Le Regroupement inter-organismes
pour une politique familiale au Québec

Rapport d'activités annuelles 1994-1995

Mes chers amis,

Mes chères amies,

Nous venons de soumettre à votre attention le procès-verbal de l'assemblée générale annuelle du 14 novembre 1994. Le Président d'alors, René Pagé nous avait énuméré dans un rapport d'activités 93-94, les principaux engagements que le Regroupement avait pris au cours de cette année. Précisons immédiatement, que ces engagements se sont poursuivis en 94-95, notamment au sujet de notre première priorité du moment qui était de nous engager dans les préparatifs du troisième plan d'action du gouvernement du Québec en matière de politique familiale.

Représentations sur la Table des organismes familiaux du 3e plan d'action.

En fait, nous avons poursuivi cet engagement de façon assidue puisque nous étions présents aux dix rencontres à la Table des organismes familiaux est l'une des partenaires du 3e plan. Vous vous rappelez sans doute que le Regroupement et ses organismes membres ont pris 38 engagements dans ce troisième plan qui en compte en totalité plus de 400 et dont près de deux cents proviennent de la Table des organismes familiaux. Le suivi que nous devons donner à ces engagements est à se concrétiser puisque la Table des organismes familiaux a repris ses rencontres mensuelles à la fin de septembre dernier. Nous sommes déjà entrés en communication avec certains d'entre vous au cours des dernières semaines pour faire le point à ce sujet. En parlant de ce 3e plan d'action, Je vous rappellerai qu'il a été déposé par la ministre Pauline Marois, le 15 mai 1995 au cours de la Journée internationale de la famille. Le regroupement était présent à cette activité ainsi qu'au forum sur la famille tenu à Québec en février dernier.

Nous avions comme seconde priorité de travail en 93-94, priorité que nous avons aussi poursuivie en 95, notre collaborations auprès des six comités provinciaux suivants :

Représentations sur les comités

1. La (première) Semaine québécoise de la famille

Le Regroupement s'implique dans ce comité de façon important depuis qu'après y avoir été représenté par le secrétaire du conseil d'administration Richard Sarrasin, il l'est maintenant par moi-même, présidente du Regroupement à titre de présidente de la Semaine québécoise de la famille. De plus, un ancien membre du conseil d'administration, Richard Martin, assure l'exécutif de la Semaine. Je suis donc la personne-ressource pour ce comité et suis en mesure de vous donner des informations à ce sujet.

2. Le Comité du prix de la famille pour les médias

Encore là, nous avons poursuivi notre participation d'abord en la personne de Monique Dostie –Cliche, puis avec André Thouin, membre du conseil d'administration. C'est donc à lui que vous pouvez demander des informations supplémentaires sur le développement du prix médias.

3. Le Conseil d'orientation et de la coordination de la recherche sur la famille.

Le troisième comité qui apparaissait dans nos priorités93-94 et qui appelle encore notre collaboration en 95-96 est le Conseil d'orientation et de coordination de la recherche sur la famille, Conseil qui a son siège social à Trois-Rivières. Vous avez probablement entendu parler du troisième symposium de la recherche sur la famille tenu à la fin d'octobre dernier, symposium organisé par le Conseil.

La personne-ressource du Regroupement sur ce conseil est notre vice-président secrétaire Richard Sarrasin. Rappelons avant de clore sur ce sujet qu'à notre connaissance au niveau de la recherche, c'est le seul Conseil qui compte des familiaux parmi ses membres directeurs. Trois directeurs dont deux du Regroupementsoit Monique Bourbeau de Parents-Secours du Québec et Richard Sarrasin du Regroupement siègent à ce conseil de recherche.

