroupement informel de personnes ayant une origine ethnique commune ou un lien d'attachement culturel considérable [1].
Dans cette étude, la culture est la manière structurée de penser, de sentir et de réagir d'un groupe humain, surtout acquise et transmise par des symboles, et qui représente son identité spécifique; elle inclut les objets concrets produits par le groupe [2].
Le vieillissement est défini comme un cheminement individuel, influencé par les valeurs sociales et culturelles, l'état de santé physique et psychologique, et ainsi que par la perception de soi.
Dans cette étude, le terme personne aînée est privilégié au terme personnes âgées parce qu'il démontre un rapport social plus intéressant. L'aîné(e) est celle ou celui qui est né(e) avantqui a plus de vécu et une plus grande expérience. Le terme personnes âgées n'est pas utilisé dans cette étude puisque ce terme ne considère que le facteur de l'âge. Cependant, cette étude utilise le standard de l'âge de 65 ans pour considérer une personne comme étant aînée . La raison pour cela est que la presque totalité des statistiques sont formulées suivant cette règle. Il n'est pas rare de voir la catégorie 65 ou plus dans la recherche scientifique. Un autre point qu'il faut aussi noter est que la population des personnes aînées n'est pas homogène. Par exemple, il est courant de parler seulement du troisième âge pour décrire la population de plus de 65 ans. Par contre, de nos jours, dû à l'accroissement de l'espérance de vie, nous devrions parler en terme de troisième et de quatrième âge [3]. En somme, il est étrange que l'on regroupe ensemble les personnes de 65 avec celles de 85 ans dans la même catégorie : il existe entre ces deux pas moins de vingt ans de vécu !
1) Le contexte et la population ethnoculturelle du Québec
Les renseignements suivants permetteront au lecteur de mieux comprendre le contexte dans lequel les communautés ethnoculturelles vivent.
a) Les familles immigrantes
Selon les données du Conseil de la famille et de l'enfance, 287 215 familles au Québec comptent au moins un conjoint ou un parent né à l'étranger [4]. Ces familles représentent près de 15% de l'ensemble des familles du Québec. Près de 69% des familles où les deux conjoints sont immigrés ont déclaré avoir des enfants à la maison. Il s'agit donc d'un pourcentage plus élevé que chez les familles québécoises où le pourcentage ne dépasse pas 66%. Il est important de mentionner que près du trois quart (73%) de ces familles résident dans la région de Montréal ou de Laval [5].
Selon un rapport de la ville de Montréal sur le thème de la population immigrante, les immigrants représentent 26% de la population de l'île de Montréal et 79% de ceux-ci vivent au sein d'une famille [6].
Selon le recensement de 1996, les personnes immigrées ayant 65 ans et plus représentent 17% de la population immigrante alors que les personnes aînées ayant 65 ans et plus nées au Canada ne représentent que 13% de la population née au Canada [7]. Les raisons qui expliquent cette différence sont le nombre faible d'enfants qui immigrent au pays et le vieillissement de la population immigrante.
En terme de scolarité, la population immigrante est presque semblable à la population non immigrante. Selon les données, 70% des personnes nées au Canada et 63% des personnes de la population immigrante ont complété leurs études secondaires. Parallèlement, si nous considérons les études universitaires, les donnés sont identiques : 18.8% des personnes immigrantes et 18.1% des personnes non immigrantes ont au moins un baccalauréat [8].
b) Les communautés ethnoculturelles de Montréal
Le type de données inscrites ci-dessus ont souvent tendance à uniformiser la population immigrante. Par contre, cette population n'est pas homogène. Derrière ces statistiques se cache une diversité culturelle et de nombreuses communautés ethnoculturelles avec des spécificités particulières. Au moins trois facteurs affectent directement les diverses communautés ethnoculturelles: le poids démographique du groupe, les conditions socio-économiques de ses membres, et son degré d'intégration dans la société d'accueil.
Le nombre de personnes appartenant à une communauté peut avoir des effets importants sur le type de relations que les personnes issues de cette communauté vont avoir. Plus une communauté est importante d'un point de vue démographique, plus il y a d'occasion pour des rapprochements sociaux et économiques ainsi que des relations d'entraide et de complicité. Le poids démographique peut permettre une vie communautaire active. Par exemple, l'importance démographique a permi à la communauté italienne d'ouvrir un conseil régional pour personnes agées qui inclus un centre d'intervention pour les aînés [9]. Le tableau 1 représenté ci-dessous indique la population de Montréal selon la langue parlée à la maison et donne une idée de la diversité ethnoculturelle de Montréal [10].
