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Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec |
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Pensons famille |
Volume 15, numéro 76, mai 2004 |
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| Madame Hélène
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de la conférence Écouter Voir Présidente Le Conseil des aînés SalutationsMesdames, Messieurs, Je suis assurée que vous partagez avec moi tout le contentement et toute l'expérience que cette journée nous a apportés. Expériences et apprentissages Dans un premier temps, nous avons apprécié l'extraordinaire apprentissage que nous avons fait à l'occasion des expériences qui nous ont été présentées. Dans un deuxième temps, nous avons eu l'opportunité de sentir ce que j'appelle la personnification de la passion. Chacun des interlocuteurs est venu nous parler avec passion de ce qu'il fait en tant que bénévole dans les Maisons des Grands-Parents. Ça ne peut faire autrement que nous stimuler. Vous m'avez stimulée quand vous avez dit : « L'enfant voulait apprendre dans l'atelier de construction, pour pouvoir le dire et le montrer à son grand-père ». Cette réalité de l'intergénérationnel, je l'ai entendu tout au cours des différentes présentations des Maisons des Grands-Parents. Je tiens à vous dire, M. le président Robert Hotte, qu'à la Maison de Trois-Rivières, n'avez pas à vous décourager. Je vais, vous parlez statistiquement parce que je suis issue du monde de la statistique. Ça fait un an que vous existez et vous avez sept, huit bénévoles. Il y a des maisons qui existent depuis dix ans et qui ont soixante-dix bénévoles. Ça nous dit qu'à chaque année, ils vont chercher une dizaine de bénévoles. Vous êtes déjà pas mal avancés. Je constate, M. le président Jean-Marie Cliche, qu'à la Maison de Sherbrooke, vous avez cinquante bénévoles et vous existez depuis six ans. Tout ça nous encourage. Il faut s'encourager aussi avec le fait que votre mission, comme vous l'avez tous si bien identifiée, ce sont les liens que vous voulez créer dans l'intergénérationnel. J'ai été très impressionnée par tous vos programmes dans vos Maisons. Je dois avouer que je trouve très intéressant le programme de la Maison de Sherbrooke qui s'intitule : « Mon arbre, ma vie ». C'est une opportunité d'aller chercher l'identification de soi, via la généalogie. J'ai aussi aimé le programme « Ce qu'on sait faire » qui établit un mentorat avec les jeunes. En vous écoutant tous, je me suis dit que j'appartiens à une génération « plate » : je suis trop jeune pour aller dans les Maisons des Grands-Parents. En principe, je devais être dans les Maisons des Grands-Parents pour offrir mon savoir-faire, mais mon savoir faire est trop limité ! J'ai dit à M. le président Robert Cloutier de la Maison des Grands-Parents de Sainte-Foy que j'ai décidé d'aller à sa Maison des Grands-Parents, étant donné je suis à Québec neuf jours sur dix, que je veux aller à l'atelier de textile pour apprendre à tisser, et que ce n'est pas exclu que j'aille à l'atelier de menuiserie, puis à celui d'électricité. J'ai aimé la notion des ateliers de correspondances que vous avez à la Maison de Sainte-Foy, je trouve ça très innovateur. Je dois dire à M. Robert Cloutier que j'ai été impressionné par son jeu de carte et que je vais me rendre à la Maison de Sainte-Foy pour visualiser tout ça. À M. Robert Hotte de la Maison de Trois-Rivières, je dis que vous êtes à votre début et qu'il ne faut pas vous décourager. On sait que le recrutement des bénévoles est un problème national, pas seulement chez vous. Personnellement, j'ai passé les trois quarts de ma vie à construire des organismes et je me suis rendu compte - j'emploie l'expression anglaise « If you build they come » - que « Si vous le faites, on y vient ». Il faut toujours continuer à construire, les autres viendront. Ils viennent tellement facilement, qu'on en arrive, à un moment donné, à se donner des règles. Imaginez-vous : se donner des politiques parce qu'il y a trop de monde et qu'il faut gérer tout ça ! Quand vous allez être rendu à vous donner des politiques, c'est que c'est bon, que vous avez réussi. Deux projets particuliers Je voulais aussi vous parler de deux petites choses qui me sont très particulières, et qui vont sûrement solliciter votre implication à un moment donné. De un, je suis impliquée dans un projet qui s'appelle « Lire et faire lire ». C'est un projet qui va interpeller à peu près tous les grands-parents, tous les bénévoles aînés au Québec. Je vous encourage, si vous avez le temps, à vous impliquer dans ce projet qui permet aux aînés d'aller dans les écoles faire la lecture aux tout-petits. De deux, je trouve intéressant un projet d'un vieux monsieur de la région de Sherbrooke, qui s'appelle monsieur Darche. Il est photographe. Il a déjà été le propriétaire, autrefois, de la plus grande papeterie à Sherbrooke, des fournitures de bureau. Monsieur Darche est handicapé depuis plusieurs années, mais il avait un projet, un rêve : alors il a planté quelque chose comme mille arbres lilas dans sa propriété. Et il a voulu que les jeunes, pendant