Le Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec
 

Pensons famille     

Volume 19, numéro 94, août 2008

     
Major Richard Saint-Louis, CD        Image de la conférence     Texte     Voir la présentation 
Officier d'Affaires publiques
Bureau des affaires publiques de la Défense nationale - Région du Québec
Défence nationale - Canada                                                                                  Les familles et les départs - le 16 avril 2008

Le départ vers la guerre

    Les militaires canadiens ont toujours eu la bougeotte, particulièrement depuis l'époque de la guerre froide où le Canada maintenait en Europe de l'Ouest une brigade d'infanterie mécanisée et une division aérienne. Certains d'entre-nous, paraphrasant nos cousins de France ont désigné cette époque sous le vocable de la drôle de guerre, puisque les troupes du Pacte de Varsovie de même que celles de l'OTAN se sont observées tels des chiens de faïence, sans aucun affrontement significatif.

    Les choses ont toutefois bien changé depuis le début des années quatre-vingt-dix. En effet, les événements sanglants en ex-Yougoslavie ont enclenché le déploiement rapide d'une mission de maintien de la paix sous l'égide des Nations Unies, mission à laquelle le Canada a généreusement contribué par l'envoi d'un groupement tactique ainsi que par des éléments de commandement et d'état-major.

    Comme la situation était urgente, l'envoi initial des troupes s'est fait rapidement en puisant directement dans les effectifs de notre groupe-brigade mécanisé canadien alors cantonné en Allemagne. Ces militaires, ainsi que les membres de leurs familles, vivaient à ce moment dans la région de Lahr. Cette formation n'avait jamais pour ainsi dire été engagée dans des opérations d'une telle envergure, exception faite de l'envoi d'une centaine de militaires au Qatar lors de la première guerre en Irak.

   Le renouvellement du mandat canadien en ex-Yougoslavie et la série d'événements qui ont suivi par la suite jusqu'à notre implication plus immédiate dans les opérations en Afghanistan ont considérablement changé la donne, quant à la préparation des soldats et de leurs familles. Les Forces canadiennes n'avaient pas été impliquées dans des conflits majeurs depuis les opérations de police des Nations Unies en Corée au début des années 50. L'appareil militaire a dû s'ajuster rapidement à des situations où il était dorénavant question de gestion du syndrome du stress post-traumatique, des tensions au sein des familles et de la présence très réelle des blessures graves et ultimement de la mort en service.

    La mise en place des Centres de soutien aux familles militaires aura certes contribué à aplanir de nombreuses difficultés liées aux déploiements répétitifs de nos troupes en terre étrangère. L'accessibilité pour nos militaires et leurs ayants droit à de meilleurs services de soutien médicaux et psychologiques, une meilleure préparation prédéploiement et la mise en place de moyens de communications mieux adaptés aux nouvelles opérations contribuent actuellement à alléger un tant soit peu les départs et les retours de nos membres. Le soutien des aumôniers et des travailleurs sociaux joue également un rôle important en lien avec la chaîne de commandement et les services médicaux.

    Tous ces éléments contribuent donc à une réalisation plus harmonieuse de la mission confiée à nos militaires.


Major Richard Saint-Louis, CD 



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Pensons 94

Activités 2007-2008