| L'enfant unique Jacques D Marleau
Le 20 avril 2005
Plan de la présentation
- Introduction
- Recension des écrits
- Méthodologie
- Résultats
- Conclusion et discussion
Introduction
- Croyances
- « Être
enfant unique est une maladie en
soi » (Stanley-Hall, 1907)
- « L'enfant
unique serait fragile, capricieux,
timide, tyrannique avec les siens,
indolent,
il aurait des difficultés d'intégration
avec ses camarades et du mal à
s'intégrer dans un groupe ...
(Ajuriaguerra, 1970)
- Le « syndrome
de l'enfant unique » (Almodovar,
1973)
- Aspects démographiques
- Augmentation des
familles constituées d'un seul enfant
Introduction
- Au Canada, de 1961 à 1991,
le nombre moyen de personnes par ménages privés
a diminué de façon importante
- 1961: 3,9
- 1966: 3,7
- 1971: 3,5
- 1976: 3,1
- 1981: 2,9
- 1986: 2,8
- 1991: 2,7
Introduction
- Définitions
- Famille: Ensemble
de personnes ayant des liens de parenté
par le sang ou par alliance
- Fratrie (sibling):
Ensemble des frères et soeurs d'une
famille
Introduction
- Variables de la fratrie
- Âge des enfants
- Sexe des enfants
- Rang de naissance
- Taille de la
fratrie
- Sexe des membres de
la fratrie
- Intervalle
intergénésique
Recension des écrits
- Deux grandes catégories de
recherches sur l'enfant unique
- (1) Recherches
cliniques
- (1.2)
Prévalence dans les
échantillons cliniques
- (1.3)
Comparaison des enfants uniques
à des enfants ayant des frères
ou soeurs
- (2) Recherches
épidémiologiques
Recension des écrits
- (1.1)Plusieurs recherches
cliniques ont eu lieu depuis les années 50
- Les données
recensées indiquent que de 11% à 52%
des enfants sont des enfants uniques
- Les différents
auteurs comparent ces pourcentages au
pourcentage
dans les populations générales ou
locales
Recension des écrits
- (1.1) Conclusion: Plusieurs
recherches montrent une sous-représentation
des enfants uniques
référés dans les cliniques par rapport à la
population générale. Cependant, plusieurs
autres recherches
montrent un plus grand nombre d'enfants
uniques référés
Recension des écrits
- (1.1) Biais possibles des
recherches de nature clinique
- Les enfants
référés en clinique ne sont peut-être
pas « malades »
- En effet, les
parents sont peut-être plus sensibles à
certains types de comportements
ou ils sont peut-être plus anxieux dans
leur nouveau rôle
- Notion de
surprotection (perçue par
plusieurs auteurs comme étant
pathogène)
Recension des écrits
- (1.2) Les enfants sont
référés dans une clinique pédopsychiatrique
et ensuite les enfants uniques sont comparés
à ceux ayant des frères ou soeurs
- Certains résultats
indiquent des différences entre les deux groupes
d'enfants
Recension des écrits
- (1.2) Recherche canadienne
de Howe et Madgett (1975)
- Les garçons
uniques manifestent moins
de troubles de conduites
- Les garçons
uniques présentent plus
de troubles pré-névrotiques et
psychosomatiques
- Les
garçons uniques sont moins
souvent rejetés par leur mère
- Les enfants
uniques ont plus souvent
des mères surprotectrices
- Les enfants
uniques sont plus
souvent de retour en clinique
Recension des écrits
- (2.0) Recherches
épidémiologiques
- Plusieurs
recherches de ce type ont été
effectuées au cours des deux dernières
décennies surtout
en Amérique du Nord, en Finlande et dans
certains pays asiatiques (surtout la
Chine)
- En général, les
résultats indiquent que les enfants
uniques présentent plus de difficultés
de comportements
que ceux ayant des frères et soeurs
- Mesures
employées
- Méthodologie
- Type
d'informateurs
Recension des écrits
- (2.0) Recherches
épidémiologiques (3 exemples)
- Étude finlandaise de Luoma
et coll (1999)
- Les enfants
uniques, comparativement aux enfants non
uniques, présentent en moyenne plus de
traits
extériorisés et intériorisés à
l'école
Recension des écrits
- Étude québécoise de
Bergeron et coll. (2000)
- Les enfants uniques
ont plus de chances de présenter des
troubles extériorisés comparativement
aux premiers de famille (6-8 ans,
perception des professeurs)
- Les enfants uniques
ont plus de chances de présenter des
troubles extériorisés et intériorisés
comparativement
aux enfants qui ont des frères ou soeurs
(9-11 ans, perception des parents)
Recension des écrits
- Étude finlandaise de
Kemppainen et coll. (2001)
- La cohorte de
Finlande du Nord 1966 (projet
longitudinal)
- Déterminer si les
enfants uniques sont plus à risque
d'avoir fait des délits violents
- Résultats: les
enfants uniques sont presque deux fois
plus à risque d'avoir commis un délit
violents
que les enfants non uniques
- Interactions avec
des conditions périnatales difficiles
(bébé de petit poids, etc.) et
conditions maternelles
difficiles (jeune âge de la mère)
Recension des écrits
- Explications possibles
- (A) Absence de
frère et soeur « Sibling
deprivation hypothesis »
- (B) Le fait de
vivre une expérience unique
(« only-child uniqueness »)
- (C) Le statut
socio-économique
- (D) La qualité de
la relation avec les parents
Recension des écrits
- (A) Absence de frère et
soeur
- Ce facteur
expliquerait pourquoi les enfants uniques
sont désavantagés dans certaines
sphères psychosociales
- Absence de
rivalité fraternelle et de communication
nuisant au développement d'aptitudes
sociales
(ex. schizophrénie à l'âge adulte)
- (B) Expérience unique
- L'accent est mis
sur l'expérience unique de ces enfants,
comparativement aux premiers-nés et aux
derniers-nés
- Ils
ressemblent à des premiers-nés
- Ils ne sont
jamais détrônés
Recension des écrits
- (C) Statut
socio-économique
- Statut élevé: les
enfants ont plus de motivation, étudient
plus longtemps (ils ont aussi plus de
ressources)
- Statut faible:
familles monoparentales
- (D) La qualité de la
relation avec les membres de la famille
- Entre parents
- Entre frères et
soeurs
- Entre parents et
enfants
Recension des écrits
- Synthèse des écrits
- Les recherches cliniques
ne sont pas concluantes, sauf lorsque
l'on compare les enfants uniques
aux enfants non uniques
- Les recherches épidémiologiques
indiquent en général que les enfants
uniques présentent
plus de difficultés de comportements que
les enfants non uniques
- Le mécanisme
important est certainement l'absence de
frère ou soeur, ainsi que la qualité de
la relation
entre les parents et l'enfant
Méthodologie (Devis de
recherche)
- Comparer des enfants
uniques à des enfants ayant des frères ou
soeurs
- En contrôlant pour
l'âge et le sexe des enfants
Méthodologie
- Utilisation de l'Enquête
nationale longitudinale sur les enfants et les
jeunes (L'ELNEJ)
- Enquête
longitudinale et biennale
- Durée: 20 ans
- Objectif: création
d'une base de données nationales sur la
trajectoire et le développement des
enfants
- Enfants âgés de 0
à 11 ans
- Données utilisées: celles
de novembre 1994 à mars 1995
Méthodologie
- Population retenue pour les
analyses
- Enfants biologiques
vivant avec leurs deux parents
- Enfants âgés
entre 4 et 11 ans
- La mère biologique
était l'informateur
Méthodologie
- Objectifs
- Comparer les
enfants uniques à des enfants non
uniques (avec frères ou soeurs)
- Pour
certaines difficultés de
comportements
- Pour
certaines dimensions de la
relation mère-enfant
Méthodologie

