| Les
hommes aux prises avec la violence conjugale et familiale PRO-GAM
Centre d'intervention et de recherche en violence
conjugale et familiale
Présentation de l'organisme
Fondé en
1982, Pro-gam est l'organisme pionnier, au Québec en
intervention auprès d'hommes auteurs de violence en
contexte conjugal et familial.
Pro-gam offre
des services de thérapie de groupe dont le programme de
base est d'une durée de 14 semaines, à raison d'une
rencontre par semaine. Les groupes comprennent un maximum
de huit participants et sont menés par deux
thérapeutes.
Considérant
que la violence conjugale est une problématique
complexe, notre programme de base constitue un minimum de
temps nécessaire afin de commencer à adresser des
aspects plus personnels et intimes associés à la
problématique.
Il est donc
possible de poursuivre la thérapie, dans le même
groupe, au-delà du programme de base. Certains hommes y
demeurent pendant vingt, trente, quarante rencontres et
parfois beaucoup plus.
Tout homme qui
fait appel à nos services doit franchir la première
étape du processus d'accueil-évaluation. Il sera vu
individuellement trois fois par un thérapeute qui
l'accompagnera dans le groupe.
Toute personne
intéressée à faire une demande d'aide doit appeler
elle-même pour obtenir les renseignements concernant la
démarche et pour prendre un premier rendez-vous, afin de
procéder à l'ouverture de son dossier.
L'équipe de
Pro-gam est constituée de professionnels possédant une
longue expertise dans l'aide auprès des hommes et est
formée spécifiquement à la problématique de la
violence conjugale.
Les spécificités de la
clientèle
- Contrainte - Judiciarisée
(60 - 70 %)
- Méfiante : on est souvent
perçu comme étant une extension de la justice
- Transfert négatif
d'emblée.
- Reconnaissance limitée du
problème et de la responsabilité de la violence
- Justification, déni,
minimisation, attributions externes.
- Faible niveau de
motivation.
- Motivations multiples
(extrinsèques).
- Clientèle masculine.
- Réticences à
demander de l'aide, parce qu'incompatible avec
leur notion de virilité
- Honte face à
l'aveu de faiblesse
- Problématique tabou :
niveau d'indésirabilité sociale élevée
- Peur d'être jugé,
étiqueté, condamné...
- Taux d'abandon élevé
(comparable à d'autres problématiques)
Caractéristiques des hommes
violents
- Il n'y a pas de portrait
type des conjoints violents
- Il y a plusieurs types
d'hommes qui agressent leur conjointe
- Cela peut aller du «
tyran despote » à « l'homme rose »
- Il y a différentes
dynamiques relationnelles impliquant des enjeux
affectifs et de pouvoir très variables d'une
relation à l'autre.
- Il y a plusieurs types de
systèmes familiaux violents (structures de pouvoir)
- On peut dire aussi qu'il y
a plusieurs types de violence
- qui ont des fonctions
différentes et des buts différents
- Il y a des « patterns
» de violences qui s'inscrivent dans des
relations abusives et qui sont érigés en
système de domination et de contrôle
- violence plus
intentionnelle et stratégique
- plus chronique
(mode relationnel.)
- Il y a des «
incidents » de violence (des épisodes de
violence) qui surviennent ponctuellement dans des
situations conflictuelles particulières.
- qui sont
l'aboutissement d'une lutte entre les deux
conjoints
- ou une réponse
d'auto protection à une situation jugée
menaçante pour l'individu qui génère des
sentiments d'insécurité ou d'impuissance
- des peurs
(impression.) d'abandon, de rejet. de
trahison, d'humiliation
- peurs
associées à des expériences
douloureuses dans l'enfance qui
refont surface
- II y a donc plusieurs
dynamiques de violence
- Plusieurs visages de
la violence.
