Le Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec
 

Pensons famille     

Volume 16, numéro 81, mai 2005

     
Madame Claire Tranquille, t.s.  Image de la conférence  Écouter  Voir      
Directrice générale
Centre québécois de ressources à la petite enfance CQRPE
 

Choisir de travailler dans le communautaire

Le mercredi 16 mars 2005

Présentation

   Je veux remercier monsieur Yves Lajoie de m'avoir invitée à ce déjeuner-croissants, et du même coup, je désire le féliciter ainsi que soeur Marie-Berthe Chevalier pour l'organisation de ces rencontres auxquelles j'assiste assidûment depuis presque 4 ans.

   Je suis mère de trois enfants, 11, 12 et 16 ans, que j'accompagne et guide avec le défi de leur procurer l'encadrement nécessaire selon leur âge. J'ai une formation en art et lettres, en théâtre de l'Université de Moncton, qui m'a menée à faire un baccalauréat en Animation et recherches culturelles à l'UQAM. J'ai une Maîtrise en service social et un Diplôme d'études supérieures spécialisées en administration sociale, DESSAS, axé principalement sur la gestion des secteurs communautaire et public.

   Ce chapelet de paperasse universitaire a été interrompu par la naissance de mes enfants, une expérience commerciale de 4 ans comme propriétaire et actionnaire d'une entreprise de camionnage et un séjour sur l'aide sociale après ma séparation. Un séjour actif, car j'ai pu travailler dans plusieurs organismes grâce à des EXTRA et un stage en milieu de travail (SMT). J'ai vite appris à coordonner des fins de programmes à des débuts : coordonnatrice-adjointe dans une garderie communautaire (l'année de la transformation de ces instances communautaires en CPE), relationniste (marketing) dans un organisme lors d'un événement artistique multimédia, et intervenante dans un organisme d'employabilité et de soutien aux ex-détenus et leur famille, et de services à la communauté par un bazar d'articles à prix modiques.

   C'est d'ailleurs en grande partie grâce à la p'tite misère quotidienne de travailleuse à 120$/mois sur le BS et à ma sensibilité pour l'autre, et grâsce aussi à une agente d'aide sociale exceptionnelle, que j'ai entrepris et terminé une maîtrise pour accéder à l'identité de travailleuse sociale. Celle-ci a d'ailleurs porté sur la pauvreté, la monoparentalité, la réinsertion sociale, l'exclusion et les rapports identitaires.

   Quant au DESSAS, je ne peux passer sous silence les efforts soutenus de M. Lajoie. En effet, j'ai travaillé au Regroupement l'année d'obtention de ma maîtrise en service social, dans le cadre du programme d'employabilité feu Fonds de lutte contre la pauvreté. Quelle formation pouvais-je donc prendre à la suite d'une maîtrise? Mon intérêt pour le milieu communautaire, sa gestion et son organisation, a orienté ce choix et M. Lajoie, mon employeur d'alors, a vraiment été d'un support qu'il faut souligner pour m'aider à coordonner le travail à ces études tout en sachant répondre à mes questions et aux exigences administratives du suivi de ce programme.

Directrice au Centre québécois de ressources à la petite enfance - CQRPE

   Et d'efforts en efforts, cet emploi me fait découvrir la mosaïque des organismes communautaires, particulièrement ceux qui, de près ou de loin, sont soucieux de la famille et de la politique familiale au Québec. Parmi ces découvertes se trouve le Centre québécois de ressources à la petite enfance – CQRPE. J'y suis toujours.

Introduction

   Dans ma présentation de ce matin, je vous partagerai mes réflexions et mon vécu en tant que travailleuse du communautaire. On verra dans un premier temps les obstacles au bonheur de vivre au tempo communautaire et les bonheurs malgré les obstacles, si on peut dire...

   Et comme il y a toujours place à l'espoir, le tout sera ponctué de perspectives et d'ajustements possibles.