Tableau 1 : Population de Montréal selon la langue parlée à la maison [11]
1-Français : 941 825
2-Anglais : 421 125
3-Italien : 56 070
4-Espagnol : 36 750
5-Arabe : 27 395
6-Chinois : 24 500
7-Grec : 17 725
8-Vietnamien : 16 035
9-Langues créoles : 13 330
10-Portugais : 12 365
11-Polonais : 7 920
12-Arménien : 7 195
13-Russe : 7 055
27-Coréen : 1 970
14-Tamoul : 6 920
15-Roumain : 5 330
16-Persan (farsi) : 5 105
17-Bengali : 4 745
18-Pendjabi : 4 485
19-Tagalog (philipino) : 4 360
20-Yiddish : 3 875
21- Khmer (cambodgien) : 3 520
22-Gujarati : 3 050
23-Ourdou : 2 565
24-Hongrois : 2 380
25-Turc : 2 190
26-Ukrainien : 2 105
27-Coréen : 1 970
28-Lao : 1 850
La condition socio-économique des membres d'un groupe est un autre facteur qui peut influencer la vie communautaire. Selon une étude sur les conditions économiques des personnes aînées dans diverses communautés, le rôle que joue les prestations gouvernementales, les épargnes, et le salaire sur la qualité de vie et le bien-être est considérable [12]. Le revenu moyen d'une personne aînée peut influencer tous les aspects de sa vie. De plus, il faut aussi noter que plusieurs personnes aînées vivent dans des situations économiques très difficiles et que ce sont plus particuliérement les femmes aînées qui sont le plus souvent touchées par cette réalité dû au fait qu'elles n'ont jamaisen grande partiebénéficié d'un salaire et du fait que les femmes vivent en moyenne plus longtemps que les hommes [13].
Le degré d'intégration d'un groupe à la société d'accueil est probablement le plus important facteur apte à soutenir une communauté. L'intégration ici ne signifie pas assimilation . Tandis que l'assimilation rejette toute spécificité culturelle, l'intégration laisse place à la diversité. L'intégration dans ce sens signifie que les members d'une communauté se sentent chez eux dans la société et qu'ils ont aussi une certaine présence sociale et économique. La communauté grecque est un bon exemple d'intégration puisqu'elle prend place dans la société québécoise en plus de garder sa spécificité. Cependant, le degré d'intégration d'une communauté peut varier grandement. Par exemple, les immigrants venant d'Europe avec une apparence physique, des comportements et des valeurs semblables à celles de la société québécoise ont beaucoup plus de facilité à s'intégrer que les nouveaux arrivants venant des pays de l'Asie, du Moyen-Orient, du continent africain et l'Amérique latine.
1) Le vieillissement, les aînés et la famille
Les renseignements suivants servent à introduire plusieurs notions touchant à l'étude de la vieillesse et de la famille.
a) Le vieillissement
Pour plusieurs personnes, être vieux veut dire faire partie d'un groupe d'âgecelui des 65 ans et plus. Cependant, le concept du vieillissement est beaucoup plus complexe et mérite d'être expliqué plus en détail. Le phénomène du vieillissement peut être examiné d'un point de vue biologique, social ou psychologique.
D'un point de vue biologique, le vieillissement est défini comme l'ensemble de tous les changements réguliers qui surviennent chez les individus biologiquement matures, à mesure qu'ils avancent en âge chronologique [14]. Défini comme ceci, le vieillissement apparaît comme une transformation inévitable du corps humain. Cette perception biologique est fondée sur les notions de perte et de déclin associés à l'affaiblissement des facultés, à la diminution des capacités physiologiques et à la difficulté de s'occuper de soi-même. En somme, cette tendance à médicaliser la vieillesse crée une perception négative de la vieillesse et nourrit les stéréotypes à l'égard des personnes aînées en encourageant la société à ne voir que les mauvais cotés de la vieillesse [15].
Tandis que la biologie examine les changements physiologiques de la personne, la sociologie observe les changements et la place que la personne aînée occupe dans le contexte de son entourage. L'aspect social de la vieillesse tient compte des enjeux ethniques et culturels qui influencent la façon dont la personne aînée est perçue dans sa société ou sa communauté. Par exemple, une analyse sociologique de la société moderne occidentale peut soutenir l'énoncé qui prétend que la société moderne nord-américaine, en général, célèbre et valorise la jeunesse, le changement et tout ce qui est nouveau et récent plutôt que la vieillesse et la continuité. La preuve est que l'on entend souvent au Québec des phrases de ce genre : notre voiture vieille de quatre ans est déjà démodée ! , regarde comme ta peau semble jeune et en santé , cet administrateur de 55 ans est dépassé . Néanmoins, plusieurs sociétés dans ce monde considèrent la vieillesse différemment : elles valorisent grandement la vieillesse (et même souvent, l'apparence physique de la vieillesse). Par exemple, pour les Hindous la vieillesse est un signe d'expérience, de sagesse, et en quelque sorte, d'autorité. En somme, le concept de la vieillesse n'est pas universelil est relatif et change beaucoup d'une société ou d'une culture à une autre.