4. Le comité de la Commission des écoles catholiques de Montréal

Dans le même ordre d'idée, c'est-à-dire la représentation du Regroupement sur des comités nationaux ou d'organismes, citons un quatrième comité celui de la Commission des écoles catholiques de Montréal relativement à la question interculturelle. A succédé à madame Renée Condé-Icart de notre conseil d'administration et à madame Sonja Susnjar, nos représentantes depuis 1991 à ce comité madame Merlaine Brutus de l'organisme membre le Groupe d'entraide cousin kouzin'. Madame Brutus est la personne-ressource du Regroupement sur ce comité de la CECM.

5. Nous avons également poursuivi notre participation à un Comité ressources-famille de Centraide Montréal par l'entremise de notre vice-président secrétaire Richard Sarrasin qui a également siégé au conseil d'administration de l'un de nos organismes membres, la Maison des grands-parents de Villeray, assurant par 1à notre intérêt concernant les personnes aînées.

6. Le comité du financement des organismes familiaux.

Enfin, je citerais au niveau de la représentation du Regroupement à deux autres organismes dont nous sommes devenus membres au cours de la dernière année. Il s'agit du Conseil Québécois de développement social et du nouveau Mouvement des services de garde de qualité du Québec dont la création a été initiée par deux de nos organismes membres 1'Association des services de garde en milieu scolaire du Québec et Concertation inter-régionale des garderies du Québec.

Pour clore ce chapitre de la représentation du Regroupement, je vous ferai grâce d'énumérer nos nombreuses relations avec le Secrétariat à la famille, le Conseil de la famille, avec la Direction de la santé publique, le ministère lui-même de la Santé et des Services sociaux, le bureau de la ministre responsable de la Famille, madame Pauline Marois. Nous avons tenté d'être présents partout où notre présence était désirée et nous avons assuré cette présence également auprès de vous, organismes membres, chaque fois qu'il nous était possible de le faire.

7. Le comité provincial sur le financement des organismes communautaires familiaux

Ce comité a été créé par le regroupement des organismes familiaux : La Fédération des unions de Familles (FUF), la Confédération des organismes familiaux (COFAQ), la Fédération des associations de familles monoparentales du Québec (FAFMQ) et le Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec (RIOPFQ), il y a un an et demi. Plusieurs rencontres ont été tenues en 1993-1994 et quelques unes se sont poursuivies en 1994-1995. S'appuyant sur l'avis présenté par le Conseil de la famille, le comité désirait qu'à l'intérieur du Service de soutien aux organismes communautaires (SOC) du ministère de la Santé et des Services sociaux, on retrouve une classification famille. Les responsables du SOC ont été rencontrés. À date, nous n'avons pas encore obtenu cette classification. Il Faut dire toutefois, pour nous consoler, que nous avons obtenu lors des subventions gouvernementales du printemps dernier, une autre demande que nous formulions depuis des années, soit celle d'une accréditation de subvention pour trois ans. C'est là toute une amélioration au statut précaire que nous vivions avec les subventions annuelles possiblement non récurrentes.

Le comité de financement reprend ses activités le 6 décembre prochain et rappelons qu'encore là le travail de ce comité se rattache a la mesure 4.4.2 du troisième plan d'action qui s'énonce “ Poursuivre le travail de concertation avec les organismes familiaux, le MSSS et les régies régionales en vue de la mise en place d'un secteur organismes familiaux au sein du programme de soutien aux organismes communautaires et d'un financement adéquat de la vie associative des organismes familiaux et des organismes et des projets en découlant ”.

Représentations par nos mémoires

1. L'aide juridique

Vous vous souvenez sans doute qu'à 1'été dernier il était question de la révision de l'aide juridique. Cette révision du ministère de la Justice nous apparaissait néfaste pour une grande partie de la population, notamment dans le cas des familles monoparentales. Nous avons donc rejoint une coalition d'organismes communautaires qui s'élevaient contre l'adoption légale de nouvelles mesures proposées. Notre secrétaire a participé aux rencontres de ces groupes et a aussi rencontré le Barreau, les opposants au document ministériel, et par la suite, nous avons demandé au ministre de la Justice, monsieur Paul Bégin de désigner une commission parlementaire à ce sujet. Monsieur le Ministre a, pour le moment, remis le projet en attente.