   1. Des obstacles au bonheur

   Pourquoi choisir de travailler au communautaire? Même si on dit souvent qu'on travaille dans le communautaire par choix, je crois que c'est plutôt une façon de vivre et que le communautaire en fait essentiellement partie. Si on travaille ailleurs, on y revient. Pourquoi partir, pourquoi justifier d'aimer le communautaire? À cause de la précarité qu'il suggère. Voici le mot le plus cruellement juste. Précarité. Et de près suit celui de subvention. Précarité et subventions, deux maux.

   Bien sûr, plusieurs organismes ne vivent pas la précarité, et pour ceux-ci je n'ai que soupirs de soulagement! Ils peuvent planifier des activités et des services sur des bases solides. Grâce à la suffisance et la récurrence des subventions et /ou des dons, les dépenses liées aux infrastructures (frais de logement, secrétariat et papeterie) ne viennent pas piger dans les enveloppes salariales et de vie associative.

   La précarité financière ampute au communautaire la stabilité du personnel. L'organisme moyen engage 1.5 employés et une parade de participants à des programmes aux noms plus originaux les uns que les autres. Avec des critères d'admissibilité aussi diversifiés que les responsables de dossiers des CLE, l'exercice mnémonique des directions et coordinations d'organismeS n'a d'égal que leur agilité à combler les postes sans trop de heurts au quotidien. Peut-on se rappeler du nom des programmes qu'on a vu passer? PAIE, EXTRA, SMT, SSIE, SSET, etc. Sans parler des nécessaires stages des étudiants et du programme Carrière-été du Fédéral.

   Mon propos n'est pas de dénigrer l'expérience possible pour les participants de ces programmes. Le contact quotidien avec d'autres personnes ne peut qu'être bénéfique si c'est volontaire et qu'on dispose d'assez de temps au même endroit pour consolider des Savoirs. Par contre, pour les organismes communautaires qui doivent utiliser ces programmes en guise de soutien à l'embauche d'employés temporaires, cela ne favorise pas la stabilité du service. La courte-pointe des programmes à six mois serait étonnamment longue pour une grande partie des organismes. L'éternel recommencement des « où se trouvent les feuilles, les enveloppes », « comment utiliser le téléphone, les codes », « qui est qui » se succèdent, inlassablement.

   Souvent utilisés à l'accueil et au secrétariat, c'est au moment où la participante commence à connaître les acteurs du milieu et l'organisme où elle travaille qu'elle doit partir. Pour les personnes qui appellent au début d'un programme, c'est d'une voix hésitante que l'accueillante demande d'attendre un moment, question de s'informer qui est la personne demandée, ce qu'elle fait et où elle se trouve. Nous, qui connaissons la musique, devinons que la personne vient de commencer un « six mois ». Mais pour les autres appelants, c'est étrange d'être accueilli par quelqu'un qui ne sait pas trop ce que fait l'organisme ou qui en est responsable.

   D'autre part, l'encadrement nécessaire à une nouvelle employée prend environ 40 % du temps du responsable, directeur ou coordonnateur. Les comment, où, qui est qui, représentent un apprentissage qu'il faut donner au détriment des dossiers courants qui doivent attendre, retarder et récupérer. Une grande énergie déployée pour quelques mois, en espérant que la personne ne parte pas au bout de 6 ou 8 semaines, ayant trouvé un emploie mieux payé et nous laissant tomber, comme ça!

   Bref, si le financement correspondait aux réels besoins, si le travail et les services étaient reconnus à leur juste valeur, les postes nécessaires comme la direction, un responsable des dossiers et un poste de secrétariat/accueil seraient assurés, stables et suffisamment rémunérés. Alors les participants aux programmes d'employabilité pourraient apprendre dans un contexte davantage de stage que d'employé temporaire qui va partir et qu'on devra de nouveau remplacer. On voit déjà poindre l'épuisement de celui qui reste.

   Quand je cherche d'autres points négatifs du communautaire, je reviens inlassablement au manque d'argent et à son incidence sur la localisation, le personnel, les services et activités et les salaires! L'épuisement est un danger qui menace sans cesse le travailleur du communautaire.