La dimension psychologique du vieillissement examine le développement individuel de la personne et sa perception de soi. Autrement dit, la psychologie cherche à savoir comment la spécificité de la personne, son cheminement personnel et son état de santé affectent sa pensée et son comportement. Ceci dit, chaque individu membre d'un groupe social se construit une image du vieillissement selon des valeurs intériorisées et véhiculées par sa culture d'origine de même que selon son bagage personnel [16] . La dimension psychologique du vieillissement est intéressante puisqu'elle soutient que le développement individuel de la personne est influencé non pas seulement par sa culture d'origine et sa société, mais également par son vécu et son bagage personnel.
b) Les personnes aînées
L'information présentée ci-dessus démontre que la vieillesse n'est pas seulement une question d'âge : le concept de la vieillesse dépend grandement de la société en question. Toutes les sociétés
valorisent et définissent différemment la vieillesse. Ceci dit, l'objectif ici est de mieux comprendre le contexte individuel et spécifique dans lequel la personne aînée se trouve et d'essayer d'écarter le mieux possible les préjugés et les stéréotypes que la société a envers les personnes aînés [17]. En fait, les personnes aînées de toutes origines ont beaucoup à offrir à la sociétéce sont des gens qui ont une expérience personnelle considérable et une excellente compréhension de la vie et de ses obstacles.
c) Le vieillissement de la population
Selon le Secrétariat aux aînés, le phénomène du vieillissement de la population d'ici est particulièrement rapide en comparaison aux autres pays [18]. On prévoit que la population âgée de 65 ans ou plus doublera au cours des trois prochaines décennies. Alors qu'en 2001 les personnes de 65 ans ou plus ne représentaient que 12.9% de la population québécoise, il est estimé qu'elles pourraient en constituer près de 30% en 2041. Les raisons de ce vieillissement de la population sont la baisse de la fécondité au Québec d'une part, et l'avancement de la science bio-médicale et l'amélioration des conditions de vie d'autre part.
Le vieillissement de la population affectera tous les citoyensqu'ils soient nés au Québec ou non. Ainsi, il sera nécessaire aux gouvernements d'adapter les services offerts afin de bien servir toute la population des personnes aînées, sans oublier les aînés des communautés ethnoculturelles.
d) La famille
La famille est définie comme une cellule sociale qui comporte au moins un lien parent-enfant : la dimension essentielle est donc le rapport intergénérationnel [19]. Ce rapport peut prendre place dans la famille restreinte et dans la famille élargie; il peut reposer ou non sur la consanguinité (v.g. lien par adoption ou lien à un beau-parent, de fait ou légal) et reposer ou non sur la cohabitation (v.g. lien entre un enfant et un parent non gardien ou lien entre un enfant adulte et son parent âgé) [20].
e) Le rapport intergénérationnel
Selon Jacques Grand'Maison, le rapport entre générations fait partie des liens humains les plus importants [21]. Le rapport intergénérationnel, comme celui qui existe entre une mère et un enfant ou un grand parent avec ses petits-enfants, est un des rares liens sociaux durables où se jouent ensemble le passé, le présent et l'avenir. En effet, la famille demeure le lieu par excellence où des échanges et de l'entraide entre les générations prennent place. Solange Lefebvre explique que le rapport intergénérationnel est d'une grande importance pour la société en général [22]. Selon Lefebvre, sans le lien générationel, il n'y a ni solidarité familiale ou sociale, ni mémoire collective, ni transmission de valeurs et de culture. Ainsi, le lien intergénérationnel est un élément important pour la cellule familiale et la société car il crée des liens durables d'entraide qui renforcent les solidarités.
3) Sociétés traditionnelles et sociétés modernes
a) Les sociétés traditionnelles
Dans les sociétés dites traditionnelles, la famille, la mémoire et la transmission sont centrales. Les structures politiques et économiques dans ces sociétés reposent sur la famille. Dans ces sociétés, chaque génération a un rôle spécifique, clairement défini : ce sont des sociétés familiales. Ce sont aussi des sociétés de mémoire car la continuité et la durée dominent sur le changement. Les symboles et références historiques, ancestrales ou religieuses sont bien en place
et font en sorte que tout a du sens : les gestes et paroles de la vie quotidienne, les habitudes de vie, les travaux divers, la vie collective, les croyances, les aspects culturels (langue valeurs, symboles) [23].
Dans ces sociétés, la transmission de la culture, des moeurs et des traditions est constante. Les valeurs transmises d'une génération à l'autre sont celles du respect et de la responsabilité envers les proches. Les personnes aînées jouent un rôle important de guide grâce à leurs grande connaissance de la vie.
b) Les sociétés modernes
La modernité à beaucoup changé cette ordre des choses. Tandis que les sociétés traditionnelles valorisent la continuité et la transmission intergénérationnelle, la modernité prône l'autonomie et l'individualisme, l'obsession du présent, et une ghettoïsation des jeunes et des personnes aînées [24].