2. Le virage ambulatoire

Nous avons produit un mémoire au cours du mois de mai à la Régie régionale MontréalCentre sur le document concernant le virage ambulatoire dans le domaine de la santé et des services sociaux. Dans ce mémoire, nous attirons l'attention sur les conséquences que pourrait avoir le virage ambulatoire sur les organismes communautaires, notamment dans le domaine de la santé mentale où les ressources alternatives d'ailleurs sont peu développées.

3. Incertitude face au Conseil de la famille et du Secrétariat à la famille

Une lettre que nous pourrions associer à un mémoire a été envoyée la semaine dernière à madame la ministre Pauline Marois relativement à1'état d'incertitude que nous avons constaté comme un fait existant au Secrétariat à la famille et au Conseil de la famille. Dans les deux organismes que nous jugeons essentiels au développement de la politique familiale, nous trouvons présentement une situation stagnante, au Secrétariat par la coupure de postes, au Conseil par les nominations retardées de nouveaux membres au Conseil d'administration de l'organisme. (Copie en annexe)

Nos sessions publiques en 94-95

Depuis notre dernière assemblée générale annuelle tenue en novembre 94, nous avons tenu six sessions publiques avec nos organismes membres. L'enfance était de nos préoccupations lors des deux premières sessions tenues le 8 décembre 94 et le 19 janvier 95.On se rappelle les trois rencontres tenues en mai et juin dernier portant sur les objectifs du Regroupement et auxquelles rencontres ont participé trente-cinq organismes membres, soit plus de 50% de nos membres. Ces rencontres faisaient suite à un voeu émis par l'assemblée générale annuelle de novembre 94.

Comme sommaire de ces dernières rencontres la finalité du Regroupement, on peut déduire que les objectifs initiaux du Regroupement adoptés lors de sa création en en 1983 ont tous été reconduits. Une trentaine de propositions ont été apportées et dix d'entre elles considérées comme majeures ont été retenues par le Conseil, il s'agit de :

  1. Respecter notre orientation majeure : la politique familiale
  2. Intégrer l'ensemble de nos activités dans une continuité relative au mieux être des familles
  3. Faire figure de leadership en matière de politique familiale
  4. Organiser avec les organismes membres des rencontres où les informations seraient privilégiées
  5. Être l'instrument de concertation et de solidarité pour les membres
  6. Tenir des rencontres ad hoc pour les membres ayant des problèmes communs
  7. Poursuivre notre implication dans le domaine de la recherche sur la famille
  8. Poursuivre le dialogue interculturel en matière de politique familiale
  9. Se préoccuper des grands-parents comme artisans de la politique familiale
  10. Agir auprès des pouvoirs publics pour réclamer le support aux familles et à leurs organisations.

Comme on peut le constater ces propositions ne visent pas à modifier les objectifs du Regroupement qui sont :

* de regrouper les organismes familiaux et les groupes à intérêt familial

* d'effectuer toute recherche concernant la famille

* d'informer ses membres et de leur fournir de la documentation

* d'agir auprès des pouvoirs publics et des médias pour promouvoir les intérêts des familles.

Les 10 propositions que nous avons retirées de nos rencontres se situent plus dans l'ordre des moyens à utiliser pour rejoindre nos objectifs. Ainsi, la semaine dernière, nous avons tenu une assemblée publique qui a regroupé 25 organismes membres et dont le sujet pouvait se référer à la sixième proposition qui est celle de tenir des rencontres ad hoc pour les membres ayant des problèmes communs.