   Pour terminer, le choix de travailler au communautaire ne fait mal que par la quotidienneté du manque d'argent et des salaires bien en-deçà des compétences, diplômes et travail accompli. Et bien entendu du risque d'épuisement omniprésent.

   2. Les bonheurs, malgré les obstacles

   Dans ces conditions, pourquoi travailler au communautaire? Encore cette question! Par masochisme? Peut-être. Mais surtout pour les valeurs que ce mouvement porte. C'est un mouvement vivant et drôlement coriace. Il prend racine au plus profond de l'humanité de notre histoire, a arraché plus d'une victoire. C'est à coup de rencontres de cuisine, d'assemblées générales et de manifestations, qu'a vu le jour ce qu'on appelle maintenant le mouvement communautaire.

   La pauvreté – conditions de vie inacceptables, exploitation, exclusion – en est le terreau. La revendication, sous forme de travail de fond, de conférence de presse, de manif ou de suivi de dossiers politiques constitue en quelque sorte le tronc commun duquel les secteurs d'activités s'étendent dans toute leur arborescence...

   Ce qu'on reproche le plus au communautaire serait sûrement réglé par des montants substantiels qui permettraient d'aplanir les obstacles cités et régulariser le quotidien aride. Oui, le stress des retards de subvention alors que les loyers et les salaires eux ne peuvent attendre « quelques semaines » persiste pour tous les organismes sous-financés.

   Alors, nous qui choisissons la vie, la passion de vivre ses convictions, c'est par le partage et l'écoute que nous le faisons. Oui, c'est dans la pauvreté qu'on patauge, tant l'organisme que ses membres, ses utilisateurs, mais jamais ses clients ou ses patients. Mais cette pataugeoire est aussi remplie de personnes engagées qui doivent maintenir la pression pour une justice bafouée. La nature humaine étant ce qu'elle est, le pouvoir rend amnésique des promesses, paralyse les actes qui heurtent la capitalisation des entreprises et ramollit les ardeurs pré-électorales.

Pour une société participée

   Le communautaire est le lieu d'apprentissage de la souciance sociale, du principe d'égalité et de l'importance de chaque individu qui compose la collectivité. Indépendamment de la nature de l'organisme, de première ligne, de pression, local, regroupement ou association, il est toujours question d'accès à un lieu d'expression, d'appropriation ou de diffusion.

   Les personnes qui aujourd'hui « utilisent » des services sont des acteurs « en puissance ». Même si ça peut prendre des années, l'utilisateur d'aujourd'hui est le bénévole de demain. Il viendra inévitablement mettre l'épaule à la roue, d'une façon ou d'une autre. Son implication variera selon de nombreux facteurs : situation familiale, santé, proximité, etc. Quelle que soit l'intensité de ses actions, elles convergent vers une prise de contrôle du quotidien, de l'environnement familial, les voisins, le quartier ou une cause commune.

   Je reprends souvent l'exemple de la mère seule pour qui le seul fait de sortir de la maison, déjà un pas hors de son isolement, pour aller porter son enfant à la halte-garderie représente en soi une étape de franchie. D'utilisatrice elle voudra donner un coup de main à la fête, ou encore venir partager son expérience et ses trucs. Même si ça prend 10 ans, elle ne les aura pas vécus seule et isolée.

Recevoir en donnant

   Dans le communautaire on se plaint souvent du nombre impressionnant des réunions et consultations. Et pourtant, on les aime ces rencontres, conseils d'administration CA, comités, tables de concertation, colloques, formations et ateliers!

   Dans le fond, si notre boulot n'était pas hypothéqué par l'absence de notre poste (le clonage n'est pas encore accessible), on s'en vanterait de ces rencontres, au contraire! Nous tous le savons : l'engagement d'un organisme pour un autre, notamment en siégeant sur son CA, est un exploit qui ne se retrouve pas au privé ni au public. Pas au même niveau et avec le même dévouement solidaire. Si ce sentiment n'est pas vécu, le Conseil ne vibre pas et passe à côté d'une expérience enrichissante.