Selon la doctrine de la modernité, l'individu est autonome et ne doit rien à personne. L'individu est responsable de lui-même, autant de ses réalisations que de ses échecs. Johanne Therrien explique que cette valeur sociale poussée à l'extrême enferme les gens sur eux-mêmes et les éloigne du souci des autres et de la société [25]. Un autre aspect important de la modernité est l'obsession du présent. Cette caractéristique de la modernité élimine la nécessité de la transmission et de la mémoire puisqu'elle rejette dans l'ombre le passé et toute tentative de penser à long terme, de penser aux générations à venir [26]. Une autre caractéristique qui nuit aux échanges entre les générations est la tendance moderne de placer des jeunes dans des écoles où ils ne côtoient que des jeunes et la pratique d'isoler les personnes aînées dans des résidences. Cette tendance à séparer les générations les unes des autres nuit aux rapports intergénérationnels. Parallèlement, dans de telles conditions
il devient difficile d'établir des ponts entre ces générations, de dépasser les préjugés que chaque groupe entretient vis-à-vis l'autre [27].
Une autre importante différence qui existe entre les sociétés modernes et les sociétés traditionnelles affectant le degré de solidarité entre générations concerne le rapport homme-femme. Selon Lefebvre, dans les sociétés modernes où la spécificité du rôle de l'homme et de la femme est éliminée, l'écart entre les générations prend de l'ampleur, tandis que dans les sociétés où il existe un rôle spécifique pour chacun des sexes, la solidarité et le rapprochement intergénértionnel est beaucoup plus grand. Autrement dit, en rapprochant les rôles des hommes et des femmes, la modernité a désormais distancée les générations [28].
Cette courte comparaison du traditionel et du moderne est une bonne introduction à la section suivante touchant les personnes aînées dans trois communautés ethnoculturelles.
4) Les aînés dans trois communautés ethnoculturelles
Les données de cette partie proviennent en grande partie d'entrevues et d'un article rédigé par Marie-France Bouquillard concernant le vieillessement culturel [29]. Les descriptions suivantes sont basées sur le rôle traditionel des personnes aînées. Aujourd'hui, cette dynamique traditionnelle peut être affectée ou même rompue par certains facteurs que nous allons examiner dans la section suivante.
a) Les aînés Hindous
Chez les Hindous, la vie compte quatre phases. La première, la vie d'étudiant est une période durant laquelle la personne doit apprendre le respect, la discipline et les responsabilités familiales. La deuxième phase ou la vie de famille est une période durant laquelle la persone est chargée de combler les besoins matériels des enfants et des grands-parents. La troisième phase, la vie de forêt est une période de transition où les responsabilités sont remises aux enfants adultes. Durant cette phase, la personne aînée part en pèlerinage pendant plusieurs mois en quête spirituelle, cherchant à méditer. C'est durant cette phase que l'aîné, ayant toutes les connaissances pratiques nécessaires, donne des conseils aux générations montantes. Pour l'aîné, ce qui est important, c'est le détachement de l'aspect matériel de la vie. Une fois cette troisième phase complétée, l'aîné accède à la dernière phase qui est un renoncement total au monde . Dans cette quatrième phase l'aîné attand la mort. Contrairement à la vision occidentale, la mort hindoue est une libération du monde matériel et ne représente pas quelque chose de négatif. C'est pour cette raison que la personne aînée symbolise à la fois le cheminement vers Moksha (la libération) et la sagesse [30].
En terme de rapports intergénérationnels, les aînés Hindous sont très actifs comme guides pour les générations montantes. En effet, ces aînés ont beaucoup d'authorité à cause de leur âge. L'expérience qui vient avec leur âge avancé leurs permet d'avoir beaucoup d'influence sur la vie de leurs proches. Le rapport intime qui existe entre les générations est dû à la conception indienne (hindoue) de la personne. En Inde, l'individu n'est pas la base de la société : la famille (élargie) est l'unité sociale de base. Par exemple, chez les Hindous, une situation personnelle n'existe pas : toute situation affecte la famille au complet. Le résultat est qu'il y a dans cette culture une solidarité entre les générations remarquable qui fait en sorte que les traditions, les valeurs, et le passé sont transmis aux générations montantes. Il y a une reciprocité constante entre tous les membres d'une famille.
Dans une telle conception de la vie, il est évident que l'épanouissement de la personne aînée repose sur la famille elle-même. Pour les aînés Hindous, un contexte familial n'est pas secondaireil est nécessaire.
b) Les aînés Autochtones
Chez les Autochtones, le respect envers la Terre et les Anciens [31] est une valeur fondamentale. Le lien qui existe entre la Terre et les Anciens est intime : les Anciens sont les gardeurs de la Terre, des moeurs et croyances, et de la communauté.
Les Autochtones associent aussi, comme le font les Hindous, le concept du vieillissement à celui du respect. Par contre, la vieillesse est relative (n'importe qui devient vieux) : il faut avoir surmonté plusieurs épreuves de la vie pour atteindre le stage de la sagesse. Les aînés qui atteignent la sagesse adoptent dorénavant le statut d'Aîné vénéré. Ce terme veut dire que la personne est respectée de toute la communautéquand cette dernière parle, tout le monde écoute. Dans ces communautés, la population se tourne vers les aînés pour apaiser les conflits et régler des situations difficiles [32]. En effets, les aînés représentent et gardent la stabilité au sein d'une famille [33].
Chez les Autochtones, l'homme ou la femme peut devenir aîné vénéré, mais l'on accorde plus souvent ce rôle à la femme grâce à son esprit de compassion et son autorité dans la communauté. Plusieurs groupes autochtones au Québec sont matriarcales : la femme a l'autorité.
