Le Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec
 

Pensons famille     

Volume 19, numéro 91, novembre 2007

   

Éditorial

Je suis sceptique... mais je m'informe

Les gens d'un certain âge, et j'en suis, ont connu, et connaissent encore, plénitude d'annonces de catastrophes et d'apocalypses qui avec le temps et le recul leur semblent des propensions des humains à jouer sur des airs de mort annoncée.

Nous avons eu dans un passé pas trop lointain les alertes à la surpopulation qui causerait des famines incontrôlées où des populations entières seraient décimées.

Avec le temps, nous avons vu une immense croissance des moyens de production, de production de biens et de services, et de moyens de transport pour acheminer ces biens et ces services.

Nous avons vu aussi des alertes aux armes de destruction massive qui se sont avérées des canulars de grande envergure.

Maintenant, nous avons ces alertes de changements climatiques qui mobilisent scientifiques, politiciens, journalistes, et tout un monde de biens pensants.

Je suis sceptique... mais, je m'informe!

Sceptique de nature, je m'interroge toujours sur les faits rapportés, sur les personnes qui les rapportent, sur les causes qu'on leur donne et les interprétations que l'on en fait.

Je pense souvent à cette phrase de Félix Leclerc qui dit : Quand Monsieur le Curé raconte que la paroisse est pleine d'impies, c'est pas à cause des péchés, c'est que les dîmes sont pas payées!

Autrement dit, quand une situation ou un état de faits, ne fait pas notre affaire et notre profit, on est porté à surévaluer ou amplifier une observation, pour y soutirer notre profit ou notre avantage.

Dans ces épisodes de surpopulation et de famine, y avait-il vraiment surpopulation et famine, ou un refus de certains pays à partager leur territoire et leur nourriture?

Dans cette histoire d'armes de destruction massive, cela s'est avérée une fraude monumentale pour s'approprier les ressources pétrolières d'un pays autre.

Dans ces questions de changements climatiques, il faut s'interroger sur qui dit quoi et pourquoi il le dit.

Il faut se demander si la surexploitation de la nappe phréatique dans le Corn Belt (cette zone d'exploitation agricole intensive) américain n'amène pas à considérer que si les États-Unis d'Amérique manquent d'eau et ont chaud, il ne faut pas que le monde entier paie pour ça.

Beaucoup de gens, chercheurs et climatologues, opinent que les changements climatiques ne sont pas l'oeuvre de l'activité humaine mais plutôt le fruit de cycles qui peuvent se reproduire à des fréquences diverses, de cent ans, mille ans, cent mille ans et autres.

N'oublions pas que l'équateur fut déjà au pôle nord!

Dans le travail que nous vous présentons L'environnement, les familles et les jeunes, nous avons demandé à notre recherchiste invitée Sylvie Théodule de nous raconter ce que disent les sceptiques.

Mme Théodule a su faire preuve d'une grande rigueur intellectuelle tant dans la définition de la problématique qui lui a été soumise que dans la recherche des sources et dans la rédaction qui s'en est suivie.

Son ouverture intellectuelle lui a permis de tenir compte de points de vue différents, dont ceux des sceptiques, au cours de son travail et d'en rendre les subtilités.

Merci à Sylvie.

Je suis toujours sceptique... mais je m'informe.

Le Directeur général

YvesLajoie

   
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