   Les réunions nous exaspèrent mais inévitablement on en sort nourris, et par les échanges et par le contact avec les autres personnes. Car il faut bien le dire, pour plusieurs organismes qui fonctionnent à 1.5 employés, l'isolement vécu par le dirigeant, coordonnateur ou directeur est assez difficile à vivre à la longue. Enterré sous les paperasses administratives, coincé entre des dossiers à assimiler, et pressé à répondre promptement à des urgences, on se sent souvent seul. Les rencontres deviennent alors un contrepoids stimulant bien apprécié.

   Même impression des nombreux appels qui viennent interrompre la lecture d'un dossier ou la rédaction d'un texte ou d'un formulaire. S'ils dérangent le travail en cours, ces appels constituent des contacts avec le concret, le vécu de parents, d'intervenants, d'éducateurs ou de dirigeants. Et ça c'est précieux! On débarque alors de la théorie prouvée par des chercheurs pour plonger dans le réel du parent au bout du fil qui panique faute de place en CPE, une demande d'information pour un atelier ou l'exaspération de l'immigrant qui ne sait plus où chercher de l'aide, pour sa famille mise à la rue.

Un horaire flexible, pour le vrai!

   Un autre bonheur, probablement aussi intense que celui de répondre aux appels de parents et de participer à des rencontres : le contrôle sur l'horaire de travail. Divin. La sous-rémunération est psychologiquement compensée par une flexibilité des heures de travail qui nous permet de concilier le travail avec les responsabilités familiales. De plus, les enfants peuvent nous rejoindre au bureau sans nous mettre dans l'embarras ou encore se faire réprimander.

   Pour avoir travaillé au privé quelques mois, je peux vous assurer que c'est avec soulagement que je suis revenue au communautaire. Paradoxalement, l'entreprise en était une de programme d'aide aux employés (j'assurais l'intake, c'est à dire l'entrée demandes d'aide psycho-sociale). Elle n'avait comme mesure de conciliation travail-famille, que de ne pas se faire mettre à la porte quand il survenait une absence, et les heures non-travaillées devaient être reprises le vendredi soir. Aucun appel privé pendant la journée, même pas durant l'heure du midi, car il s'agit d'une ligne 24h/24h. Je ne détaillerai même pas le harcèlement au travail que la directrice se faisait un honneur d'affliger.

Quoi d'autres?

   Bon, alors on accepte un salaire bien en-dessous de sa valeur travaillée et sans avantages sociaux en échange d'un horaire flexible et d'un environnement humain. C'est très bien, on se casse toujours la tête pour nos fins de mois et on oublie les vacances à la campagne. C'est tout?

   Non, car en jonglant sans cesse avec les extrêmes, on développe des habiletés extraordinaires, tout comme les plus défavorisés économiquement savent le faire. La débrouillardise, le système D. L'auto-exploitation de son capital créatif poussé à la limite. Il en résulte l'impression de solliciter ses capacités sociales, intellectuelles, comptables et philosophiques au maximum. Heureusement qu'il nous reste quelques fins de semaines, des vacances l'été et aux Fêtes pour se relaxer un peu les méninges! J'en ai même fait ma résolution de l'an passé et de cette année : ne pas travailler quand je ne suis pas au travail!

Les domaines dans lesquels on expérimente sans cesse d'apprentissage se répartissent à peu près comme suit :

   1. Face au Conseil d'administration : le CA permet de faire le point sur l'organisme et ce mensuellement. Cette évaluation formative, parce qu'en mouvement, en évolution, permet de se resituer pour mieux poursuivre la réalisation des objectifs.

   2. Face aux membres : Les membres reconnaissent l'organisme pour ses services et la personne qui dirige les opérations. L'acquisition d'une attitude professionnelle qui sait rester simple et accessible est garante de la fidélité des membres qui se reconnaissent et qui se sentent importants. Et ils le sont! Les lettres, convocations, les bulletins de liaisons, les événements annuels et les services offerts n'existent que par et pour les membres.