Les rapports intergénérationnels sont basés sur l'idée que les aînés sont les gardiens de la communauté et de la famille. La mémoire, la fierté et l'appartenance au groupe sont des valeurs traditionelles très importantes dans les sociétés autochtones. Sans aucun doute, ces valeurs sont communiquées de par la famille et les autres liens intergénérationnels qui existent dans la communauté. Il est aussi soutenu que dans la culture traditionelle autochtone, le lien intergénérationnel est si fort que chaque décision importante prise par le groupe doit prendre en considération les effets que celle-ci va avoir sur les générations subséquentes.
c) Les aînés Chinois
La famille élargie est aussi l'unité de base dans la société chinoise. Théoriquement, l'individu ne peut être séparé de sa famille ou de sa communauté : il se définit de par son appartenance au groupe. Comme le témoigne bien le proverbe suivant de Confucius, une séparation au sein d'une famille est une situation d'importance considérable:
ne t'éloigne pas quand tes parents sont vivants, et s'il faut absolument voyager, sois sûr que ton itinéraire soit bien planifié [34] .
Deux principes de base contribuent à faire de la famille chinoise le lieu important dans leur culture. Premièrement, le principe de la piété filiale oblige les générations montantes à respecter profondément leurs parents. Cette notion fait en sorte qu'il y a une solidarité importante entre les générations : elle crée une obligation familiale matérielle et émotionelle des générations montantes envers les aînés. Les aînés et les générations vieillissantes ont aussi des obligations : les aînés doivent être disciplinés et doivent suivre tous les réglements afin de donner le bon exemple aux plus jeunes. Ces obligations réciproques font qu'il y a véritablement un échange intergénérationnel. De cette façon, la famille peut atteindre l'objectif important : durer encore plusieurs générations [35]. Le deuxième principe important pour les Chinois est le respect du culte des ancêtres. La famille est définie par sa relation aux ancêtres et la famille doit rendre ses comptes aux ancêtres [36]. En effet, la famille n'existe que pour combler les attentes des ancêtres et pour accomplir ce qu'ils ont prévu pour leurs descendants [37].
Ces obligations envers les personnes aînées et les générations passées font en sorte que les générations montantes respectent grandement leurs parents et grands-parents. Le vécu de ceux-ci et les épreuves qu'ils ont dû surmonté durant leurs immigration en Amérique devient en soi une source d'inspiration pour plusieurs jeunes Chinois nés au Québec.
5) La réalité quotidienne des aînés issus des communautés ethnoculturelles
Le rôle traditionel de l'aîné, comme nous l'avons décrit dans les sections précédentes, change rapidemment lorsque confronté avec la réalité d'une société dite moderne comme celle du Québec. Ceci est d'autant plus le cas dans les familles immigrantes où le choc culturel se fait rapidement et brusquement. En plus, il ne faut surtout pas sous-estimer les effets qu'ont eu la modernité et le changement sur les communautés autochtones provenant de diverses régions du Québeccelles-ci ont aussi été affectées par la modernité. En général, deux facteurs affectent la dynamique familiale traditionnelle et la réalité quotidienne des personnes aînées issues des communautés ethnoculturelles : le milieu socio-économique et la nouvelle structure familiale basée sur le modèle de la famille nucléaire . Comme nous le soulignons, ces difficultés d'apaptation au train de vie de la société québécoise moderne peuvent aussi être suivies d'importantes disputes intergénérationnelles.
a) Le milieu socio-économique
Le milieu socio-économique est un premier facteur qui a un impact considérable sur la dynamique familiale traditionnelle et le bien-être de plusieurs familles issues des communautés ethnoculturelles. Ce problème est plus courant chez les familles issues de l'immigration. Dans la famille immigrante nouvellement installée, l'importante majorité du revenue se voit souvent réservée pour l'achat de la nourriture et pour payer le loyer. Les aînés eux, dont certains dépendent grandement de leurs enfants à cause de leur âge avancé (mais dû aussi aux conditions de parrainage qui leurs sont soumises par les instances gouvernementales), sont souvent laissés à eux-mêmes; de plus, souvent ils ont à s'occuper des petits-enfants et des tâches ménagère. Selon Michèle Vatz Laaroussi, la pauvreté ne fait qu'aggraver les problèmes auxquels font facent les familles immigrantes [38]. En effet, les priorités pour ces familles (sûrement avec beaucoup de regret) ne sont pas les sorties en familles, ni l'argent de poche pour les enfants, ni les cours de langues pour les aînésles priorités sont les repas, l'éducation des plus jeunes et réussir à payer le logement.
b) La nouvelle structure familiale : la famille nucléaire et les disputes intergénérationnelles
La société moderne tend à uniformiser la structure familiale en famille de type nucléaire . Pour les familles immigrantes et les autres familles habituées au réseau de la familles élargie, ceci a des conséquences considérables pour tous les membres, les aînés inclus.