Méthodologie
- Difficultés de
comportements
- (A) Hyperactivité
inattention (8 items)
- (B) Troubles
émotifs (8 items)
- (C) Agression
directe (6 items)
- (D) Agression
indirecte (5 items)
- (E) Crimes contre
la propriété (6 items)
Méthodologie
- Exemple: Dimension
« Hyperactivité inattention »
- Ne peut rester en
place, est agité(e)
- Se laisse
distraire, a de la difficulté à
poursuivre une activité quelconque
- Remue sans cesse
- Est incapable de se
concentrer
- Est impulsif(ve),
agit sans réfléchir
- A de la difficulté
à attendre son tour
- A de la difficulté
à rester tranquille plus de quelques
instants
- Est inattentif(ve)
Méthodologie
- Chaque item est évalué
par les mères sur une échelle à trois valeurs
- « Jamais ou
pas vrai » (0)
- « Quelquefois
ou un peu vrai » (1)
- « Souvent ou
très vrai » (2)
- Le score varie donc pour
cette dimension entre 0 et 16
Méthodologie
- Dimension de la relation
mère-enfant
- Interactions
positives (5 items)
- Comportements
hostiles (7 items)
- Comportements
punitifs (4 items)
Méthodologie
- Exemple: Dimension
«Comportements hostiles »
- À quelle
fréquence vous arrive-t-il d'être
contrariée par une parole/geste?
- Lorsque vous lui
parlez de son comportement, dans quelle
proportion du temps le félicitez-vous?
- Lorsque vous lui
parlez de sa conduite, dans quelle
proportion du temps le
désapprouvez-vous?
- À quelle
fréquence vous mettez-vous en colère
lorsque vous le punissez?
Méthodologie
- Exemple: Dimension
«Comportements hostiles » (suite)
- À quelle
fréquence croyez-vous que le genre de
punition que vous lui donnez dépend de
son humeur?
- À quelle
fréquence croyez-vous avoir de la
difficulté à vous y prendre avec
lui/elle en général?
- À quelle
fréquence devez-vous le punir à maintes
reprises pour la même chose?
Méthodologie
- Chaque item est évalué
par les mères sur une échelle à cinq valeurs
- « Jamais »
(0)
- « Environ une
fois par semaine » (1)
- « Quelquefois
par semaine » (2)
- « Une ou deux
fois par jour » (3)
- « Plusieurs
fois par jour » (4)
- Le score varie donc pour
cette dimension entre 0 et 28
Résultats: Filles 4 - 5
ans

