| La
santé à deux vite$$es : non merci Non à la privatisation des services de
santé !
Non à un système à deux vite$$es !
Montréal, le 7 décembre 2005
La Coalition Solidarité Santé demande au gouvernement
Charest de rendre publique immédiatement la réponse
quil compte donner au jugement de la Cour suprême
dans larrêt Chaoulli. Selon la Coalition, les
élections fédérales ne justifient pas le report de
publication des orientations gouvernementales et celui du
débat public.
Elle exige du gouvernement quil
permette la plus grande participation possible des
citoyennes et citoyens au débat dans un cadre plus large
quune commission parlementaire. À légard
dune question aussi cruciale que celui de
lavenir de notre système de santé et de services
sociaux, la population est en droit de se faire entendre.
« En retardant la sortie du livre blanc de façon indue,
le ministre compromet la participation de larges segments
de la population au débat public. Or, comme ce sont les
personnes moins bien nanties qui seront les grandes
perdantes si Québec allait de l'avant avec une
privatisation accrue du système de santé, il serait
indécent qu'elles soient exclues du débat public sous
de prétextes fallacieux », déclare Marie Pelchat de la
Clinique communautaire de Pointe Saint-Charles.
La Coalition lance un appel urgent à
la population, linvitant à se mobiliser pour
contrer la privatisation des services de santé au
Québec. Elle exige du gouvernement Charest quil ne
se serve pas du jugement de la Cour suprême pour créer
un système à deux vitesses.
« Lintroduction dun
système parallèle fondé sur le recours aux assurances
privées engendre, entre autres, de sérieux problèmes
déquité, draine les ressources du secteur public
vers le privé, accentue le problème des listes
dattente dans le secteur public et alourdit la
facture des dépenses de santé », ajoute Gabrielle
Pelletier, porte-parole de la Coalition Solidarité
Santé. De plus, dans le contexte des traités
commerciaux internationaux, une privatisation et une
marchandisation des soins de santé ouvrent la porte aux
puissantes entreprises américaines de soins de santé.
Malgré les prétentions du Premier
Ministre Charest, la Cour nordonne pas au
gouvernement du Québec de mettre en place un système de
soins parallèle géré par le secteur privé, mais elle
lui impose de trouver une réponse à la nécessité de
réduire les listes dattente et de fournir des
services de santé de qualité en temps opportun.
La Coalition Solidarité Santé a
choisi dinterpeller le gouvernement sur le
problème des listes dattente et elle formule une
liste de mesures visant à 1) renforcer
laccessibilité en toute égalité pour tous aux
services universels et publics, 2) réduire les listes
dattente ; 3) empêcher le développement dun
système privé parallèle.
Il est clair, pour la Coalition, que le
gouvernement Charest fait une interprétation abusive du
jugement pour continuer à mettre de lavant sa
vision en faveur dune plus grande privatisation des
services publics. Le système public de santé et de
services sociaux est un joyau collectif que les
Québécoises et les Québécois se sont donnés pour
permettre un accès universel, public et gratuit aux
soins de santé.
La Coalition Solidarité Santé lance
aujourdhui un appel à tous les citoyennes et
citoyens et aux organismes de sunir pour clamer
haut et fort leur refus à un système de santé à deux
vitesses. Elle réclame du gouvernement quil mette
tout en uvre pour protéger notre système public
de santé et de services sociaux et pour assurer le droit
à la santé aux Québécoises et Québécois.
La Coalition Solidarité Santé
est outrée de louverture gouvernementale au privé
Montréal, le 10 novembre 2005
La Coalition Solidarité Santé est outrée de
louverture du gouvernement Charest au financement
privé de services de santé actuellement couverts par la
Régie de lassurance maladie du Québec.
Pour la Coalition, le gouvernement
choisirait le pire des scénarios pour les Québécoises
et Québécois. Cette réponse à la Cour suprême du
Canada va satisfaire les spéculateurs du marché de la
santé au lieu de garantir le droit à légalité
dans la santé.
Pourquoi ce choix opportuniste alors
que dautres avenues existent et nont pas
encore été examinées. Le gouvernement Charest
était-il de bonne foi quand son sous-ministre de la
Santé et des Services sociaux, Juan Roberto Iglésias,
indiquait récemment à la Cour suprême, « que le
gouvernement du Québec procède à une analyse attentive
et complète de toutes les solutions disponibles et de
leurs effets sur lenvironnement juridique, social,
organisationnel et budgétaire du système de santé
québécois avant de pouvoir déterminer quelles mesures
devraient être adoptées pour réagir à la décision de
la Cour ».
Il est important de rappeler que
cest le parti libéral dans les années soixante
qui faisait le constat que la maladie était le principal
endettement des familles québécoises. Le système de
santé et de services sociaux que la société
québécoise sest donnée collectivement assure
laccessibilité à tous, et cela sans regard aux
conditions socio-économiques de la personne.
Lors dune soirée publique
organisée par la Coalition Solidarité Santé, où elle
avait invité des juristes, dautres alternatives à
louverture au privé étaient présentées, visant
notamment des mesures de consolidation et de protection
du régime public.
Pour la Coalition, louverture aux
assurances privées et au financement privé ferait en
sorte, dans le contexte des traités commerciaux
internationaux, de permettre lentrée sur notre sol
de puissantes entreprises américaines de soins de
santé.
Nous demandons au gouvernement Charest
de faire preuve de volonté politique face à la
décision de la Cour suprême, en sassurant de tout
mettre en uvre pour protéger notre système de
santé et de services sociaux et dassurer le droit
à la santé aux Québécoises et Québécois.
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