Premièrement, une fois installée dans la société d'accueil, le réseau de la famille élargie commence à perdre sont importance immédiate. Le rôle de l'aîné comme figure d'autorité est difficilement atteint dans un contexte où les habitudes et les façons de faire du passé sont oubliées ou changées. Deuxièment, comme dans toutes autres familles dans une société moderne, la dynamique familiale quotidienne se concentre autour du couple d'âge adulte. Ceci signifie que le lien entre les aînés et les petits-enfants à tendance à devenir de plus en plus faible, spécialement dans un environnement familiale où la langue d'origine fait compétition avec celle que les petits-enfants apprennent à l'école. Pour les aînés qui parlent une autre langue que celle de la société d'accueil, ceci est un constat tragique. En effet, le lien intergénérationnel peut effectivement être rompu. Une fois cette communication perdue, la transmission des valeurs, de l'histoire et de la culture devient très difficilesurtout quand les parents adultes sont davantage préoccupés par le travail et à la réussite scolaire des jeunes. Le troisième facteur affectant les personnes aînés sont les disputes intergénérationnelles. Celles-ci sont pour la plupart causées par une difficulté financière, une mauvaise communication, ou des conflits entre les valeurs traditionnelles et celles de la société d'accueil. Le manque d'argent est souvent une cause de dispute entre les adultes et les adolescents. Cependant, le manque d'argent peut aussi causer des tensions entre les aînés et les adultes. Par exemple, lors d'une entrevue, une travailleue sociale du secteur de l'immigration nous a confié que plusieurs disputes peuvent en effet être causées par un grand-parent qui refuse de céder son contrôle sur certaines dépenses. Selon cette travailleuse sociale, ce type de dispute est davantage exarcerbé quand la personne aînée fait appel aux autorités des services sociaux dans le but de faire valoir son point de vue.
Les disputes sont aussi causées par une mauvaise communication entre les membres des générations montantes initiées aux valeurs de la société d'accueil alors que les adultes ne le sont pas. L'incompréhension des plus vieux vis-à-vis les nouvelles valeurs acquises par les plus jeunes est une cause importante de disputes. Comme Juliette Minces explique, l'autodétermination des jeunes est souvent une cause de dispute pour les adultes qui prônent les valeurs traditionnelles. La non-conformité des jeunes aux coutumes et aux attentes de leurs parents est souvent considérée comme trahison [39].
Ceci veut-it dire que dans un contexte où deux culture se rencontrent, le conflit et la tension sont inévitables? Non, pas du tout. La clé est la communication. Plusieurs situations de disputes peuvent être évitées quand les adultes et les aînés ont une meilleure compréhension des nouvelles valeurs acquises par les jeunes. Néanmoins, il est aussi important pour les jeunes de bien faire comprendre leurs points de vue aux adultes et aînés. Ceci peut être atteint en ayant de bonnes relations familiales basées sur la compréhension du point de vue de l'autre et en ayant de bonnes relations intergénérationnelles. Pour la famille issue d'une communauté ethnoculturelle, améliorer les conditions familiales est le seul moyen d'agir.
Conclusion
L'objectif de cette étude est de démontrer que les aînés ont une place importante au sein des familles issues des communautés ethnoculturelles. Nous avons démontré que les aînés ont un rôle considérable à jouer dans la solidarité familiale. Également, en examinant comment se déroulent les rapports intergénérationnels dans les familles traditionnelles, nous concluons qu'un environnement familial propice à la communication et aux échanges intergénérationnels aide les personnes aînées à se sentir valorisées et épanouies.
En guise de conclusion, nous souhaitons que cette étude, qui n'a nullement la prétention d'être exhaustif, suscitera une reflexion sur la place que les aînés des communautés ethnoculturelles ont dans notre société, surtout dans un contexte où diverses instances gouvernementales prévoient un vieillissement important de la population et un accroissement considérable de l'immigration dans les prochaines décennies [40].