Résultats: Garçons 4 -
5 ans

Résultats: Tableau
synthèse

Résultats: Fille 4
5 ans

Résultats: Tableau
synthèse

Discussion
- En général, les enfants
uniques présentent en moyenne moins de traits
d'agressivité directe
- Certaines
recherches, en effet, montrent que les
filles uniques manifestent moins de
traits agressifs
que les filles non uniques (Tremblay,
1999)
- Ceci semble
confirmer l'importance de la présence de
frères et soeurs
Discussion
- Aussi, les enfants uniques présentent
en moyenne plus de traits hyperactifs
que les enfants non uniques
(surtout chez les garçons)
- Seulement des
auteurs chinois ont comparé des enfants
uniques et non uniques pour les traits
hyperactifs
- Résultats
contradictoires
Discussion
- En dernier lieu, leur mère
manifestent en moyenne plus
d'interactions positives et moins
de comportements hostiles et punitifs
- Ces résultats sont
en accord avec la littérature
Discussion
- Explications possibles de
ces résultats
- Groupes d'enfants uniques
- Comportements
hostiles et unicité
- Limites
- Travailler avec des
familles séparées
- Comparer les
enfants uniques à des premiers-nés de
tailles différentes de fratries
- Combinaison des
interactions positives et comportements
hostiles
- Mieux tenter de
quantifier les explications possibles
(ex. étude de Kempainnen et coll., 2001)
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