Or, cette rencontre tenue la semaine dernière visait à faire connaître aux organismes communautaires l'ensemble des projets de financement auxquels ils pouvaient faire application. Six personnes ressources provenant d'autant de secteurs différents animèrent la rencontre, nommons : les projets de Développement de l'emploi et des articles 25, d'Emploi et Immigration Canada; les subventions de Centraide; les programmes de Santé et Bien être social Canada; les programmes d'aide sociale de la Ville de Montréal : le Service aux organismes communautaires de la Régie régionale de Montréal Centre; le Fonds famille du Secrétariat à la famille.

Ce genre de réunion portant davantage sur la vie interne de nos organismes membres fut bien accueillie puisque 42 personnes y assistèrent. On pourra reproduire au cours de la prochaine année ce type de réunion.

Notre planification 93-94 prévoyait un plus grand nombre de réunions publiques dans le domaine de l'enfance. Malheureusement, le dernier projet important que nous avons eu se terminait en février 94 et notre personnel de secrétariat très limité, comme vous le savez, n'a pu que faire face aux obligations pressantes telles les trois rencontres relatives aux objectifs du Regroupement ainsi qu'aux autres demandes du Conseil ou aux événements divers nécessitant l'attention du Regroupement. L'un de ces événements fut sans aucun doute, le déménagement au premier août dernier. Nous répondions par 1à à une autre proposition formulée par 1'Assemblée générale annuelle de novembre 94.

L'opération déménagement préparée avec soin nous fera réaliser une économie d'au moins 15,000$ annuellement, ce qui dans les circonstances difficiles que vivent actuellement les organismes communautaires, n'est pas à dédaigner.

Perspectives de travail 95-96

La représentation que doit assurer le Regroupement vers la place publique et sur les comités que j'ai désignée au début de ce rapport d'activités doit évidemment se poursuivre. Quant au programme de sessions publiques de contenu en matière de politique familiale, programme qu'annuellement nous développons avec plus ou moins de réussite selon que nous obtenons ou pas du personnel de projet, vous sera soumis dans un moment. Il s'agit du plan d'action 95-96 accepté par le Conseil à la réunion du 6 novembre dernier. Ce plan d'action origine du travail d'été préparé par Emmanuel Martinez du projet Placement Carrière, anciennement Défi étudiant, obtenu en mai 95. Monsieur Martinez, avec l'appui du Secrétariat, a préparé un ensemble de sessions publics, revus et bonifié par le Conseil d'administration au cours d'une assemblée spéciale tenue le18 septembre et par la suite à son assemblé régulière tenue le 6 novembre dernier. Nous y reviendrons dans un moment.

J'aimerais avant de terminer ce rapport vons faire part d'une réflexion qui m'habite sérieusement depuis quelque temps et qui à l'occasion de la rencontre du 6 novembre avec les personnes ressources de différents projets, m'a convaincue de l'urgence de vous en faire part : il s'agit de la représentation du monde familial auprès des Régies régionales et en premier lieu de celle de Montréal Centre. Comme vous le savez, la décentralisation des argents du provincial, soit du service de Soutien aux organismes communautaires (le SOC) aux régies régionales pour les organismes régionaux et locaux, est chose maintenant faite. Or, qui regroupe les familiaux auprès de la Régie régionale de Montréal ?Personne d'après la représentante aux services communautaires à cette régie. Si nous désirons que la famille soit reconnue ainsi que ses organismes de représentation, il faut qu'on leur donne des moyens financiers appropriés. Les projets de financement proviennent pour une bonne partie des régies, il faut donc être 1à. Je réfléchis à ce sujet et vous prie de me faire connaître vos réflexions et ce, dans le plus bref délai possible.

Comme toute présidente “ bien élevée ”, j'aimerais en terminant remercier les membres du Conseil qui ont répondu à mon appel au cours des neuf rencontres que le Conseil a tenues depuis novembre 94. J'aimerais également remercier les membres du secrétariat qui ont su m'épauler durant ces trois cent soixante-cinq jours derniers. Merci également à vous tous : qui croient à la famille du Québec.

Denise T. Casimir présidente