   Les activités constituent en quelque sorte les actes de foi de l'organisme pour ses membres. En tant que responsable, on doit rendre la marchandise, qu'elle soit individuelle ou collective. La Foire aux outils, par exemple, représente le moment fort de l'année : c'est un cadeau qui doit être bien emballé et emballant! C'est un moment attendu pour rencontrer nos membres, resserrer les liens, rencontrer nos nouveaux membres et donner l'occasion à tous de partager leurs Savoirs dans un moment unique! Le buffet et l'ambiance de fête ajoute au plaisir.

   3. Face aux autres organismes : On développe l'acuité du reconnaître, du sentir la nature et si ça colle ou non. On ne se le cachera pas, il y a des organismes qu'on préfère, d'autres qui ne nous attirent pas trop. Habituellement c'est pas mal réciproque, et comme on nage dans l'humain, il faut accepter de ne pas tout aimer et ne pas plaire à tous.

   Selon les besoins de la cause, il faut parfois faire preuve de patience et prendre distance par rapport aux échanges quand celles-ci deviennent désagréables. C'est un apprentissage difficile pour les sanguins... L'apprentissage du vocabulaire d'usage, et la connaissance des dossiers en constante évolution représentent un + pour l'organisme, sa visibilité, son influence et pour la personne qui développe ces outils politiques.

   4. Face à lui-même : Que dire de plus? Personnellement, mon travail me permet d'être intervenante, gestionnaire, responsable des ressources humaines, administratrice, consultante, responsable de dossiers, conceptrice et coordonnatrice d'événements, conceptrice d'un site Internet, de documents de présentation, de facturations, de contrats. Ma créativité est constamment sollicitée, mon jugement aussi ainsi que ma mémoire.

   Pour une personne qui n'aime pas plus l'ordinateur que ça, je sais naviguer, utiliser les logiciels de mise en page et je développe mes habilités avec Publisher. La comptabilité, qui n'est pas mon passe-temps préféré, n'est plus une matière approximative, mais un outil devenu clair.

   Il y a sûrement beaucoup d'autres acquis rassemblés avec le temps. Quel autre emploi, en 2 ans, m'aurait donné tant d'occasions d'apprentissages, dans tant de domaines sociaux, politiques, économiques, techniques, artistiques et humains?

Conclusion

   Je vous ai présenté le fruit de mes réflexions, certaines déjà partagées, d'autres surgies lors de la rédaction.

   Le communautaire souffre de sous-financement et est trop souvent identifié comme des organisations de pauvres. Certes il offre, et heureusement d'ailleurs, des services à tous, incluant les plus démunis en restant accessible. C'est bien là une des sources du casse-tête : la rentabilité est humaine et non économique.

   Ce qui est pourtant si simple ne semble pas compréhensible sur papier. Les organismes communautaires ne seront jamais rentables tant qu'ils s'adresseront à TOUS, et tant qu'ils seront accessibles pour TOUS.

   Accessibilité à un lieu de partage d'idées, un lieu de consultation, d'apprentissage et de perfectionnement,

   Accessibilité à la réappropriation de l'environnement familial, social et politique.

   Selon la mission de l'organisme, et c'est une spécificité du communautaire, on vient y apprendre, revendiquer, contester, aider, soutenir, partager. Bref, on vient donner, on vient demander, mais à coup sûr on y fait des apprentissages comme nulle part ailleurs.

   La vie est loin d'être facile quand on travaille au communautaire, mais elle est grandeur humaine : à la fois fragile et inébranlable; hésitante et déterminée. Dans l'univers communautaire, l'individu est appelé à se connaître, à partager ses Savoirs. Il doit aussi se respecter, car les risques sont grands de s'épuiser à la tâche : tant à faire, les délais toujours trop courts, et le désir ardent d'en donner plus et mieux.

 

Mme Claire Tranquille

Directrice générale

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