Annexe 1
Association chinoise des aînés
Adresse : 7038, rue Saint-Denis, Montréal (Québec) H2S 2S4
Téléphone : (1-514) 277-0267
Association des citoyens âgés
greco-canadiens de Montréal Asklipios
Activités : services aux aînés et immigrants, loisirs,
repas communautaires
Adresse : 665 Jarry Ouest, Montréal (Québec) H3N 1G3
Téléphone : (1-514) 271-7224
Association tchécoslovaque du Canada
Activités : offrir plusieurs services à la communauté
Adresse : 4605, West Broadway, Montréal (Québec) H4B 2A7
Téléphone: (1-514) 488-1340
Bureau de la communauté Chrétienne
des HaÏtiens de Montréal
Activités : loisirs, projets interculturels, fêtes
intergénérationnelles, exercises physiques
Adresse : 6970, rue Marquette, Montréal (Québec) H2E 2C7
Téléphone : (1-514) 725-9508
Centre communautaire arménien
Activités : loisirs, offrir des service à la communautés
Adresse : 3401, rue Olivar-Asselin, Montréal (Québec) H4J
1LS
Téléphone : (1-514) 331-3091
Centre d'action socio-communautaire
de Montréal
Activités : séances d'information, exercises physiques,
sorties de groupe, aide aux devoirs, jumelage, repas
communautaires mensuels
Adresse : 32, boulevard Saint-Joseph Ouest, Montréal
(Québec) H2T 2P3
Téléphone : (1-514) 842-8045
Centre de bénévolat
Côte-des-Neiges
Adresse : 4945, chemin de la Côte-des-Neiges, bur. 6,
Montréal (Québec) H3V 1H5
Téléphone : (1-514) 340-1072
Centre de bénévolat
Notre-Dame-de-Grâce
Adresse : 5319, avenue Notre-Dame-de-Grâce, Montréal
(Québec) H4A 1L2
Téléphone : (1-514) 489-0588
Centre de bénévolat SARPAD
Côte-des-Neiges
Activités : services aux personnes aînées, accompagnement
Adresse : 5366, chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal
(Québec) H3T 1Y2
Téléphone : (1-514) 737-2454
Centre de bénévolat SARPAD
Outremont
Activités : services aux personnes aînées, accompagnement
Adresse : 1315, rue Saint-Viateur, Montréal (Québec) H2V
1Z3
Téléphone : (1-514) 271-8869
Centre de bénévoles Ahuntsic-Sud
Activités : loisirs, repas communautaire, popote roulante,
accompagnement
Adresse : 9286, rue Berri, Montréal (Québec) H2M 1P9
Téléphone : (1-514) 388-0775
Centre des aînés Côte-des-Neiges
Activités : loisirs, exercises physiques, spiritualité
Adresse : 6585, chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal
(Québec) H3S 2A5
Téléphone : (1-514) 344-1210
Centre des aînés de Villeray
Activités : loisirs, sorties de groupe, repas
communautaires
Adresse : 7376 Lajeunesse, local 124, Montréal (Québec)
H2R 2H8
Téléphone : (1-514) 277-7574
Centre Juif Cummings pour aînés
Activités : exercises physiques, ateliers specialisés
Adresse : 5700, avenue Westbury, Montréal (Québec) H3W 3E8
Téléphone : (1-514) 343-3525
Centre Man Sau
Activités : projets intergénérationnels et
interculturels, repas communautaires, exercises physiques
Adresse : 987, rue Côté, 4e étage, Montréal (Québec)
H2Z 1L1
Téléphone : (1-514) 861-5244
Conseil régional des personnes
âgées italo-canadiennes de Montréal
Activités : popote roulante, maintien à domicile,
bénévolat, repas communautaires, exercises physiques, cours de
langues
Adresse : 671, rue Ogilvy, Montréal 5700 (Québec) H3N 1N4
Téléphone : (1-514) 273-6588
Maison des Grands-Parents de Villeray
Activités : rencontres communautaires, ateliers
spécialisés, aide aux devoirs, soutien aux familles, brunchs
culturels
Adresse : 8078, rue Drolet, Montréal (Québec) H2R 2C9
Téléphone : (1-514) 383-9108
Projet Changement
Activités : loisirs, exercises physiques, sorties en groupe
Adresse : 4450 St-Hubert, bureau 130, Montréal (Québec)
H2T 2N9
Téléphone: (1-514) 521-5145
Annexe 2
Conseil des aînés
Adresse : 10 Pierre-Olivier-Chauveau, 3ème étage, secteur
Cook, (Québec) G1R 4J3
Téléphone : (1-418) 691-2006 ou 1-877-657-2463
Personne ressource : Madame Hélène Wavroch, présidente
Conseil des relations
interculturelles
Adresse :
500, boulevard René-Levesque Ouest, bureau 10.04, Montréal
(Québec) H2Z 1N7
Téléphone : (1-514) 873-8501
Personne ressource : Madame Patricia Rimok, présidente
Secrétariat aux aînés
Adresse : 1075, chemin Sainte-Foy, 6e étage, Québec
(Québec) G1S 2M1
Téléphone : (1-418) 266-4600 ou 1-877-502-4127
Personne ressource : Monsieur Jean-Louis Bazin
Annexe 3
Forum des citoyens aînés de
Montréal (comité ethnoculturel)
Activités : table de concertation locale
Adresse : 68 St-Joseph Ouest, Montréal (Québec) H2T 2P4
Téléphone : (514) 270-8464
Mouvement des Aînés du Québec
(FADOQ), région Île de Montréal
Activités : le plus important regroupement volontaire
d'aînés au Québec
Adresse : 7378 Lajeunesse, bureau 217, Montréal (Québec)
H2R 2H8
Téléphone : (514) 252-3017
PROMIS
Activités : services aux nouveaux arrivants
Adresse : 5770 Côte-des-Neiges, Montréal (Québec) H3S 1Y9
Téléphone : (1-514) 345-1615
Références bibliographiques
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Notes
[1] L'ethnicité concerne l'identité ethnique ou le sentiment d'appartenance qu'éprouve un individu envers un groupe, dont les membres se réclament d'une origine commune (réelle ou fictive) et partagent notamment une culture commune. Par contre, dans le contexte d'une société pluraliste à forte immigration, comme c'est le cas au Québec, l'identité culturelle évoque et considère la différence entre celle d'un groupe minoritaire et celle du groupe majoritaire . (Voir ACCÉSSS, 1999, Vieillir en contexte migratoire, Montréal, pp.17)
[2] Hofstede et D. Bollinger, Les différences culturelles dans le management, Les éditions d'organisation, Paris, 1987.