- Plusieurs chemins
peuvent mener à la violence
Une problématique
mutifactorielle
- Facteurs sociaux :
- Influence des valeurs
et des croyances
- Structure sociale
(patriarcat)
- Religion
(patriarcat)
- Qui maintiennent
beaucoup de femmes dans une position
d'infériorité
- Qui privent les femmes
de leurs droits, de leur liberté et de leur
dignité
- Facteurs individuels :
- Psycho-affectifs,
reliés à l'histoire personnelle des individus
- Expérience de
maltraitance :
- abus physique,
sexuel, psychologique, abus d'autorité
parentale
- Expériences de
négligence :
- carences
affectives, narcissiques, manque
d'encadrement, de limites, d'autorité
parentale
- Au-delà de l'image de
force et de suffisance souvent projetée, on
découvre des hommes qui
- manquent de confiance
en eux-mêmes
- vulnérables
affectivement :
- peur de ne pas
être aimés
- peuvent faire
beaucoup de compromis pour ne pas être
rejetés, abandonnés
- dépendants de l'autre
pour être valorisés et appréciés
- Contexte d'intimité
- Terrain très fertile
aux confrontations avec les difficultés
relationnelles et les zones de vulnérabilité
personnelle
- Où les relations et
les personnes prennent une importance
particulière
- Les risques de faire
mal, de se faire mal et de se faire faire mal
sont beaucoup plus élevés
Approche clinique
multidimensionnelle
En cohérence
avec notre analyse multifactorielle, nous prenons en
considération tous les facteurs et toutes les facettes
qui forment l'expérience de violence de chaque homme qui
consulte.
- Une approche
psychothérapeutique:
- Pour pouvoir adresser
les multiples facteurs associés à la
problématique
- Pour pouvoir adapter
l'intervention aux besoins spécifiques des
individus
- Parce que les
différents facteurs interagissent de façons
différentes selon les individus
- Pour travailler les
différentes motivations qui sous-tendent les
agirs violents
- Permet d'aborder les
enjeux et dynamique spécifiques à chaque
personne
- Les conditions
minimales :
- Pour favoriser,
l'ouverture, le partage des confidences,
l'établissement d'une relation de confiance et
l'implication du client, d'une alliance
thérapeutique
- Une alliance de
travail : un contrat thérapeutique
- une entente entre
les deux parties à travailler conjointement
vers des objectifs communs, dans un cadre et
des conditions prédéfinis et acceptés par
les deux parties
- Les critères
d'admissibilité
- Nécessite un minimum
de reconnaissance du -problème de violence
- Un minimum de
motivation à changer
- On a fait le choix
d'opter pour la qualité des services plutôt
que sur la quantité
- En se concentrant,
minimalement, sur les personnes qui
présentent une ouverture à se remettre en
question
- Le respect du droit à
la confidentialité
- Modalités d'échange
de renseignements confidentiels, conditionnels à
l'autorisation écrite du client
- Certaines prémisses de
l'intervention :
- Structure
organisationnelle favorisant l'accueil, le
respect, la confiance mutuelle et la sécurité
- Notre client, c'est
prioritairement l'homme. qui consulte
- On a un mandat d'aide
au changement, complémentaire et distinct du
mandat de surveillance et de contrôle du
système judiciaire
- Important que ce
soit clair dans l'esprit. de l'intervenant et
du client
- Pour ne pas
reproduire un système de contrôle dans
la relation thérapeutique, un relation
de pouvoir
- Éviter les
effets de la triangulation
- Respect de la
confidentialité (secret professionnel)
- Modalités
d'échange d'informations confidentielles
avec le consentement du client
- Limites à la
confidentialité (Loi 180) lorsque l'on a de
très sérieuses raisons de croire que la
sécurité ou la vie d'une personne est
menacée
- Afin de
favoriser la sécurité des personnes
- Politique de gestion
des situations à haut risque
- L'intervention clinique
:
- Plusieurs niveaux :
- Établissement d'une
relation de confiance et d'une alliance de
travail
. Le processus commence
souvent par un. travail sur la, sur les
motivations
- La compréhension du
problème
- La compréhension de
l'individu (de sa réalité)
- Le travail des
résistances à la thérapie et des résistances
psychoaffectives (caractérielles)
- Travail des carences
affectives et narcissiques
- Travail des
expériences traumatiques ou d'abus dans la
famille d'origine
- Etc...
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