Le Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec
 

Pensons famille     

Volume 17, numéro 83, novembre 2005

   

Éditorial

Un toit par-dessus tout et tout autour

   Le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec a pour préoccupation principale le développement d'une politique familiale globale au Québec.

   Le Regroupement s'est demandé, depuis sa fondation en 1983, quelles étaient les grandes caractéristiques de cette politique familiale globale.

   Le Regroupement a constaté qu'il y avait quatre grandes caractéristiques de cette politique et les a nommées et mises de l'avant.

   Ce sont : l'autonomie, l'horizontalité, la verticalité et la subsidiarité.

   L'autonomie signifie que la politique familiale trouve sa justification en elle-même et n'est pas une conséquence ou un sous-produit d'une autre quelconque mission de l'État, si importante soit-elle.

   L'horizontalité accorde à la politique familiale un droit de regard et de suivi sur toutes les autres missions de l'État car t la famille étant la base de la société, tout doit concourir à son mieux-être.

   La verticalité assure que tous les âges de la famille sont pris en compte par une politique familiale, les enfants à naître, les enfants, les jeunes, les adultes, les aînés.

   La subsidiarité soutient et respecte les droits et devoirs des familles et ne fait pas à leur place.

   Concrètement, ces quatre grandes caractéristiques doivent se réaliser dans l'accomplissement des grands droits que possèdent les familles et qui leur permettent d'exister et de vivre dans toute société digne de ce nom.

   Quels sont ces grands droits qui sont aussi des nécessités?

   Le droit à la vie en est le premier et le plus inaliénable.

   Que faut-il penser des personnes, des sociétés et des gouvernements qui prônent la guerre et la peine de mort!

   Il y a aussi certains glissements vers l'euthanasie et autres atteintes à la vie.

   Mais cela est un autre débat auquel il faudra revenir un jour!

   Pour assurer ce droit à la vie et l'épanouissement de cette vie des personnes et des familles, nous mettons de l'avant six grands droits sans lesquels, concrètement, il ne peut y avoir d'accomplissement raisonnable.

   Ce sont les droits à la nourriture, au vêtement, au logement, à la santé, à l'éducation, au travail.

   Nous avons porté notre attention, cet été, sur le logement des familles et des jeunes et avons demandé à une étudiante, dans le cadre du programme Carrière-été, de nous faire réfléchir sur ce sujet.

   Il s'est avéré tout de suite que la notion du logement était une approche réductrice et qu'il fallait aborder la notion et la réalité de l'habitat.

   Catherine Girard-Demers nous amène à prendre conscience que « L'habitat humain réfère au milieu de vie, au cadre de vie de la population, tant au lieu proprement dit - les conditions du logement, de l'habitation sa salubrité et son accessibilité - qu'aux alentours - l'environnement, le quartier, le village, la région et son développement, le respect du patrimoine local, etc.-. Ainsi, l'habitat pose à la fois des questions d'environnement et de santé, de travail salarié et de répartition de la richesse, de relations sociales et de cohabitation, de coopération et de qualité de vie. »

   C'est avec fierté que nous vous proposons cette réflexion et ce Pensons famille spécial sur « Un habitat durable pour les familles et les jeunes ».

   Merci Catherine.

Le Directeur général

Yves Lajoie

   
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