[3] Le troisième âge représente la cohorte de la population qui a entre 60 et 75 ans et qui est relativement active et en bon état de santé. Le quatrième âge est la cohorte de la population de plus de 75 ans caractérisée par un état de santé plus fragile accompagné d'une perte d'autonomie.
[4] Conseil de la famille et de l'enfance. 2000, Le rapport CFE 1999-2000 : L'évolution récente de la famille, Québec, pp.14.
[5] Ibid.
[6] Ville de Montréal. 2002, Portrait des populations immigrante et non immigrante, Montréal, pp.1.
[7] Statistique Canada 1996 (tiré de Ville de Montréal, 2002, pp.1).
[8] Supra note 6, pp.3.
[9] Consulter l'annexe 1 situer à la fin de cette étude pour connaître d'autres organismes concernés avec le bien-être des personnes aînées.
[10] Il faut noter que ces donnés ne représentent pas spécifiquement des divisions ethnoculturelles : il y a beaucoup de membres des communautés ethnoculturelles qui ne parlent pas necéssairement la langue traditionelle du groupe. Par exemple, une personne faisant partie de la communauté juive ne parlant que l'anglais est inclus dans la catégorie anglais .
[11] Source : Statistique Canada, Recensement de 1996. Division recherche et analyses économiques du Service du dévoloppement économique et urbain, juillet 2001.
[12] Santerre, Renaud. 1991, Les vieillesses ethniques dans Le Gérontologue, volume 13 (2), pp.2-6.
[13] Conseil des aînés. 1997, La réalité des aînés québécois, Quebec, pp.25.
[14] Harris, Diana K. 1990, Sociology of Aging, seconde édition, New York : Harper & Row Publishers, pp.10.
[15] Estes, Caroll et Elizabeth Binney. 1989, The Bio-Medicalization of Aging , dans The Gerontologist 29 (5), pp.587.
[16] Proulx-Desrosiers, Carmel. 1996, Ethnicité et vieillissement : représentation du vieillissement positif chez des immigrants chiliens de 45 ans et plus de la région de Montréal, mémoire de maîtrise en gérontologie, Université de Sherbrooke.
[17] Pour une bonne analyse des stéréotypes et des préjugés dont la personne aînée peut faire face, voir : Conseil des Aînés. 1997, La réalité des aînés québécois, Québec, pp.4-10.
[18] Secrétariat aux aînés. 2003, Secrétariat aux aînés (pamphlet d'information), Québec, pp.2.
[19] Voir Familia : http://familia.inrs-ucs.uquebec.ca/ajouter.htm.
[20] Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec accorde une place importante au rapport intergénérationnel formant la dimension essentielle de la famille. Le Regroupement nomme cette dimension : la verticalité de la famille.
[21] Grand'Maison, Jacques. 1999, Une nouvelle dynamique générationnelle pour jouer l'avenir au présent , dans Le Gérontophile, volume 21 (4), pp.3.
[22] Lefebvre, Solange. 1996, Nouvelles solidarités et responsabilités dans le contexte actuel , dans Le Gérontophile, volume 18 (1), pp.6.
[23] Ibid pp.7.
[24] Therrien, Johanne. 1999, Solidarités entre les générations et mentorat , dans Le Gérontophile, volume 21 (4), pp.15.
[25] Ibid.
[26] Ibid.
[27] Ibid.
[28] Supra note 21, pp.6.
[29] Bouquillard, Marie-France, 1991, La vision du vieillissement et de la mort dans six communautés culturelles de Montréal , dans Le Gérontophile, volume 13 (2), pp.7-14.
[30] Ibid, pp.7-8.
[31] Le terme Anciens veut dire (véritable) ancêtre et ancêtre mythique.
[32] Supra note 28, pp.10.
[33] Sioui Wawanoloath, Christine. 2000, Les valeurs familiales autochtones , Pensons famille : Bulletin du Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec, volume 11, numéro 61, août 2000, pp. 3.
[34] Buckley, Patricia (1993), Chinese Civilization : A sourcebook, New York : Free Press, pp.21.
[35] Ibid, pp.239.
[36] Supra note 28, pp.9.
[37] Ibid.
[38] Vatz Laaroussi, Michèle. 2001, Le familial au coeur de l'immigration, les stratégies de citoyenneté des familles immigrantes au Québec et en France, Montréal : L'Harmattan.
[39] Minces, Juliette. 1997, La génération suivante, Paris : Éditions de l'aube
[40] Voir Secrétariat de Aînés (2003); et aussi Pal, Leslie. 1999, Beyond Policy Analysis, Toronto : ITP Nelson Canada