la période de cueillette des lilas, viennent chercher ces lilas pour aller les porter dans les maisons pour les personnes âgées, dans les centres d'hébergement. Pendant quatre, cinq ans, il a réussi lui-même à coordonner la cueillette de ses lilas et leurs livraisons. Cependant, il commence à être un peu affaibli, il n'a plus l'énergie pour ce faire, et il souhaiterait pouvoir continuer le tout. Alors, je prends l'idée. Je ne peux rien faire seule et je vous remets le projet. Je sais que vous êtes créatifs. J'aimerais qu'on puisse continuer à propager ce rêve en utilisant des jeunes ou même des moins jeunes pour faire la cueillette des lilas, et les distribuer pendant le temps des lilas. Ça sent bon et ça égaye partout où l'on va. C'est un projet auquel normalement personne ne veut toucher ! Alors, je me suis dit : « Ici, ils font tout et ils ne se découragent pas ». Encouragement et ressourcement L'important de la réunion d'aujourd'hui, c'est de vous donner l'opportunité de vous auto-soutenir, de vous encourager, de vous ressourcer, de vous former. Cela est évidemment acquis. Continuez à être passionnés comme vous l'êtes. C'est ça qui va vous garder vivants et qui va garder vos projets vivants. Un petit partage personnel Je veux partager, à la fin de la journée, un petit quelque chose en rapport au début de la journée où M. le président Richard Sarrasin du Regroupement parlait de présidence et de vice-présidence. Comment, à un moment donné, on est le président ou le vice-président de quelqu'un d'autre, et à un autre moment, l'inverse. Il y a environ une vingtaine d'années, j'étais présidente d'un organisme et j'ai accepté un emploi comme vice-présidente d'un autre organisme, au grand désarroi de mon père : - « Tu étais présidente et tu vas être vice-présidente ». Et j'ai dit : - « Père ce n'est pas la même chose : tu es présidente d'un organisme qui représente tant de personnes et de choses, et tu vas être vice-présidente d'un organisme dix fois plus gros, ce n'est pas la même chose ». Il m'a dit de ne pas accepter, que c'était une démotion. Je lui ai dit que ce n'était pas une démotion. Il m'a dit : - « Aujourd'hui, on a des vice-présidents de « toute »! Chez Home Dépôt, c'est le vice-président associé à telle machinerie, chez IGA, c'est le vice-président des légumes... ». Alors j'ai dit : - « Voyons Père ! » - « Appelle et tu vas voir ». Alors j'appelle, je dis : - « J'aimerais parler au vice-président des légumes, s'il vous plaît » On me répond : - « Légumes frais ou congelés ? » - (Rires nombreux dans la salle.) Alors voilà. Quand on est passionné et qu'on fait ce qu'on aime, les titres sont secondaires. Ça existe parce que ça prend quelqu'un pour signer à quelque part. Quand on veut faire quelque chose et qu'on se met tous ensemble, on est capable de faire tout. Les Fondations de financement Je termine en vous disant ceci. Tout récemment, j'ai eu l'opportunité de travailler avec la Fondation du Grand Montréal. Elle accumule des fonds, autant du privé, que du public, que du communautaire. La Fondation du Grand Montréal gère, entre autres, les fonds de Centraide. Et j'apprends qu'il y a aussi une Fondation communautaire du Grand Québec, et d'autres fondations dites communautaires qu'on veut créer dans les différentes régions. Ce qui est le plus important, j'apprends que les Fondations sont prêtes à subventionner des organismes comme les Maisons des Grands-Parents. Comme vous le disait M. Sarrasin, on sème une idée et, pas nécessairement tout de suite et parfois ça prend des années, ça nous revient. Je parlais tout bonnement de la Fondation du Grand Montréal et de la Maison des Grands-Parents de Villeray. Villeray m'est cher. Vous allez comprendre pourquoi. C'est le quartier où j'ai grandi. J'ai entendu dire tout à l'heure que la première Maison à Villeray était à Sainte-Cécile! Je suis allé à l'école à Sainte-Cécile, j'ai été baptisée à Sainte-Cécile, je me suis mariée à Sainte-Cécile. On parle des Maisons des Grands-Parents, puis tout à coup, on apprend que la Fondation du Grand Montréal cherche à savoir où elle va mettre son argent l'année prochaine ! Alors, on lève la main. (Rires dans la salle). On met de l'avant que les Maisons des Grands-Parents, c'est l'intergénérationnel qui implique toute la société et que ce sont de bons projets qui pourraient être financés autant à Québec qu'à Montréal. C'est à vous de rester ouverts à ces financements et de faire les démarches nécessaires. Vos sources de financement devraient chercher, de plus en plus, à aller à l'extérieur de l'appareil gouvernemental, à interpeller autant « le privé » que votre communauté immédiate, où vous trouverez des fondations de cet ordre-là. Conclusion Je pense que nous avons eu une bonne journée. J'ai appris beaucoup et je remercie les organisateurs et les responsables d'avoir trouvé un moyen de réunir l'ensemble des Maisons des Grands-Parents. Cette année, on en a quatre. Je suis sûr que dans deux ans on va doubler, j'en suis convaincue. Puis, j'espère que vous allez m'inviter pour que je puisse être témoin de cela. Bonne journée. |
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